Texans 2015 : la preuve par trois

dimanche 4 septembre 2016
par  Tili
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En 2015, le coordinateur Roméo CRENNEL vit sa deuxième saison avec l’équipe. Une familiarité qui le rend certainement plus à l’aise dans l’appel des jeux, et qui explique sans doute les progrès. La défense s’appuie d’abord sur la terreur J.J. WATT. Beaucoup de choses dépendent de lui. L’attention qu’il suscite libère ses partenaires. Son agressivité joue parfois des tours aux siens : il arrive que sa tendance à pénétrer nuise au contrôle des intervalles incombant à un defensive end de 3-4. Un point faible exploité à l’occasion, notamment par les Chiefs en Wild Card, qui ne se privent pas pour le cibler. Le renfort de Vince WILFORK paye. Le nose tackle vétéran alourdit le centre de la ligne. Il facilite le travail contre la course ; le groupe mature dans ce domaine par rapport à 2014. Derrière se tient le middle linebacker Brian CUSHING. Bien qu’éloigné de sa forme optimale, il recouvre peu à peu son influence. À ses côtés, l’outside linebacker Whitney MERCILUS profite des espaces pour se révéler et justifier les espérances à son sujet. Contrairement à Jadeveon CLOWNEY, censé évoluer à l’opposé mais qui lutte toujours pour rester sur la pelouse. De septembre à décembre se succèdent éclairs de fulgurance et relative banalité pour le onze. Dans les annales, une défense commune dans sa globalité, qui tire néanmoins son épingle du jeu à certains égards, à l’image des Jets. Le trois sied à ravir aux Texans 2015. Troisièmes dans plusieurs catégories statistiques (yards à la passe, yards dus aux sacks…), troisième titre de division décroché, troisième qualification en playoffs obtenue... C’est notamment vis-à-vis de ce chiffre qu’ils marquent l’histoire.

 

 

TROISIÈME TENTATIVE

La troisième tentative est une situation capitale où se décide l’avenir d’un drive. Elle exprime avec quelle efficacité une defense sort du terrain. Sa mesure se veut rarement trompeuse quant à la qualité d’une escouade, à moins que celle-ci soit tellement mauvaise que l’attaque ait juste besoin d’un ou deux downs pour collectionner les premières tentatives. Les Texans accordent 4963 yards (3ème), entre 25.0 (Pro Football Reference) et 25.29 (Football Outsiders) yards par drive (2ème dans selon chaque éventualité) et 281 premières tentatives (3ème). Preuve qu’ils savent limiter rapidement les avancées. Disponible depuis 1991, la statistique concerne 773 défenses. Deux données interpellent. La première concerne le pourcentage de conversion.

Une sixième place, en dépit du fait que les opposants obtiennent 214 opportunités. Les Texans sont les troisièmes plus testés de ce top 10, derrière Raiders 1998 et Ravens 2003. La seconde donnée concerne la somme des conversions.

Houston recule de quelques rangs, sans pour autant s’expatrier du top 10. Une performance remarquable, surtout qu’ils sont ici les deuxièmes plus testés, toujours derrière les Raiders 1998. Dans un cas comme dans l’autre, la productivité se maintient pendant deux quart-temps et demi contre les Chiefs en playoffs, jusqu’à la sortie sur blessure de J.J. WATT.

 

DÉFENSEUR DE L’ANNÉE

Malgré une copie moins aboutie que la précédente à cause de soucis physiques, le visage de la franchise possède assez de marge pour demeurer le plus dominant de son côté du ballon. La compétition ne manque pourtant pas. Quatre concurrents réalisent leur meilleure saison en carrière au sein de forts groupes. Le defensive tackle des Rams Aaron DONALD est sûrement le lineman référent après le Texan ; dommage que les résultats collectifs ne réfléchissent pas son excellence. Le middle linebacker des Panthers Luke KUECHLY est davantage en vue qu’en 2013 quand il est élu défenseur de l’année, cependant il affiche un handicap rédhibitoire de trois matchs manqués. Le defensive back des Cardinals Tyrann MATHIEU séduit par sa polyvalence ; sa fin de saison prématurée l’exclut d’office des prétendants. Le cornerback des Panthers Josh NORMAN vole la vedette à Richard SHERMAN dans le registre spécialiste de la zone (et de la bouche), même s’il lève le pied sur la fin. Parallèlement, l’Orange Crush règne, sans qu’aucun élément ne se distingue réellement. À l’issue d’un exercice où il devient le septième à mener la ligue aux sacks à deux reprises (personne ne l’a encore fait trois fois), J.J. WATT s’adjuge son troisième trophée de défenseur de l’année. Il intègre deux cercles prestigieux dans lesquels ne figurent que des légendes. Il se détache chez les multiples lauréats du sésame.

À noter qu’il est le quatrième décoré deux fois d’affilée après Deacon JONES, Dick BUTKUS et Lawrence TAYLOR. Par ailleurs, le Giant triple la mise en six ans, tandis que le pensionnaire de Houston y parvient en cinq. Une prouesse synonyme de siège à la table de ceux avec au moins trois palmes individuelles majeures, parmi MVP, défenseur de l’année (« DPOY »), MVP du Super Bowl (« SBMVP ») et rookie défensif de l’année (« DROY »).

La liberté dont il jouit l’autorise à s’aligner où bon lui semble dans les tranchées, pour exploiter ses capacités au maximum. Ceci afin de profiter des duels avantageux et des talons d’Achille en face. Une propension qui fragilise parfois sa troupe en brisant sa structure, puisque ses mouvements impliquent que ses partenaires s’ajustent. Ce qui les place parfois à des endroits où ils se trouvent en difficulté.

 

QUELLES PERSPECTIVES POUR 2016 ?

Rééditer une telle prestation en troisième tentative s’annonce utopique. Pour compenser la baisse escomptée, il existe trois compartiments dans lesquelles la machine doit se perfectionner pour maintenir voire hisser son rendement. Premièrement, en zone rouge. 56.41 % (15ème), autrement dit plus de la moitié des voyages de l’assaillant dans les 20 derniers yards se concrétisent par un touchdown. Deuxièmement, en quatrième tentative. 58.33 % (25ème) à 7 sur 12, autrement dit elle saisit peu les chances d’arrêter les drives ambitieux et/ou désespérés. Troisièmement, en matière de turnovers (interceptions et fumbles recouverts) par drive. La quantité brute convenable (25, 12ème) apparaît insuffisante rapportée au nombre de séries (0.114 par drive, 22ème). Trois secteurs directement reliés au tableau d’affichage. En zone rouge, transformer un touchdown en field goal voire en ballon récupéré vaut de l’or. Avorter les drives sans perdre la position en raison du coup de pied, kick ou punt, s’avère aussi précieux ; surtout si cela procure un terrain court aux coéquipiers. La défense peut aider le reste de l’équipe, l’inverse se vérifie également et devient nécessaire. Elle débute ses drives sur ses 29.3 yards en moyenne, soit l’un des cinq pires emplacements de départ. En cause, une attaque qui peine à avancer immédiatement (beaucoup de three-and-outs), loin (peu de yards par drive) et longtemps (durée moyenne de possession dérisoire), ainsi que des unités spéciales déficientes. En conséquence, les protégés de Roméo CRENNEL sont surexposés : 198 drives d’après Pro Football Reference, 193 d’après Football Outsiders, 29ème volume le plus élevé dans les deux cas. Au mépris de cette abondance, ils terminent 1ers aux drives sans point avec 137. Et 5èmes aux drives avec points avec 54, à uniquement 4 unités de la tête occupée par les Chiefs, sollicités une quinzaine de fois en moins.
Efficience similaire côté forces, embellie sensible côté faiblesses, exposition réduite… Le niveau de production hypothétiquement atteignable laisse rêveur.

Concrètement, cinq facteurs concourront ou non à modeler la fiction en réalité :
> Stabilité. En 2015, l’attaque constitue un poids. Quatre quarterbacks différents prennent les rennes. La signature de Brock OSWEILER est supposée remédier à ce problème.
> Opérationnalité. En 2015, les débuts sont poussifs. Il serait préférable de démarrer 2016 en trombe, d’autant que la nouvelle attaque risque de fonctionner tardivement.
> Régularité. En 2015, la défense monte en puissance au fil des semaines. Elle connaît un mois de novembre (quatre matchs, dont deux face à des poids lourds offensifs) et une fin de saison (trois matchs, contre de modestes rivaux de division) formidables. L’ensemble se voit toutefois entrecoupé par des rencontres délicates, faisant d’elle la plus inconstante.
> Santé. Jadeveon CLOWNEY quittera-t-il durablement l’infirmerie ? Brian CUSHING retrouvera-t-il enfin l’intégralité de ses sensations ? Combien de temps Vince WILFORK rendra-t-il encore service ? L’opération au dos de J.J. WATT l’entravera-t-elle ? Voici l’interrogation fondamentale. La pierre angulaire peut raisonnablement briguer son quatrième prix de défenseur de l’année et alors occuper seul le trône au palmarès. S’il réussit, il y a d’importantes probabilités que son activité entraîne tout le monde dans son sillon. Comme d’habitude.
> Continuité. En 2016, dix des onze titulaires effectueront leur retour. L’effectif abrite quatre tauliers fournisseurs d’actions décisives (le cornerback Jonathan JOSEPH, Whitney MERCILUS, J.J. WATT et Vince WILFORK), un capable de rejoindre cette caste (Brian CUSHING) et trois espoirs aptes à s’affirmer comme pièces essentielles (Jadeveon CLOWNEY, le cornerback Kevin JOHNSON et le linebacker Benardrick McKINNEY). En revanche, la couverture suspecte des safeties représente une véritable zone d’ombre. Au final, cela donne quand même sur le papier une secondary composée de cornerbacks solides en homme et un front seven d’impact. En outre, il s’agit de la troisième campagne dans le même système. Jusque-là, chaque année apporte sa part d’améliorations.
De quoi s’attendre à ce qu’un cap soit franchi. L’escouade se classe dans le top 8 des meilleures en 2015 ; le top 5 voire 3 paraît amplement et légitimement envisageable.

 

 

Tantôt conquérante, tantôt apathique, la défense des Texans souffle le chaud et le froid en 2015. Dans ses mauvais jours, elle ressemble à celle des Saints. Dans ses bons, elle imite celle des Broncos. Son parcours aux allures de montagnes russes ne l’empêche pas de se démarquer d’un point de vue historique, collectivement en troisième tentative et individuellement niveau récompense. Hélas, en Wild Card, elle échoue du mauvais côté de l’exploit. L’équipe subit le premier shutout des playoffs depuis dix ans et le NFC Divisional Giants contre Panthers, mettant de la sorte un terme à la plus longue disette connue par les joutes éliminatoires depuis leur création en 1933. La débâcle reflète à merveille la saison de Houston. Unité défensive vaillante, qui limite la casse tant que possible, qui plie sans son meneur incontesté même s’il ne pèse pas comme à l’accoutumée, qui craque suite aux offrandes répétées de son attaque indigente. L’horizon 2016 comporte sa dose de promesses pour une aventure plus poussée en janvier. À ce dessein, d’autres défis liés au chiffre trois attendent. En effet, poursuivre et valider la progression défensive entamée en 2014 s’avère primordial et permettrait une passe de trois significative pour la franchise. Trois, comme le record de saisons positives consécutives en cas de bilan à 9 victoires minimum. Trois, comme le total de succès en playoffs qu’atteindra la jeune organisation si elle y passe un tour. Trois, tout simplement comme les ans à la barre pour le staff technique de l’entraîneur Bill O’BRIEN, un cycle dont la troisième année porte donc énormément d’espoirs.



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