Football Américain et NFL : L’actu de la NFL en français et France depuis 1998, ces 60 derniers jours



jeudi 15 février 2018

  • Tom Brady : sa déclaration Instagram après la défaite

    Vendredi dernier, Tom Brady a posté un message sur son compte Instagram après avoir pris 4 jours de réflexion suite à la défaite des New England Patriots lors du Super Bowl LII.

    Il m'a fallu quelques jours pour réfléchir à notre défaite au SB et à la bonne saison de notre équipe. Il y a beaucoup d'émotions quand vous arrivez en deçà de votre objectif. Et elles font toutes parties de l'apprentissage de la vie. L'apprentissage transforme tout en positif. Et le sentiment numéro un que j'ai eu les 4 derniers jours est la gratitude. Gratitude envers mes coéquipiers pour l'incroyable effort fourni durant toute la saison, peu importe les défis auxquels nous avons été confrontés.

    Gratitude envers mes entraîneurs pour l'effort et le sacrifice qu'ils font pour nous mettre les joueurs dans la meilleure position pour gagner.

    Gratitude envers l'organisation des NEP pour nous avoir soutenus dans notre parcours difficile.

    Gratitude envers l'équipe et l'organisation des Eagles de Philadelphie pour avoir fait ressortir le meilleur de nous-mêmes et être des gagnants élégants (et de les féliciter pour avoir remporté le championnat).

    Gratitude envers nos fans qui se sont présents chaque semaine pour nous encourager et consacrent leur temps, leur énergie, leur amour et leur soutien à nos objectifs.

    Et gratitude envers ma famille et mes amis qui continuent d'aimer et de soutenir mes rêves.

    Merci à tous. Je vous aime tous.

    Le meilleur,
    Tom

    Dans 7 mois, Brady débutera sa 19e saison pro et les Pats sont d'ores et déjà les favoris pour le Super Bowl 53e du nom. Il devrait faire tomber quelques records pour un QB. Il aura 41 ans.

    [lié à Patriots 33 - 41 Eagles]

jeudi 8 février 2018

  • Les Eagles paradent et Jason Kelce fait le show

    Ce qu'il y a de bien à avoir un nouveau vainqueur du Super Bowl, c'est l'ambiance, la ferveur et le côté déjanté de certains joueurs lors de la parade. Les Eagles ont vécu la leur mardi et ils se sont lâchés, la palme revenant à Jason Kelce qui, dans un costume extravagant et complètement survolté, nous a gratifiés d'une tirade sur les Underdogs (outsider).

    Plus tôt déjà, il avait déjà bu une canette de bière et chanter avec des fans.

    Donc si vous avez un fils de 15 ans qui ressemble à l'ado à gauche, sachez qu'il n'est pas exclu qu'il devienne l'adulte à droite.

    Pas mal non plus, Chris Long dans son manteau en fourrure avec sa ceinture de champion !

    Même la police de Philly s'en mêle ! 

    [lié à Patriots 33 - 41 Eagles]

  • Josh McDaniels, le choix insensé

    Le coordinateur offensif des New England Patriots, Josh McDaniels, a donc finalement tourné le dos à l'accord de principe qu'il avait avec les Indianapolis Colts et leur GM Chris Ballard pour devenir leur nouvel head coach. Il lui a annoncé mardi à 19h, après avoir rencontré dans la matinée Bill Belichick, le propriétaire Robert Kraft et le président Jonathan Kraft, provoquant la stupeur dans le monde de la NFL.

    Tout était prêt. Le contrat était juteux, l'opportunité attendue depuis longtemps par l'assistant coach. Mais il n'a pu se résoudre à quitter une organisation pour qui il a travaillé 14 de ses 17 saisons en NFL. Ou plutôt, les Patriots ont su le persuader. A 65 ans, Belichick pourrait diriger une dernière saison la franchise 5 fois vainqueurs du Super Bowl et McDaniels serait alors l'élu pour lui succéder.

    Les conséquences

    Cette décision ferme probablement définitivement toutes les chances de McDaniels d'être à nouveau un head coach en NFL en dehors des Patriots. Pour rappel, son expérience chez les Broncos avait tourné court et il n'avait plus eu d'opportunité depuis malgré quelques auditions ici ou là.
    Par ailleurs, des assistants coachs comme Matt Eberflus ont déjà été recrutés par Ballard pour rejoindre McDaniels et se retrouve subitement sans patron. Enfin, son propre agent Bob LaMonte, qui est aussi celui de Ballard, a condamné sa décision et a mis fin à leur relation.

    Les réactions

    Sans surprise, la stupéfaction prédomine et les critiques font rage. La charge la plus féroce vient probablement de Charlie Weiss, le coordinateur offensif des Patriots jusqu'en 2004, qui qualifie d'incroyable ce choix :

    Chacun qui est dans une position de prendre une décision peut le faire égoïstement parce qu'au bout du compte, c'est sa vie. Mais quand tu es un head coach, cela affecte beaucoup de vies. Ce n'est pas seulement la tienne. C'est chaque assistant que tu recrutes, chaque personne que tu recrutes et leurs familles. Ils sont tous concernés. Parce que ces personnes qui étaient pressenties pour quitter New England avec lui, ont aussi prévu de déménager. C'est juste incroyable, vraiment, incroyable.

    Pour l'ancien receveur star des Colts Reggie Wayne, les Colts ont vraiment le sentiment d'avoir été trompés par McDaniels.

    D'autres réactions sur Twitter :

    L'ex head coach des Colts Tony Dungy

    Le linebacker des Colts John Simon

    Le free safety des Colts Darius Butler

    La recherche reprend pour Ballard et les coachs. Deux noms viennent : Leslie Frazier, le DC des Bills, qui a déjà gagné un Super Bowl avec les Colts et connait bien Jim Irsay ; Frank Reich, l'OC des Eagles, fraichement champions du Super Bowl.


lundi 5 février 2018

  • Eagles : les réactions après la victoire

    Il est difficile pour les joueurs de trouver les mots après une telle performance. Certains d'entre eux sont parvenus à répondre aux questions des journalistes malgré l'émotion. Entre rires et larmes, voici les réactions des Eagles à chaud. 

    LeGarrette Blount était l'un des premiers à répondre aux médias. Il a eu une pensée pour Cooks et lui souhaite un prompt rétablissement mais tient à rappeler que cette soirée est celle des Eagles et qu'il faut avant tout penser à eux à leur victoires ! 

    Nelson Agholor avait pour mot d'ordre : l'amusement. Il a insisté sur ce fait après la rencontre : nous nous amusons dans cette équipe, dans cette attaque. Quel que soit le quarterback, nous devons exécuter et nous l'avons fait aujourd'hui. Mais cette saison, on a pas arrêté de s'amuser et ce fût encore le cas aujourd'hui ! 

    Jason Kelce était par contre tout particulièrement ému par cette victoire. Il n'a pas fallu longtemps avant de voir les larmes monter aux yeux du numéro 62. Un titre qu'il attendait, que son équipe mérite et qui apparemment lui tient particulièrement à coeur. Il en rêvait encore hier, et voilà que ce rêve est devenu réalité ! Un sentiment unique pour le lineman offensif. 

    Jay Ajayi savourait cette victoire et ironisait sur la plus que probable folie ambiante à Philadelphie ! J'espère simplement que la ville n'est pas en train de brûler . On sait que ces supporters attendaient ce titre depuis toujours.

    Pour Brandon Graham, auteur du sack décisif et héro du jour à Philadelphie, tout était une question de temps. On était toujours un rien en retard pour sacker Brady. Mais on savait que cela allait être compliqué de l'atteindre. Alors quand l'occasion s'est présentée, j'ai remporté mon un contre un face au lineman et je suis parvenu à provoquer ce fumble. J'ai croisé les doigts pour qu'un de mes coéquipiers passent par là et ce fut le cas.

    [lié à Patriots 33 - 41 Eagles]

  • Au bout du suspense, les Eagles arrachent leur premier titre !

    Les Eagles et les Patriots nous ont offert un véritable feu d'artifice offensif ce dimanche à Minneapolis ! Nick Foles a été parfait dans son rôle et Tom Brady n'a pas su réaliser un miracle de plus lorsque l'occasion s'est présentée. Un match où les défenses n'ont pas été capable de prendre le dessus mais qui s'est joué sur un big play défensif pour la décision finale. 

    Le film du match

    1er quart-temps

    Après un premier drive durant lequel l'attaque des Eagles a été efficace en troisième tentative, c'est Jake Elliott qui ouvre le score sur un FG de 25 yards. Eagles 3-0 Patriots. Les hostilités sont lancées ! Et la réponse ne se fait pas attendre, Brady emmène son équipe en redzone mais lui aussi se casse les dents à quelques yards de la endzone ! Stephen Gostkowski égalise d'un FG de 26 yards. Eagles 3-3 Patriots. 

    La tendance se confirme et les défenses prennent l'eau. Eric Rowe, qui remplace Malcolm Butler (que Belichick a préféré garder sur le banc pour ce match), est visé très régulièrement et perd ses duels. C'est sur l'un de ces duels qu'Alshon Jeffery marque le premier touchdown de la rencontre sur une passe de 34 yards de Nick Foles. Elliott manque la transformation. QT1 2:34, Eagles 9-3 Patriots. 

    2e quart-temps

    Après un nouveau drive rondement mené, Brady ne parvient pas à conclure et rien ne s'arrange sur la tentative de field goal : mauvais snap et Stephen Gostkowski  voit son coup de pied heurter le poteau. Deux jeux très positifs pour les Eagles... après ça....

    Brandin Cooks prend un énorme tampon au casque de Malcom Jenkins. Sans surprise, le receveur ne reviendra pas sur le terrain après être resté au sol de longues secondes. 

    Les choses ne vont pas en s'arrangeant pour la franchise de Robert Kraft. Après une passe d'Amendola non réceptionnée par Brady (vous lisez bien), la 4e tentative et 5 yards n'est pas convertie. Les Patriots rendent la possession aux Eagles. Des Eagles qui n'en demandaient pas tant... 

    Qui d'autre que LeGarrette Blount pour aller poignarder les Patriots sur une course de 21 yards ? La conversion à 2 points est manquée. Des points perdus qui auraient pu coûter cher au décompte final. Eagles 15-3 Patriots

    Les Patriots sont alors menés de 12 points. En cas de victoire, ce sera le deuxième plus gros déficit pour une victoire dans un Super Bowl !

    Les Patriots se relancent bien, Rex Burkhead convertit une screen pass en un gros gain. Mais une fois de plus la conclusion n'est pas là. Néanmois, les trois points sont malgré tout là et les Patriots reviennent à neuf unités.

    Stephen Gostkowski réduit l'écart d'un FG de 45 yards. QT2 7:29, Eagles 15-6 Patriots

    Alors que Foles donne l'impression de marcher l'eau et d'être absolument inarrêtable, il est finalement intercepté sur une balle mal contrôlée par Alshon Jeffery  ! C'est Duron Harmon qui passait par là et qui en profite. 

    Les Patriots profitent de ce momentum pour revenir au score. James White marque sur une course de 26 yards ! Mais Gostkowski manque à son tour le PAT ! Eagles 15-12 Patriots

    Les Eagles n'ont que deux minutes pour opérer avant la pause mais c'est bien suffisant pour cette attaque qui survole la rencontre. Corey Clement réalise une belle course de 55 yards !

    En troisième tentative, Foles cherche Jeffery mais Stephon Gilmore intervient. Les Eagles jouent le tout pour le tout plutôt que de prendre le FG de 19 yards. Et cela leur sourit : les Eagles scorent sur un trick play Patriotesque ! Passe de Trey Burton pour Foles. Un play similaire à celui manqué par les Patriots quelques minutes plus tôt. Score à la pause : Eagles 22-12 Patriots

    Pour la première fois de l'histoire du Super Bowl, les deux équipes ont plus de 300 yards à la pause. Les deux quartberback ont lancé pour plus de 200 yards et un touchdown a été réceptionné par... un quarterback ! Autant dire que cette première est historique en plus d'être spectaculaire.

    Une deuxième mi-temps encore plus... Foles

    3e quart-temps

    Retour des vestiaires, les Patriots reviennent avec d'autres intentions et il ne leur faut pas trois minutes pour aller trouver la endzone. ! Huit jeux, 75 yards en 2:45. Brady pour Gronk et l'écart chute à 3 points. 12:15, Eagles 22-19 Patriots

    Mais le shootout ne fait que commencer. Les Eagles ne se laissent pas impressionner, ils imposent leur jeu tant au sol que dans les airs et l'action se termine par un touchdown de Corey Clement sur une passe lumineuse de 22 yards de Foles sur 3-et-6 ! Confirmée à la vidéo par Gene Steratore, cette réception risque de faire débat. Eagles 29-19 Patriots

    Mais en face, c'est Tom Brady qui prend les choses en main ! Chris Hogan capte la passe du numéro 12 pour les 6 points. QUEL MATCH ! Les défenses annoncées comme les clés du match sont à la rue face à des attaques irrésistibles. Eagles 29-26 Patriots

    Un record offensif de plus : 955 yards gagnés avec 40 secondes à jouer dans le QT3 et c'est déjà un record pour un Super Bowl !!

    La défense a le dernier mot

    4e quart-temps

    Les Eagles recreuse légèrement l'écart. Jake Elliott passe le FG de 42 yards soit le nouveau record pour un botteur rookie au Super Bowl et les Eagles reprennent 6 points d'avance. Mais moins d'une possession d'avance cette fois. Eagles 32-26 Patriots

    Et comme ils l'ont fait depuis le retour des vestiaires, Brady et ses coéquipiers continuent de trouver les failles défensives adverses. Et c'est de nouveau Gronkowski sur une passe de Brady qui trouve la endzone ! Et les Patriots sont devant pour la première fois du match ! Ce match est absolument incroyable. Eagles 32-33 Patriots

    Mais il reste de longues minutes à jouer. Foles ne tremble pas en quatrième tentative et voit son équipe progresser et le chrono s'écouler. C'est alors qu'il trouve son tight end, Zach Ertz  dans la endzone et les Eagles reprennent l'avantage. Pour la petite histoire : Ertz est devenu un coureur après sa réception, c'est donc pour cela que le touchdown a été validé. Eagles 38-33 Patriots
    Les Pats ont 1 temps-mort et le two-minute warning.

    Un miracle avorté


    FUMBLE !! Sur le 1er sack du match, Tom Brady se fait arracher le ballon par Brandon Graham, récupéré par Derek Barnett ! Il reste 2:09.

    Jake Elliott ne tremble pas et améliore son précédent record de 4 yards (46 yards). Le FG le plus important de sa vie donne 8 points d'avance aux Eagles. QT4 1:05, Eagles 41-33 Patriots

    Brady doit réaliser un exploit unique : 91 yards en 58 secondes sans temps-mort. Possible ?

    • 1er-et-10 : passe incomplète pour Hogan :53
    • 2e-et-10 : passe incomplète pour White :48
    • 3e-et-10 : passe incomplète pour Amendola :42
    • 4e-et-10 : passe pour Amendola 1st Down après le spike :26
    • 2e-et-10 : passe pour Gronkowski pour 10y et le 1st down, :20 balle sur les 33y de NE.
    • 1er-et-10 : passe pour Gronkowski pour 17y et le 1st down, :13 balle sur les 49y de NE.
    • 1er-et-10 : passe incomplète pour Phillip Dorsett:09 balle sur les 49y de NE.
    • 2e-et-10 : Hail Mary dans la end zone pour Gronkowski, INCOMPLETE !

     

    GAME OVER ! Pas de miracle cette fois pour les Patriots. Les Philadelphia Eagles sont champions !

    En bref 

    Les Eagles peuvent savourer leur première victoire au Super Bowl au terme d'un match qui a du régaler les spectateurs. Les attaques ont dévoré ces défenses dont on parlait tant. Mais au final c'est un big play défensif des Eagles qui a donné la victoire à Philly. 

    Nick Foles est logiquement élu MVP de ce Super Bowl LII. Le back up termine la rencontre avec une fiche hallucinante : 28/43, 373 yards, 3 TD, une interception et... une réception de TD ! En face Brady a réalisé le match parfait avant de subir ce fumble : 28/48 pour 505 yards, 3 touchdowns et aucune interceptions. Soulignons que trois receveurs des Patriots terminent la rencontre avec plus de 100 yards. Blount fut l'une des clé de la réussite des Eagles, il termine la rencontre avec 90 yards sur 14 tentatives et un touchdown. Corey Clement termine la rencontre avec 100 yards de réception sur 4 réception, il est aussi un facteur important dans cette victoire historique. 

    Une nuit de records 

      Durant ce match, les équipes ont cumulé 1151 yards, un record ! Les Patriots sont la première équipe à perdre en ayant inscrit autant de points. Un match absolument inoubliable durant lequel on aura assisté à bien des surprises. Eagles, savourez ce premier sacre ! 

    [lié à Patriots 33 - 41 Eagles]

  • Les Eagles réalisent l'exploit et remportent le Super Bowl LII !

    Les Philadelphia Eagles ont mis fin à une attente qui durait depuis 57 ans en remportant leur premier Super Bowl face aux favoris, les New England Patriots, 41-33. Il ne reste donc plus que 12 équipes sans Lombardi Trophy. Nick Foles est élu MVP tandis que Tom Brady établit un record en playoffs avec 505 yards lancés. Foles est le 1er QB remplaçant à gagner un Super Bowl depuis... Brady.

    En attendant le résumé complet, retrouvez notre live tweet :

    [lié à Patriots 33 - 41 Eagles]

dimanche 4 février 2018

  • Super Bowl LII : les pronos de la rédac'

    Il ne reste que 8 heures avant le coup d'envoi du Super Bowl LII mais il n'est pas trop tard pour pronostiquer. Voici ceux de la rédaction... qui penchent largement pour les Patriots (5 vs 2).

    Blaise Colin : Patriots !

    Le football est un sport qui se joue à 11 contre 11 et à la fin c’est Bill Belichick qui gagne (sauf à Cleveland, mais bon, c’est Cleveland...). On a tendance à dire que les défenses gagnent les titres (ce qui ne s’est révélé vrai que lors d’en gros deux tiers des Super Bowls) mais celles des Patriots et des Eagles sont statistiquement trop proches pour donner l’avantage à l’une ou à l’autre. Si Carson Wentz jouait dimanche pour Philadelphie, les Eagles auraient leur mot à dire. Wentz n’est certes pas (encore) Tom Brady mais Nick Foles soutient encore moins la comparaison, surtout sous la pression du match le plus important de son inconstante carrière. Le meilleur QB l’emporte : score final 24-21 en faveur de New England.

    Grégory Richard : Patriots !

    Comme en 2004 ... les Eagles sont outsiders au moment de croiser les Pats au Super Bowl. Et pour déjouer les pronostics, les joueurs de Doug Pederson devront faire ce qu'ont fait les Giants en 2007 et 2011 : avoir une défense féroce du début à la fin. Petit bémol tout de même : la grande force défensive de Philly se trouve sur le run stop, contre une équipe des Pats qui n'a pas besoin de courir pour être dangereuse offensivement. Le pass pro est efficace, mais reste un ton en-dessous de celui des Jaguars, globalement bien maitrisé en finale de conférence AFC. Ce qui nous amène à l'autre inconnue : Nick Foles. S'il serait étonnant de voir Brady déraper dans ce genre d'événement, le numéro 9 découvre la grande finale, contre une défense loin d'être impressionnante sur le papier, mais capable de provoquer des turnovers n'importe quand. Philadelphie devrait faire bonne figure mais être un peu court sur la fin ... Comme en 2004 ...

    Thomas Savoja : Patriots !

    Je vois les Patriots s'imposer ce dimanche pour deux raisons principales. Primo je ne crois pas que Nick Foles ait la carrure nécessaire pour porter son équipe dans un match où la pression sera maximale. Secondo, l'expérience d'un Brady dans ce type de configuration reste inestimable. Enfin les deux défenses ont des atouts à faire valoir car même si les Eagles apparaissent dominateurs dans ce secteur, les Pats encaissent peu de points au final. Victoire des Pats 24-10.

    Rémy Lecomte : Patriots !

    Une fois de plus, les deux #1 seed se rencontrent au Super Bowl. Un duel entre deux équipes qui sont top 5 scoring offense & defense. L'expérience de Belichick fera selon moi la différence. Je prédis une première mi-temps compliquée pour les Patriots, avec une grosse défense des Eagles aidée par une attaque qui peut enchaîner les first downs. Mais une fois de plus, les ajustements à la pause feront la différence et je vois les Patriots l'emporter 24 - 20. 

    Pierre-François Flores : Patriots !

    J'adore les outsiders, il est tellement simple d'aimer les favoris que, s'il est confirmé, le résultat parait un peu fade. Donc ce soir, j'espère voir les Eagles réussirent l'impossible et sortir de la liste des équipes sans Super Bowl à leur palmarès. Mais voilà, mis à part les deux "anomalies" que sont les défaites des Patriots face aux Giants, New England ne perd pas le Big Game, surtout pas contre des Oiseaux. Ils sont malmenés, ils sont dominés, mais à la fin ils gagnent.
    Leurs victoires aux Super Bowls se jouent toujours sur un rien mais ce rien penche en leur faveur. Si cela était arrivé une fois ou deux fois, on pourrait parler de chance ; mais quand cela arrive 5 fois, le talent y est bien pour quelque chose.

    Belichick, Patricia, McDaniels et Tom Brady, ce quatuor va jouer sa dernière partition ensemble ce soir. Il faudra un immense Philadelphie pour les empêcher de finir en apothéose. Patriots 24, Eagles 21.

    Christophe Brulefert : Eagles !

    Nous ne présentons plus les Patriots : 5 titres en 8 participations, Brady et Belichick qui dominent tout le monde. Sauf que les Patriots ont quand même perdu 2 finales face à des Giants ultra-physiques. Or ces Eagles respectent la même formule : énorme front four défensif, très bons linebackers et les défensives backs (pourtant point faible de l'équipe ont même jouer à un très haut niveau). On peut aller jusqu'à pousser la comparaison avec les Giants de 1990.
    L'escouade offensive des Eagles (comme les Giants), court parfaitement bien avec le ballon et ne manquera de tester une défense contre la course des Patriots plus que suspecte (4,7 yards concédés par course). Foles, qui n'avait jamais pu jouer lors de la pré-saison pour blessure, a finalement trouvé son rythme et joue au même niveau qu'en 2013. Ce n'est certes pas Wentz mais il a démontré qu'il pouvait parfaitement jouer alors que personne ne donnait cher de sa peau. Il joue même aussi bien qu'Eli Manning en 2007 et 2011. 
    Foles est à l'image de ce que sont les Eagles dans ces playoffs un underdog (un outsider). Les Patriots sont donnés favoris et toutes les statistiques leur donne l'avantage. Cela dit ces playoffs nous ont appris une chose : ne jamais parier contre les Aigles. Alors qui va gagner dimanche ? Brady pour un sixième titre ou les Eagles pour leur premier depuis 1960 ? Je prédis une surprise : Eagles 20, Patriots 13.

     

    Lionel Laské : Eagles !

    Leur défense est encore montée d’un cran contre les Vikings et on a vu combien avec les Jaguars que cela avait été compliqué pour les Patriots face à une grosse défense. Et contrairement à Bortles, Nick Foles est capable de faire la différence à la passe.

    [lié à Patriots 33 - 41 Eagles]

  • Hall of Fame, classe 2018 : Ray Lewis, Randy Moss, Terrell Owens

    La Hall of Fame de Canton s'enrichit de 8 membres, à 319 Immortels, dont 5 de l'ère moderne : le contributeur Bobby Beathard, le linebacker Robert Brazile, le safety Brian Dawkins, le guard Jerry Kramer, le linebacker Ray Lewis, les wide receivers Randy Moss et Terrell Owens, et le linebacker Brian Urlacher.

    Lewis, Moss et Urlacher sont élus dès leur première année d'éligibilité ; Dawkins y parvient à sa 2e tentative et T.O. a sa 3e.
    Moss rejoint Cris Carter, son coéquipier chez les Vikings et T.O. Jerry Rice, le sien chez les 49ers. Ceci porte à 3 le nombre de duos de WRs au Pro Football Hall of Fame, John Stallworth et Lynn Swann des Steelers étant les premiers.

    Les 2 élus du Senior Committee

    Le linebacker Robert Brazile a joué 10 saisons et disputés 147 matchs entre 1975 et 1984 avec les Oilers de Houston. Le guard des Packers Jerry Kramer de 1958 à 1968 a remporté 6 championnats dans les années 60 dont les 2 premiers Super Bowls. Il a aussi la particularité d'avoir été botteur de précision en 1961 et 1962.

    Bobby Beathard du "Contributor Committee"

    Bobby Beathard a été dans la NFL pendant 33 ans et a notamment remporté les Super Bowls XVII et XXII avec les Redskins. Il a ensuite connu du succès avec les Chargers de San Diego de 1990 à 1999, avec lesquels il a disputé le Super Bowl XXIX.

    C'est David Backer, le président du PFHOF, qui a annoncé en personne la bonne nouvelle aux lauréats. Leur émotion est impressionnante et on comprend bien ce que cela représente à leurs yeux.


  • Le palmarès des NFL Honors 2018

    Hier soir avaient lieu les désormais traditionnels "NFL Honors", l'équivalent des Oscars pour la NFL, où les meilleurs joueurs et coachs de la saison sont récompensés. Parmi les distinctions les plus attendues, Tom Brady a été élu MVP pour la 3e fois, le head coach des Rams Sean McVay a été désigné entraineur de l'année. Voici la liste complète des lauréats :

    AP Most Valuable PlayerTom BradyNew England Patriots
    AP Coach of the YearSean McVayLos Angeles Rams
    AP Comeback Player of the YearKeenan Allen Los Angeles Chargers
    AP Offensive Player of the Year présenté par MicrosoftTodd Gurley Los Angeles Rams
    AP Defensive Player of the YearAaron DonaldLos Angeles Rams
    AP Offensive Rookie of the YearAlvin KamaraNew Orleans Saints
    AP Defensive Rookie of the YearMarshon Lattimore New Orleans Saints
    AP Assistant Coach of the YearPat ShurmurMinnesota Vikings
    Art Rooney Sportsmanship AwardLuke Kuechly Carolina Panthers
    Walter Payton NFL Man of the Year présenté par NationwideJ.J. Watt Houston Texans
    Deacon Jones AwardChandler Jones Arizona Cardinals
    FedEx Air Player of the YearCarson Wentz Philadelphia Eagles
    FedEx Ground Player of the YearTodd GurleyLos Angeles Rams
    Salute To Service Award Presented by USAAAndre Roberts Atlanta Falcons
    Bridgestone Elite Performance Play of the YearMinnesota Vikings – Minneapolis Miracle 
    Courtyard's Greatness on the Road AwardDeshaun Watson Houston Texans
    Castrol EDGE Clutch Performer of the YearDrew Brees​New Orleans Saints
    Built Ford Tough Offensive Line of the YearPhiladelphia Eagles Offensive Line
    Don Shula NFL High School Coach of the Year AwardRob GarrettCrenshaw High School
    Celebration of the YearPhiladelphia Eagles' Electric Slide
    Game Changer présenté par Secret DeodorantSam Gordon

    La célébration de l'année est revenue aux Eagles pour leur "Electric Slide" :


  • Tom Brady décroche son 3e MVP

    Le QB des New England Patriots Tom Brady a été nommé hier soir, lors des NFL Honors, Most Valuable Player (MVP) pour la 3e fois de sa longue et glorieuse carrière. Il rejoint ainsi Jim Brown et Brett Favre au palmarès et réduit l'écart avec Peyton Manning (5 MVPs). A quelques heures de jouer son 8e Super Bowl, il ajoute une nouvelle distinction à sa légende.

    La blessure de Carson Wentz lui aura bien été fatale. Longtemps pressenti pour être le MVP 2017, Wentz a vu sa saison s'achever sur une blessure face aux Rams lors de la 14e semaine. Ses statistiques et le bilan des Eagles lui permettaient d'espérer la distinction individuelle suprême de ce sport. Les votants ont préféré honorer Brady pour la 3e fois.

    Il faut dire que le signal-caller de New England a encore réalisé une saison exceptionnelle avec 32 TDs pour seulement 8 INT. Il domine aussi la ligue en yards gagnés à la passe avec 4577 et a le 3e QT rating avec 102,8. Surtout, alors que son attaque était privée de Julian Edelman, il a conduit son équipe à une nouvelle place de N°1 AFC, le tout à 40 ans passé.

    Oui, Brady est juste devenu hier soir le plus vieux MVP de l'histoire des sports US, dépassant de 2 moins le baseballeur des Giants de San Francisco.

    Au final, Brady obtient 40 voix contre 8 pour Todd Gurley et 2 pour Wentz. Avec 5 bagues de champions (bientôt 6 ?), 4 MVP du Super Bowl (bientôt 5 ?) et 3 de la saison régulière, il élève encore une barre qu'il avait pourtant déjà placé bien haute !
    Pour les superstitieux, la nouvelle de cette élection n'en est pas forcément une bonne quand on joue le Super Bowl. Il faut en effet remonter à 1999 pour voir un joueur réussir ce doublé : Kurt Warner avec les Rams (il avait d'ailleurs fait le triplé avec le MVP du Super Bowl) :

    • 2017 : Tom Brady, ???
    • 2016 : Matt Ryan, perdu
    • 2015 : Cam Newton, perdu
    • 2013 : Peyton Manning, perdu
    • 2009 : Peyton Manning, perdu
    • 2007 : Tom Brady, perdu
    • 2005 : Shaun Alexander, perdu
    • 2002 : Rich Gannon, perdu
    • 2001 : Kurt Warner, perdu

samedi 3 février 2018

  • Super Bowl LII : le point de vue des maths

    Depuis quelques années, l’analyse statistique de données, débutée il y a quarante ans par Bill James avec le baseball (le fameux “sabermetrics” rendu célèbre par le livre, puis film, “Moneyball”), a explosé et atteint tous les sports majeurs aux Etats-Unis et au-delà. Des algorithmes toujours plus poussés moulinent désormais d’énormes bases de données pour prédire le résultat des matchs en se basant sur des catégories statistiques bien connues (le nombre de yards gagnés par passe étant la plus importante de toutes) ou parfois plus obscures (mais, fort heureusement, pas encore l’âge du capitaine). Ce Super Bowl LII n’échappe pas à la règle et, sans rentrer dans des détails mathématiques soporifiques, il est intéressant de constater que les deux adversaires de dimanche ont des lignes statistiques (basées ici sur la saison régulière) effroyablement similaires.

    Attaques contre défenses

    Commençons par l’attaque : les Patriots marquent 28.6 pts par match (2ème en NFL) et glanent 394.2 yards offensifs (1er). Les Eagles ont le même nombre de points par match (3ème, sans arrondir) et sont légèrement moins gourmands avec 365.8 yards offensifs (7ème mais cela prouve qu’ils sont plus efficaces avec le ballon). Cette efficacité se retrouve dans les nombres de TD et FG marqués par les équipes pour atteindre ces 28.6 pts par match : 53 TD et 29 FG (sur 34 tentatives) pour Philly (soit 65% de TD) contre 49 TD et 37 FG (sur 40) pour NE (soit 57% de TD).

    Cote défensif, les deux équipes sont également tres proches : si New England lâche 366.0 yards par match (29ème en NFL), les Pats n’accordent que 18.5 points (5ème) soit à peine un chouia plus que Philadelphie et ses 18.4 points par match (4ème) en 306.5 yds (4ème). La défense des Patriots est donc plus poreuse mais aussi plus difficile à manœuvrer proche de sa end-zone.

    Que faire de tout cela ? Statistiquement, les deux équipes ne se départagent pas vraiment. Il est probable que les nombres de points marqués et encaissés s’établissent quelque part entre les 29 points marqués par chaque équipe et les 18/19 points encaissés. Cela mettrait les deux adversaires à 24/25 points. Sans surprise, Las Vegas a établi son over/under à 48 points (les bookmakers anticipent que le score combiné sera de 48 points). Evidemment, en suivant un raisonnement pareil, les Eagles ne passent jamais 38 points à Minnesota, meilleure défense de la saison régulière avec 15.8 points encaissés par match. Si les chiffres ne mentent jamais, il peut tout de même y avoir des déviations significatives par rapport à la moyenne, n’importe quel étudiant qui a déjà vu une gaussienne et entendu parler de déviation standard sait cela.

    Les QB clé du match ?

    Mais bon, un match se joue sur le terrain et pas avec des modèles mathématiques. Et sur un terrain de foot, le joueur le plus important est le quarterback. Tom Brady (32 TD et 8 INT) a rendu un QB Rating de 102.8 cette saison, bon pour une 5ème place dans la ligue. Nick Foles (5/2) est 31ème avec un QBR de 79.5, et seulement trois matchs (de saison régulière) sous la ceinture. De façon assez amusante, Carson Wentz est 6ème de la saison régulière avec un QBR de 101.9, très proche donc de Tom Brady.

    Si l’on regarde ce Super Bowl LII avec des yeux de statisticiens, l’issue semblerait très improbable si les deux équipes jouaient avec leurs meilleures armes. Certes, Nick Foles a (très) bien rempli son rôle de remplaçant de luxe mais ne surfe-t-il pas sur une vague un peu au-dessus de son vrai niveau ? Encore une fois, les étudiants matheux sont familiers avec le concept de “régression vers la moyenne” qui prédit qu’un joueur finit toujours par revenir à son niveau intrinsèque. Foles peut-il réitérer sa grosse performance de la finale de la NFC contre les Vikings ?

    And the winner is...

    Statistiques mises a part, il faut regarder la réalité froidement en face. C’est un Super Bowl, le match le plus important de la carrière de la majorité des joueurs qui seront sur le terrain dimanche et une nouveauté pour ceux de Philadelphie. C’est New England, Bill Belichik et Tom Brady. “Been there done that”, comme disent nos cousins d’Amérique. Tom Brady va disputer son septième Super Bowl. C’est autant que l’intégralité des 53 joueurs du roster des Eagles. Peut-on donc raisonnablement pronostiquer contre les Patriots ? Les bookmakers de Las Vegas donnent les Pats favoris de 4.5 points. A raison. La bande à Belichik remporte ce match 24-21, les fans des Eagles saccagent Minneapolis, le QB de Pats se fait greffer un sixième doigt à la main droite et la ville de Boston change officiellement de nom pour devenir Bradytown. Bon match à tous !

     


vendredi 2 février 2018

  • Point presse : dernier jour face aux médias pour les joueurs

    À trois jours de la rencontre la plus importante de la saison, les joueurs étaient une dernière fois disponibles pour la presse. Toujours très accessibles, les membres des deux franchises semblaient impatients et prêts à en découdre pour le Lombardi Trophy. 

    Philadelphie Eagles

    Comme ce fût le cas mercredi, les Eagles étaient les premiers à accueillir les journalistes jeudi. L'occasion d'échanger une dernière fois avec les joueurs. Brandon Graham (9,5 sacks cette saison) fût le premier à répondre à nos questions. 

    Les linebackers Dannell Ellerbe  et Najee Goode étaient particulièrement détendus. On est rentré dans notre routine, tout se met en place pour le match et on se sent vraiment bienpour Ellerbe, le constat est similaire Je me sens comme une autre semaine. Je prends cette semaine comme la continuité de notre saison et donc je me sens parfaitement normal. Un sentiment que semblait partager la majorité des joueurs présents. Ce qui n'était pas nécessairement le cas la veille. Là où mercredi certains joueurs semblaient encore devoir s'acclimater à l'ambiance général de la semaine. Jeudi, tous étaient satisfaits de la préparation et des entraînements.

    Il s'agit du match le plus important de la saison et pour la plupart des joueurs, il s'agit sans doute du plus important de leur carrière. En effet, peu de joueurs des Eagles ont l'expérience du Super Bowl. Mais les leaders semblent bien les entourer. C'est notamment le cas de Malcolm Jenkins qui a déjà remporté le Super Bowl avec les Saints. 

    En plus de l'absence de Carson Wentz, la franchise de Philadelphie est également privée de Jason Peters qui s'est blessé en octobre. Un coup dur pour la ligne offensive était articulée autour du numéro 71. Mais Jason Kelce a confirmé les propos de son coach quelques minutes auparavant en conférence de presse, Peters a été présent avec l'équipe dès que cela a été possible. Il a joué un rôle très important dans la reconstruction de la ligne. Et depuis, la OL des Eagles se porte très bien. Elle fait sans doute partie des meilleures de la ligue malgré l'absence de son meilleur élément. 

    Pour Jay Ajayi, c'est une chance de pouvoir participer au Super Bowl après avoir rejoint Philly en cours de saison. Il est conscient de l'énorme défi qui l'attend ce dimanche face à une défense des Patriots qui a été capable de stopper Leonard Fournette il y a deux semaines. Mais le natif de Londres n'en reste pas moins confiant et se sent très bien dans ce groupe de running backs qu'il forme avec LeGarrette Blount et Corey Clement.

    New England Patriots

    Quelques heures plus tard, c'était au tour des Patriots. Rob Gronkowski, remis de sa commotion, participait à sa première (et dernière) journée média de la semaine. Il a donc attiré l'attention de la majorité des journalistes. Laissant l'opportunité d'accéder plus facilement aux autres joueurs. Notamment Brandon Bolden, running back mais surtout special teamer. 

    Pour Deatrich Wise il s'agit d'une première expérience au Super Bowl, mais il se sent bien et est conscient qu'il affrontera sans doute son plus gros challenge de la saison face à cette équipe de Philadelphie. Plus réservé que ses coéquipiers, le jeune lineman défensif était malgré tout très déterminé. Ricky Jean Francois, defensive tackle, est prêt à affronter un trio de running back très complémentaire. La défense s'est renforcée au fil de la saison et est armée pour ce matchup dimanche. 

    Après James Harrison et Danny Amendola, ce sont les Flowers qui ont échangé de maillot. Ce qui n'a pas manqué de perturber les journalistes se fiant au numéro des joueurs. Amendola et Harrison l'avaient fait la veille mais seule une personne, sans doute pas experte, était tombée dans le panneau. Amendola en rigolait d'ailleurs encore aujourd'hui. Expliquant que le défenseur avait élargit son maillot avec ses gros bras.

    Après le bonnet de Ajayi, c'est James Develin qui a sorti un couvre chef particulier. Un chapeau qui n'était pas sans rappeler celui porté par Bill Belichick à la sortie de l'avion. Un clin d'oeil à son coach ? 

    La pression monte pour les équipes mais les joueurs restent concentrés et ne se laissent pas impressionner par l'ampleur de l'événement. 

    [lié à Patriots 33 - 41 Eagles]

  • Les Super Bowls des finalistes

    Comme chaque année, nous confrontons l'histoire des deux protagonistes au Super Bowl. Cette fois-ci, le travail ne s'avère pas très compliqué puisque l'on retrouve les New England Patriots pour la 8e fois en 17 saisons, la 10e de leur histoire. En face, les Philadelphia Eagles disputeront leur 3e finale. Nous avons donc 11 Super Bowls sur 52 avec au moins l'une des deux équipes (21%). Retour sur les 11 Super Bowls des finalistes 2017.

    Les Patriots : 9 Super Bowls, 5 victoires et 4 défaites

    Contrairement à ce que peuvent penser les plus jeunes d'entre vous ou ceux qui suivent la NFL depuis une vingtaine d'années tout au plus, la franchise de l'AFL créée en 1959 n'a pas toujours connu la domination actuelle. Il faut en effet savoir qu'avant la première victoire des Pats en février 2002, les 49ers, les Cowboys et les Steelers s'étaient répartis les trophées sur 3 décennies. Les 49ers 5 en 5 finales, les Cowboys 5 en 8 et les Steelers 4 en 5. A ce stade, les Patriots n'ont qu'une participation douloureuse (SB XX) à leur actif puisqu'ils se font aplatir par les Bears 46-10.

    1994 marque le tournant pour la franchise. Robert K. Kraft l'achète pour 172 M$ à James Orthwein. Trois ans plus tard, Bill Parcells, qui a déjà gagné 2 Super Bowls avec les Giants, les emmènent à leur deuxième Super Bowl (SB XXXI). Malheureusement pour la bande à Drew Bledsoe (QB), les Pats perdent contre les Packers de Brett Favre 35-21. Si ce deuxième rendez-vous est manquée, la dynamique est néanmoins lancée.

    En janvier 2000, Bill Belichick, l'ancien coordinateur défensif des Giants de Parcells, devient le 14e coach de l'histoire du club. En 18 ans, il conduit son équipe à 8 finales pour 5 victoires. En l'espace de 21 saisons, les Pats auront représenté l'AFC à 9 reprises : record absolu. Dimanche 4 février, ils peuvent rejoindre au palmarès les Pittsburgh Steelers avec 6 succès. Tom Brady serait alors le seul joueur de l'histoire à 6 victoires (actuellement ex-aequo avec Charles Haley) et Bill Belichick dépasserait Vince Lombardi (5) et rejoindrait les légendes NFL que sont Curly Lambeau et George Halas avec 6 titres.

    Les 9 participations des Patriots

    XX vs Bears 10-46, bilan : 0-1
    XXXI vs Packers 21-35, 0-2

    Les 6 de l'ère Belichick-Brady

    XXXVI vs Rams 20-17, 1-2
    XXXVIII vs Panthers 32-29, 2-2
    XXXIX vs Eagles 24-21, 3-2
    XLII vs Giants 14-17, 3-3
    XLVI vs Giants 17-21, 3-4
    XLIX vs Seahawks 28-24, 4-4
    LI vs Falcons 34-28, 5-4

    Décalé : les Pats au Super Bowl c'est donc P-P-G-G-G-P-P-G-G-?. Les Pats de Belichick c'est aussi une propension à battre des animaux et en particulier... des oiseaux : Béliers-Panthères-Aigles-Faucons de mer-Faucons et .... Finalement, il faut être un Géant pour terrasser Goliath.

    Les Eagles : 2 Super Bowls, 2 défaites

    Fondée en 1933, la franchise des Philadelphia Eagles a une histoire assez mouvementée où aux périodes de succès assez courtes ont succédé des traversées du désert. En 85 ans, ils ne remportent que 3 titres NFL en 1948, 1949 et 1960. Il faut attendre le Super Bowl XV, soit 21 ans après leur dernier titre, pour les revoir en finale. Une finale perdue face aux Oakland Raiders 27 à 10.
    Encore 24 ans à patienter pour retourner au Big Game, nous sommes le 5 février 2005 et les Aigles affrontent les Patriots lors du Super Bowl XXXIX. A égalité à l'entrée dans le dernier quart-temps (fait unique dans l'histoire du Super Bowl), les champions en titre se mettent à l'abris en marquant 10 points. L'ultime tentative des Eagles tourne court quand Rodney Harrison intercepte Donovan McNabb pour la 2e fois du match.

    Les 2 participations des Eagles

    XV vs Raiders 10-27, 0-1
    XXXIX vs Patriots 21-24, 0-2

    [lié à Patriots 33 - 41 Eagles]

jeudi 1er février 2018

  • Le point presse : un mercredi sous le signe de la bonne humeur

    Pour cette troisième et avant-dernière journée face aux médias, les joueurs et les coachs semblaient détendus. De Fletcher Cox déguisé en catcheur mexicain à Mack Hollins et son rubik's cube, les joueurs des Eagles ont été ouverts aux médias. Dans l'autre camp, Belichick n'a pas hésité à plaisanter avec les journalistes, tout comme Brady quelques minutes plus tard. Des moments rares, en particulier  pour le coach connu pour sa retenue et son franc-parler. 

    Philadelphie Eagles 

    Dès 10h15, heure locale, les Eagles étaient disponibles pour les médias. Tout d'abord, Doug Pederson a ouvert le bal avec une conférence qui a tourné notamment autour du transfert d'Alex Smith, son ancien quarterback à Kansas City. Le coach des Eagles, qui fêtait son cinquantième anniversaire, a souligné les compétences du quarterback et redoute déjà de devoir l'affronter à deux reprises l'an prochain. 

    Quelques minutes plus tard, c'est Nick Foles qui a pris le relais et a géré de main de maître les questions des journalistes sur Dion Lewis, son ancien coéquipier ou encore sur le style agressif de son coach notamment en quatrième tentative. 

    Fletcher Cox le catcheur mexicain

    Fletcher Cox faisait partie des joueurs placés sur des podiums pour répondre aux journalistes. Le defensive tackle, qui en est à 5,5 sacks en saison régulière et un sack en playoffs cette année, avait sorti un magnifique masque de catcheur qu'il n'a pas enlevé avant la fin de la session. De quoi détendre l'atmosphère et détourner l'attention des médias ! 

    Le rubik's cube pour se détendre

    Chaque joueur à sa méthode pour se détendre et se relâcher avant les grands rendez-vous. Pour Mack Hollins, le receveur des Eagles qui compte 17 réceptions pour 235 yards au total cette saison, il s'agit du rubik's cube. Le numéro 10 de la franchise de Philadelphie, intrigant avec son rubik's cube à la main, est capable de terminer ce casse-tête en moins de cinq minutes ! 

    Blount impatient à l'idée d'affronter ses coéquipiers

    C'est un Blount particulièrement détendu qui s'est adressé aux médias aujourd'hui. L'ancien running back des Patriots a été fortement sollicité par la presse mais cela n'a pas dérangé le big back qui n'a pas perdu le sourire tout au long de la séance. Soulignant la bonne humeur omniprésente dans l'équipe en tournant son regard vers son coéquipier Fletcher Cox qui était en train de s'amuser avec un journaliste. 

    "Avec Belichick, on ne sait jamais à quoi s'attendre"

    Le jeune Trey Burton était l'un des nombreux Eagles qui ont accepté de répondre à nos questions. Il a souligné l'importance des joueurs expérimentés ayant déjà participé au Super Bowl et les nombreux conseils prodigués par ces leaders. Ajoutant qu'il était heureux que chaque match ne soit pas comme cela ! Lorsqu'on lui demande ce qu'il attend de la défense mise en place par Patricia et Belichick, il répond qu'ils sont toujours imprévisibles et qu'il est impossible de savoir ce que les deux coachs concoctent. 

    New England Patriots

    Les Patriots avaient donné rendez-vous à 16h, heure locale, à la presse pour deux conférences presses et des séances ouvertes de questions aux joueurs et entraîneurs.

    C'est sans doute Belichick qui a le plus surpris son monde avec de nombreux sourires et même l'une ou l'autre blague envers les journalistes. Notamment lors de cet échange avec un journaliste allemand lui demandant quel était son plan pour contrer Zach Ertz. Ce à quoi le célèbre coach répond:J'imagine que je ne suis pas ici pour dévoiler mes plans pour le match. Next.et d'ajouter c'est la première fois qu'un journaliste allemand me pose une question qui ne concerne pas Sébastian Vollmer. Voici l'extrait tiré de notre live facebook de la conférence de presse : 

    Brady était aussi très détendu et a plaisanté sur le fait que tous les journalistes lui parlaient sans arrêt de sa retraite alors que le quarterback compte bien encore jouer quelques années.  Pourquoi tout le monde tient tant à ce que je prenne ma retraite ?demande Brady, le sourire en coin. Précisant qu'il espérait pouvoir jouer jusqu'à ses 45 ans. Celui qui est considéré par beaucoup comme le plus grand quarterback de l'histoire a rappelé à quel point il était difficile d'être privé de Julian Edelman cette saison, lui qui est un de ses plus proches amis en plus d'être un excellent joueur.

    Danny Harrison ?

    Après ces deux conférences de presse, les autres joueurs étaient attendus par la horde de journalistes présents sur place. James Harrison a piégé les personnes les moins averties en enfilant le maillot de son coéquipier Danny Amendola. Une dame demandant une photo avec lui précisant que son fils est un grand fan de Danny Amendola. Ce à quoi Harrison a demandé si elle savait qui il était et quel était son nom tout en ayant le sourire aux lèvres. Un passage cocasse qui n'a manqué de faire rire les quelques journalistes présents à ce moment-là d'autant que les deux joueurs sont loin d'être ceux qui ressemblent le plus dans le roster ! 

    Mais Harrison n'était pas le seul à s'amuser. Certains jeunes joueurs ne sont pas particulièrement à l'aise face aux caméras et leurs coéquipiers s'en donnent à coeur joie lorsque ceux-ci doivent répondre aux questions des journalistes. C'est le cas ici de Brandon King qui, hilare, filme son coéquipier Eric Lee pas très à l'aise derrière le micro. 

    Un pro bowler à notre micro

    Ce n'est pas tout les jours que l'on a l'occasion d'interviewer un pro bowler. C'est le full back James Develin, sélectionné cette année pour le Pro Bowl, qui a accepté de répondre à nos questions et s'est expliqué sur le challenge que représentait la défense des Eagles, en particulier pour le jeu au sol des Patriots :

    Trey Flowers est devenu l'un des joueurs clés dans la défense de Belichick. Nous lui avons donc demandé comment il gérait le fait de passer de rookie l'an passé à leader dans cette défense cette année : 

    Ce mercredi, les joueurs n'ont pas semblé prendre leurs obligations médiatiques comme un calvaire. Que du contraire ! À quatre jours du Super Bowl, difficile de déceler le moindre stress dans le comportement des joueurs et entraîneurs. 

    [lié à Patriots - Eagles]

  • L'histoire des Philadelphia Eagles : l'éternelle attente

    Dans 4 jours, les Philadelphia Eagles disputeront leur 3e Super Bowl, le second contre les New England Patriots qui les avaient terrassés lors de la 39e finale en 2005. C'est l'occasion de vous présenter l'autre franchise de Pennsylvanie, bien moins titrée que les Pittsburgh Steelers (6 Super Bowls), et qui attend un sacre depuis 1960. 

    Naissance sur fond de banqueroute et invention du principe de la Draft

    L’histoire de cette franchise ne s’est pas faite de façon conventionnelle. A la base, la ville de Philadelphie avait depuis 1899, un club surnommé les Frankford Yellow Jackets et vainqueur du championnat en 1926. Toutefois en 1931, la franchise fait banqueroute et doit fermer boutique.
    Après une année de recherche sans trouver de repreneur, la NFL autorise la création d’une nouvelle franchise à un syndicat d’ancien coéquipiers de l’université de Pennsylvanie Lud Wray et Bert Bell. En contrepartie de 2500 dollars le groupe Bell-Wray récupère tout le passif des Yellow Jackets. Les deux hommes font table rase du passé et fondent comme prévu une nouvelle franchise. Inspirés par le logo de l’Aigle du plan de Roosevelt baptisé le New Deal, les deux hommes forment les Philadelphia Eagles en 1933.
    Les premières années sont relativement calmes. L’équipe gagne rarement plus de trois matchs par saison jusqu’au début des années 40. La seule chose intéressante à retenir de cette période est le fait que Bell, General Manager de la franchise en 1935, propose à la NFL le principe d’une draft annuelle pour recruter les meilleurs joueurs universitaires en précisant que les choix seraient déterminés par les résultats des franchises la saison précédente. Son idée était de permettre aux plus mauvaises équipes de recruter en priorité les meilleurs joueurs afin d'avoir une chance.
    Ce principe est toujours autant d’actualité presque un siècle plus tard.

    Les 40's : les années dorées

    Les années '40 vont être bien meilleures pour les Eagles. Cependant en raison de la guerre et du manque de joueurs disponibles les Eagles vont devoir s’associer avec les Steelers de Pittsburgh pendant une saison en 1943 pour fonder les "Steagles" (lire  l'histoire des Steelers).
    Puis sous l’impulsion du coach Greasy Neale et de leur recrue de choc lors de la draft en 1944, le RB Steve Van Buren, les Eagles accèdent rapidement au succès et deviennent des candidats au titre. Ainsi en 1947, les Eagles disputent le championnat face aux Cardinals de Chicago et s’inclinent 28-21.

    1948 et 1949 : le doublé

    Le 9 décembre 1948, les Aigles accueillent dans leur Shibe Park ces mêmes Cardinals pour la 16e finale NFL. Sous une tempête de neige impressionnante, ils s'imposent 7-0 et décrochent leur premier titre. L'année suivante, En 1949, Philadelphie remet le couvert cette fois contre les Rams de Los Angeles et s'impose dans la boue du Los Angeles Memorial Coliseum sur le score de 14-0. En 2 finales, leurs adversaires ne leur auront donc pas inscrit le moindre point.

    La même année les Eagles choisissent à la Draft un certain Chuck Bednarik (surnommé Concrete Charlie) de l'Université de Pennsylvanie, qui occupera la position de centre en attaque et de linebacker en défense et qui reste encore à ce jour un des joueurs les plus populaires des Aigles.

    Les années 50 : retour en enfer et renouveau

    Après cette éclaircie, les Eagles chutent brutalement et retombent dans les bas-fonds de la ligue. En 1958, ils ont une équipe jeune et prometteuse et décident d'acquérir le fameux QB star des Rams de l’époque Norm Van Brocklin.

    1960 : l’année sacrée

    Sous l’impulsion de Van Brocklin, de Bednarik, du WR Tommy McDonald, du TE Pete Redzlaff et du coach Buck Shaw, Philadelphie renoue avec le succès et retrouve en finale les Packers de Green Bay de Vince Lombardi. A cette époque, les Packers courent après un titre depuis 1944 et Lombardi n'est que dans sa 2e saison d'head coach. Grâce à l’énorme Bednarik, les Eagles battent les Packers 17-13 pour s’assurer un 3e titre championnat. Ce sera la seule défaite des Packers de Lombardi en playoffs.

    1961-1975 : la risée de la ligue et Santa Claus

    Après une saison énorme, les Eagles vont de nouveau rapidement retomber dans les rangs et même plus. Pendant seize saisons, l’équipe de Philadelphie va être tout simplement la risée de toute la ligue finissant très régulièrement leurs saisons avec seulement deux ou trois victoires, la faute à des général managers et des entraîneurs incompétents sans compter le propriétaire Wolman qui fait faillite en 1969. Ce dernier est contraint de revendre le club à Leonard Tose pour 16 millions de dollars (environ 108M$ actuels), un record pour une franchise de sport aux USA.

    La saison 1968 va même marquer l’humiliation suprême. Les Eagles sont clairement en lice pour le premier pick à la Draft et le choix du très prometteur running-back O.J. Simpson. Mais alors qu’ils n’ont pas gagné de la saison, ils remportent deux de leurs trois derniers matchs et voient s’envoler le premier choix ! Les fans furieux décident lors du dernier match le 15 décembre 1968, de siffler leur équipe, certains allant jusqu’à lancer des boules de neige sur un acteur qui était venu faire un spectacle déguisé en Père Noël.
    Bien qu’anecdotique ce moment à définitivement forger la réputation des fans des Eagles. Depuis ce jour ils passent pour faire partie des fans les plus mauvais de la NFL.

    1976-1980 : nouvelles promesses et premier Super Bowl perdu

    Après une nouvelle saison calamiteuse en 1975, Les Eagles engagent au poste d'entraîneur Dick Vermeil. Celui-ci va reconstruire une équipe en pleine dérive. Il commence par la défense, acquière le quarterback des Rams Ron Jaworski et drafte en 1977 le coureur Wilbert Montgomery. Vermeil réussit surtout à changer la culture de la franchise et l'équipe progresse saison après saison. En 1980, ils terminent avec un bilan de 12-4, battent les Cowboys 20-7 lors de la finale NFC et se qualifient pour le Super Bowl XV. Malheureusement, les Oakland Raiders sont trop forts et ils s'inclinent 27-10.

    1981-1985 : encore un passage à vide

    Après cette superbe saison tout part à nouveau en vrille. Les Eagles retournent en playoffs l'année suivante mais se font sortir dès le premier tour. Complètement lessivé émotionnellement Vermeil raccroche après la saison 1982 et les Aigles décrochent. Toutefois la draft de Reggie White en 1984 et de Randall Cunningham en 1985 constituent déjà les bases de la nouvelle génération. En 1985, Norman Braman et Ed Leibowitz, qui ont fait fortune dans l'automobile en Floride, rachète le club à Tose pour 65 millions $ (environ $148M actuellement).

    1986-1998 : les années gâchées

    C'est l'arrivée de Buddy Ryan, fraichement vainqueur du Super Bowl XX avec les Bears, qui relance la franchise. Celui-ci apporte avec lui sa fameuse 46 defense et sa mentalité de dur à cuir. Avec de bonnes drafts et de bons joueurs tels que Reggie White, Seth Joyner, Clyde Simmons, Wes Hopkins, Andre Waters, Eric Allen, Jerome Brown, le coach bâtit une véritable défense de fer qui va semer la terreur dans toute la ligue.
    Cela dit l'attaque aérienne ne l'intéresse pas. Il donne quelques armes à son QB Cunningham (TE Keith Jackson, RB Keith Byars, WR Calvin Williams et Fred Barnett) mais ne renforce pas sa ligne offensive. Du coup, Philadelphie retrouve les playoffs mais se fait sortir à chaque fois au premier tour. Ryan se fait viré après la saison 1990 et son successeur Rich Kotite ne fera pas mieux.

    De plus, la pingrerie du proprio de l'époque Braman fait fuir de nombreux joueurs lors de la création de la Free Agency à l'issue de la saison 1992. Le plus connu restant Reggie White qui part pour Green Bay avec qui il gagnera son seul et unique Super Bowl en 1996.
    En 1995, Ray Rhodes redonne brièvement de l'espoir à une franchise qui redevient moribonde mais ne parvient ni à garder le contrôle de son équipe, ni à se trouver un QB compétent. Limogé fin 1998, il aura néanmoins posé les bases du succès de son successeur avec des recrues de qualité (draft de Bobby Taylor et de Bryan Dawkins, Troy Vincent en Free Agent, draft de Tra Thomas entre autre).

    1999-2012 : la meilleure ère de la franchise mais toujours pas de titre

    Jeffrey Lurie, propriétaire de la franchise depuis 1994, a de l'ambition et souhaite construire une franchise victorieuse sur le long terme. Il se tourne alors vers les Packers de Green Bay et déniche Andy Reid le coordinateur de QB de l'époque. Lurie ne le sait pas encore mais son choix va se révéler être le meilleur possible.
    Reid va d'abord faire appel à un véritable gourou défensif Jim Johnson pour gérer une défense qui a de très bons éléments. Reid n'a plus qu'à se contenter d'aller chercher haut à la draft le quarterback Donovan McNabb. Le duo va vite se révéler explosif. Les Eagles, avec une défense de fer menée par Bryan Dawkins et une escouade offensive orchestrée de main de maître par McNabb, entament une domination sur la NFC Est et la NFC pendant quatre ans. De 2001 à 2004, les Aigles remportent leur division NFC est et se retrouvent en finale NFC. Toutefois, la dernière marche est dure à franchir. Ils commencent par trois défaites. La quatrième sera la bonne mais les Eagles retrouvent les Patriots et s'inclinent 24-21 lors du  Super Bowl XXXIX.

    La réussite n'est plus la même les saisons suivantes et l'opus 2008 ressemble à un baroud d'honneur. Qualifiées pour la finale NFC, ils perdent face aux Cardinals. Ensuite McNabb finit par vieillir et se fait trader chez les Redskins en 2010. Reid, lui, commence à se lasser. Les années folles sont terminées. Les Eagles tombent dans la facilité pour essayer de retourner au Super Bowl mais le scénario est écrit d'avance et l'inévitable finit par arriver : ils finissent 2012 avec un record de 4-12 et Reid se fait remercier.

    2013-2015 : des années à oublier

    Exit Reid et entrée fracassante de Chip Kelly, le coach d'Oregon, courtisé par la NFL depuis quelques années. Il amène avec lui son attaque révolutionnaire. Si sa première saison est un succès (les Eagles remportent la NFC Est en 2013), il va vite déchanter. D'une part les équipes NFL vont s’ajuster à ses schémas offensifs. D'autre part Kelly (qui devient général manager) va casser toute l'équipe avec des trades stupides. Conséquence, les résultats chutent de 10-6 à 7-9 en 2015. Pire encore les joueurs n'adhérent plus à la philosophie de Kelly. Il se fait donc logiquement remercier.

    2016-2017 : arrivée de Doug Perderson et 3e participation au Super Bowl

    Doug Pederson devient le nouvel head coach des Eagles. Lurie veut revenir aux sources du succès obtenu 15 ans plus tôt et Perderson est un protégé de Reid. Mais à l'époque Pederson semble être un choix curieux. Il n'a aucune expérience en tant qu'entraîneur en chef. Il s'impose progressivement dans l'équipe et forme son QB rookie Carson Wentz qui démontre déjà son énorme potentiel malgré une saison mitigée. Pederson se débrouille au mieux compte tenu des circonstances et Philadelphie perd 6 matchs avec moins d'un touchdown d'écart, démontrant au passage une belle combativité.

    Bien que les espérances semblent plus élevées en 2017, personne ne rêve encore d'une participation au Super Bowl mais c'est pourtant là où sont les Eagles désormais. Après une saison qu'ils ont dominés de bout en bout dans la NFC et malgré la perte de bon nombre de joueurs (Jason PetersDarren Sproles, Wentz et Jordan Hicks), les hommes de Pederson ont gardé le cap. Outsiders de leurs deux matchs de playoffs à la maison, ils ont battu les Falcons (finalistes du dernier Super Bowl) et atomisé les Vikings, gagnant le droit d'aller chez ces derniers pour jouer le Super Bowl LII, le 3e de leur histoire.

    13 ans après leur défaite contre les Patriots à Jacksonville, les Eagles ont droit à une revanche. Pourront-ils enfin décrocher ce premier Super Bowl et ce premier titre après 57 ans d'attente ? Sauront-ils cette fois empêcher les Patriots de réaliser un nouveau "3 en 4 ans" ? Réponse : lundi 5 février vers 4h30 du matin.

    [lié à Patriots - Eagles]

mercredi 31 janvier 2018

  • [Preview] Super Bowl LII : une revanche 13 ans plus tard

    À quatre jours du coup d'envoi du Super Bowl à Minneapolis, les spéculations vont bon train pour cette grande finale qui opposera les Patriots et les Eagles. C'est la deuxième fois que ces franchises se défieront durant le big game. Un match qui verra s'affronter une franchise menée par son quarterback remplaçant, Nick Foles, et la franchise qui a dominé ce début de siècle emmenée par Tom Brady  et Bill Belichick. Les Patriots partent favoris mais sur papier l'écart semble bien moindre que celui annoncé par les bookmakers.

    Les meilleurs bilans s'affrontent

    On le sait, les Eagles et les Patriots ont terminé la saison en tête de leur conférence respective avec 13 victoires pour 3 défaites. Les leaders de conférence ont eu la bonne habitude d'atteindre le Super Bowl ces dernières années. Mais ce sera la première fois que deux TOP 5 défenses et offenses en points concédés/inscrits s'affrontent. Il est vrai qu'en yards concédés les Patriots sont 29ème de la ligue, mais cela ne les empêche pas de pointer à la cinquième place en points concédés par match (18,5). Les Eagles ont une place d'avance dans ce classement avec 18,4 points concédés par match. Offensivement, la tendance s'inverse, les Eagles pointent à la troisième place avec 28,6 points et les Patriots à la deuxième avec 28,7 points. Preuve de plus que ces équipes ne sont pas arrivées par hasard au Super Bowl. 

    Nick Foles / Tom Brady

    Tous les regards sont tournés vers Nick Foles qui remplace Carson Wentz, blessé depuis plus d'un mois. Entre temps, Foles a enchaîné les victoires sans convaincre avant de réaliser un match fantastique face aux redoutables Vikings en finale de conférence. Durant ce match, le super sub a rendu une fiche hallucinante de 26/33 pour 352 yards et trois touchdowns face à la défense la plus redoutée de la ligue. Quel visage montrera Nick Foles dimanche ? La réponse à cette question sera un bel indice pour trouver le vainqueur final. 

    En face, Tom Brady réalise une bonne saison si on se base sur ses standards, une excellente selon les standards de la ligue. Il est pressenti par beaucoup pour être élu MVP de cette saison. Wentz aurait sans doute pu prétendre à ce prix sans sa blessure à quelques semaines de la fin de la saison. Brady a terminé la saison régulière avec 32 touchdowns pour 8 interceptions et pas moins de 4577 yards, il a ajouté 5 touchdowns et 627 yards durant ses deux matchs de playoffs. Pour son huitième Super Bowl, Brady espère bien arracher sa sixième bague de champion.  

    Parole à la défense ?

    Une défense complète

    Les deux défenses qui s'affronteront figurent donc dans le TOP 5 en matière de points concédés, mais incontestablement, c'est la défense des Eagles qui a impressionné cette saison. En effet, les Eagles sont premiers face à la course, concédant moins de 80 yards au sol par match ! Cette défense affrontera sans doute son plus gros challenge de la saison face à Brady et compagnie. Mais avec 21 interceptions cette saison, la défense de passe représente une grosse menace pour Tom Brady ! Ronald DarbyPatrick RobinsonJalen Mills ou encore Rodney McLeod comptent chacun au moins trois interceptions cette année. Autant dire que la secondary des Eagles est prête à relever le défi. Autre gros challenge, stopper Rob Gronkowski ! On se demande comment Doug Pederson va organiser sa défense pour stopper le tight end. Les Eagles seront-ils capable de rester en man to man là où on sait que les Patriots se régalent souvent face à la zone ? Ce sera sans doute la clé pour la franchise de Philadelphie défensivement. 

    Mais le match pourrait se jouer dans les lignes. Domaine où les Eagles disposent d'armes de destructions massives comme Fletcher Cox (5,5 sacks) ou encore Brandon Graham (9,5 sacks). Il ne sera pas aisé pour Dion Lewis de transpercer cette muraille. Mais avant toute chose, les Eagles devront être capable de mettre une pression constante sur la ligne offensive avec quatre joueurs. Ils ne peuvent pas laisser Brady sans pression et disposent de toutes les armes nécessaires pour faire trembler le futur hall of famer. 

    Une défense qui monte en puissance

    Quand on parle des New England Patriots, c'est rarement la défense qui vient à l'esprit. Pourtant cette défense a su gérer la perte de son meilleur joueur et capitaine : Dont'a Hightower. Après un début de saison catastrophique, Matt Patricia a réalisé les ajustements nécessaires pour faire de sa défense l'une des meilleures en redzone. Les Patriots concèdent énormément de yards (366 par match) mais peu de points (18,5 par match). S'appuyant sur un front seven capable de limiter les runnings backs adverses aux moments importants, les Pats n'ont pas encore été capable de se sublimer dans la secondary malgré l'arrivée de Stephon Gilmore. Cependant, comme toujours, ces joueurs sont présents dans les moments cruciaux comme l'a démontré ce même Gilmore lors du match face aux Jaguars. Avec les blessures, certains joueurs ont pris le leadership comme Kyle Van Noy ou encore le jeune Trey Flowers qui jouent un rôle prépondérant au coeur de cette défense. 

    Il sera intéressant de voir comment les Patriots abordent cette rencontre au niveau défensif. En effet, on sait que Bill Belichick a pour habitude d'éteindre la grosse menace adverse pour mettre la pression sur d'autres joueurs adverses. Leonard Fournette avait été cadenassé la semaine passée, mettant la pression sur les épaules de Bortles et des receveurs des Jaguars. Cependant, les Eagles n'ont pas une arme particulière mais des dangers à tous les niveaux. Jay AjayiLeGarrette Blount et Corey Clement ont été très complémentaires cette saison et les receveurs comme Zach ErtzNelson AgholorAlshon Jeffery ont tous les trois dépassés la barre des 750 yards en saison régulière et sont donc des menaces permanentes dans cette attaque qui est aussi variée que dangereuse. Les Patriots devront donc changer de méthode tant l'attaque des Eagles est variée et pas concentrée sur un seul homme. 

    Feu d'artifice offensif

    Impossible d'aborder cette rencontre sans parler du niveau offensif des équipes. Malgré des bonnes défenses, les attaques devraient avoir leur mot à dire. Les Patriots caracolent en tête en total de yards alors que les Eagles pointent à une belle septième place dans cette catégorie.

    RPO

    L'absence de Wentz risque de faire mal mais Nick Foles a prouvé qu'il était armé pour réaliser de magnifiques performances quand cela comptait ! De plus il pourra s'appuyer sur une attaque qui lui convient à merveille. Cette attaque utilise la RPO, comprenez Run-Pass Option, qui permet à Foles d'être plus confortable dans sa position. Blount, l'ancien Patriots, fera tout pour trouer la défense adverse alors que son quarterback aura l'embarras du choix dans ses cibles avec les joueurs cités précédemment. Jay Ajayi a apporté un nouveau dynamisme au jeu au sol et est le genre de joueur qui peut faire mal au front seven des Pats, tout comme Corey Clement qui peut peser dans le jeu de passe également. 

    Brady - Gronk - Amendola

    En face, on sait que les Patriots tenteront d'instaurer un running game avec Dion Lewis. Mais face à cette défense, difficile d'imaginer que le jeu course puisse être efficace. Mais Belichick n'hésitera pas à switcher vers une attaque uni-dimensionnelle, laissant à Brady les clés de l'attaque comme ce fût le cas en fin de match face aux Falcons ou aux Seahawks lors des derniers Super Bowl des Patriots. 

    Brady devrait pouvoir compter sur Rob Gronkowski qui devrait être opérationnel après sa commotion face aux Jags. le tight end sera gardé de près mais on sait que cela ne suffit pour arrêter ce monstre de 2 mètres. Mais en cette période de playoffs, c'est Danny Amendola qui devient l'homme providentiel. Il en tire son surnom de Danny Playoffs Amendola, pas très original mais très représentatif de ses performances durant le mois de janvier. 

    En plus de ses cibles favorites, Brady s'appuiera sans doute sur James White  qui sera son passing back pour la rencontre. On se rappelle de la belle performance de White (14 réceptions pour 110 yards) l'an passé au Super Bowl et de celle de Shane Vereen face aux Seahawks (11 réceptions). Les linebackers des Eagles devront absolument suivre White, Lewis et Burkhead, sans quoi Brady se régalera et sera intouchable. La ligne offensive des Patriots a été la cible de nombreuses critiques mais elle semble se porter de mieux en mieux à l'approche de leur plus challenge de la saison ! Il sera intéressant de voir comment Cooks et Hogan sont utilisés dans cette rencontre. Cooks a été très présent dans le play calling de New England. Ce fût moins le cas de Hogan, longuement blessé. Mais Josh McDaniels, le coordinateur offensif des Patriots, sera le premier à nous surprendre, quel que ce soit l'enjeu. 

    Une expérience inégalable 

    Un point sur lequel les Patriots ont un avantage non négligeable, c'est bien l'expérience. En effet, les Patriots se sont qualifiés 10 fois pour le Super Bowl, et c'est la huitième fois en seize ans pour Brady et Belichick ! Cette expérience s'est ressentie dès l'Opening Night. À l'inverse des Eagles, les Patriots ne semblaient pas impressionnés par l'ampleur de l'événement. C'est un facteur important mais le plus important se passera sur le terrain. 

    Des retrouvailles

    Les leaders des Eagles comme Malcolm Jenkins ou LeGarrette Blount ont joué un rôle important dans la préparation de leurs coéquipiers à cette semaine particulière. Profitant de leur expérience pour rassurer et conseiller les plus jeunes. Blount et Chris Long participent donc à leur deuxième Super Bowl consécutif, mais cette fois ils seront face à Tom Brady ! Une situation qui ne semblent pas déranger les deux joueurs qui perçoivent cela comme un avantage pour eux de connaître l'adversaire. 

    En face, Danny Amendola n'oublie pas que les Eagles ne lui ont pas laissé sa chance au début de sa carrière. Au même titre que Dion Lewis qui est également passé par la franchise de Philadelphie. 

    Le facteur X

    Enfin, on parle souvent de X factor dans ce genre de rencontre. Dans ce cas-ci, les special teams pourraient jouer un rôle plus que décisif. En effet, la pression sera sur les kickers et les punters qui devront donner à leurs équipe la meilleure position possible sur le terrain. 

    Autre élément important, le coaching et les ajustements. Bill Belichick a connu moult participations au Super Bowl et disposera d'une mi-temps particulièrement longue pour effectuer tous les ajustements nécessaires tant offensivement que défensivement. Il est déjà le meilleur coach selon la majorité des experts, mais avec plus de temps pour mettre son plan en place, il sera d'autant plus dangereux. Comme quoi, ce concert de Justin Timberlake ne sera pas si anodin au final ! 

    [lié à Patriots - Eagles]

  • Charles Paviot, son expérience Eagles

    Il n'est pas commun pour un joueur ou un coach Français de côtoyer les équipes NFL. Pourtant, Charles Paviot, l'actuel head coach des Pionniers de Touraine est de ceux-là. L'ancien manager de l'équipe de France ces 8 dernières années a effectué 6 training camps chez les Philadelphia Eagles. A quelques jours du Super Bowl, il a accepté de nous raconter son expérience NFL et s'est livré au jeu des pronostics.

    Charles, tu étais manager de l'Equipe de France (EDF) il y a peu, peux-tu nous présenter ton parcours ?

    Effectivement, j'ai quitté la FFFA l'été dernier, après les 2 compétitions de l'EDF. Auparavant, j'ai été Conseiller Technique Régional Fédéral de Ligue Bretagne/Pays de Loire de 2003 à 2008, puis Conseiller Technique National à la FFFA de 2008 à 2017.
    J'ai coaché les Caïmans 7 saisons entre 2007 et 2015, dont 5 sur l'équipe Senior. Depuis 2 ans, j'ai rejoint les Pionniers de Touraine.

    Tu as donc eu le privilège de participer aux training camps des Eagles. Comment se sont passés tes séjours ?

    J'ai effectué 6 training camps : 2006 / 07 / 08 / 09 / 12 / 16. Les 5 premiers avec Andy Reid. Le dernier, en 2016, avec Doug Pederson.

    Sous la direction de Reid, les training camps des Eagles avaient lieu à l'université de LeeHigh, situé à 1h de Philly. Coach Reid souhaite que l'équipe soit un peu éloignée de la ville pour éviter les sollicitations et les distractions. Il fait la même chose avec Kansas City désormais. Selon les années, j’étais hébergé avec les coachs lorsque j’étais seul, et nous avions un logement étudiant juste à côté des salles de meeting lorsque j’étais accompagné par un collègue.
    En 2016, accompagné par 2 autres coachs français, nous étions logés avec les joueurs à Philly, juste à côté du centre d'entrainement Nova Care, où coach Pederson a souhaité rapatrier le Training Camp. Nova Care est un complexe top-moderne où les Eagles s'entrainent à l'année.

    A quelles activités pouvais-tu participer ?

    J'ai toujours accès aux pratiques, aux meetings, et selon les années, aux staff meetings de fin de journée. J'ai pu faire une dizaine de matchs de pré-saison à domicile avec l'équipe.
    Lors des training camps, l'équipe s'entraine 2 fois par jour. La pratique du matin dure 2h45 et démarre à 8h15. Les joueurs commence un stretch personnel à 8h.
    Les phases sont très rythmées : Indivs, Special Teams, group install, team install, oppo, situations, ... L'intensité des pratiques est remarquable.

    La compétition est intense car une trentaine de gars seront coupés entre le 1er jour du camp et le début de la saison. L'après-midi, il y a de courts meetings avant la pratique de 15h. Il s'agit là d'un walk thru d'une heure juste avec le casque, sur le terrain indoor en raison de la chaleur en août. Le soir, après le diner à 17h, les meetings démarrent à 18h. 30' de Special Teams meeting, puis ça se sépare en team O/D, puis par poste, jusqu'à 20h30.

    Selon les années, j'ai pu évoluer à différents postes :
    2006 : OL avec Juan Castillo
    2007 : Safeties avec John Harbaugh et Linebackers avec Sean Mc Dermott
    2008 : Receveurs avec David Culley et Running Backs avec Ted Williams
    2009 : DL avec Rory Segrest
    2012 : OL avec Howard Mudd
    2016 : Special Teams avec Dave Fipp

    Toi qui connais bien la France, quelles différences vois-tu ?

    La grande différence avec le foot en France, hormis la qualité des joueurs, des installations, du staff, ... C'est que les joueurs sont hyper impliqués dans leur entrainement. Ils n'arrivent jamais à la dernière minute pour débuter une pratique. 20' avant le début, tous les joueurs sont déjà sur le terrain pour un échauffement personnel. L'autre différence majeure, c'est la vitesse à laquelle sont exécutés chaque jeu, chaque rep'. Tout va très vite pendant les jeux, et entre les jeux. Toute la pratique est scriptée, filmée, et il y a un retour individuel et collectif sur chaque jeu, chaque rep', chaque oppo, chaque période d'indiv'.

    Dimanche, les Eagles défient les "presque" invincibles New England Patriots au Super Bowl LII. Je ne te demande pas ta préférence mais juste un petit pronostic.

    Malgré un adversaire redoutable que tout le monde connait bien, je vais mettre un billet sur les Eagles lors du Super Bowl. Le passing game est excellent malgré la perte de Carson Wentz. Nick Foles a repris les rennes de l'offense avec beaucoup de réussite comme il l'avait déjà fait en 2013 (2013 : 64% de complétion, 27 TD, 2 pick). La ligne offensive est excellente, même sans Jason Peters. Coach Stoutland est vraiment un expert de la OL. Ils ont ajouté 2 phénomènes d'explosivité avec les RB LeGarrette Blount et Jay Ajayi. C'est donc une attaque très productive qui peut faire des dégâts chez les Patriots pendant 4 QT.

    Côté défensif, coach Jim Schwartz est hyper expérimenté, et fait un super travail avec un groupe dont finalement peu sont connus. Mais il sait parfaitement ajuster sa défense. 4ème défense de la NFL en yards encaissés par match (306) / 1er vs Course (79yds/match) / 17ème vs Passe (227yds/match).

    Côté Special Teams, je pense que le coaching de Dave Fipp fera la différence. Simple mais efficace, les Eagles sont excellents sur les KO/Punt returns et ont eu beaucoup de succès ces 3 dernières saisons sur les phases de coups de pied.
    Forcement, face au staff de Bill Belichick, les Eagles accusent un manque d'expérience à ce niveau. Mais ils ont toutes les qualités pour préparer leur équipe et apporter un 1er Super Bowl à "Philly - City Of Love".

    Merci Charles pour ta disponibilité. On te souhaite une excellente saison avec les Pionniers et on termine avec une interview de toi réalisée lors de ton camp en 2012 par Eagles TV.

     

     

    [lié à Patriots - Eagles]

mardi 30 janvier 2018

  • Super Bowl LII : Opening Night

    Les festivités du Super Bowl débutent toujours avec la célèbre Opening Night. Cette année encore, les organisateurs avaient vu les choses en grand permettant aux fans de prendre place dans les travées du Xcel Energy Center pour assister à l'événement. Cette première rencontre entre les équipes et les médias a permis de d'ores et déjà de tirer certaines conclusions. 

    New England Patriots : organisés et concentrés 

    Les Patriots furent les premiers à affronter les médias. Et c'est sans surprise que ceux-ci se sont rués vers le quintuple champions, Tom Brady. Avec ses gants pour protéger ou cacher ses mains, le quarterback respecte ses adversaires et est conscient que le duel sera intense face aux leaders de la NFC. 

    Lors des différentes interventions des joueurs, tant ceux sur les podiums (Brady, Belichick, Amendola, McCourty ou encore Duron Harmon) que ceux présent parmi les médias, il était facile de remarquer que les joueurs étaient déjà très concentrés. Ne laissant pas les distractions prendre prendre le dessus. 

     

    Trey Flowers soulignait l'importance de la défense en redzone, précisant que les yards concédés n'ont pas grande valeur si l'équipe ne concède pas beaucoup de points. En effet, les Patriots sont très mal classés en nombre de yards concédés mais n'en restent pas moins top 5 en points concédés. Eric Lee, quant à lui, souligne la chance qu'il a d'être entouré par des joueurs expérimentés, ayant déjà été au Super Bowl. Cela lui permet d'être préparé au mieux pour affronter cette semaine. Cela permet de se rendre compte à quel point cette semaine peut être folle tout en nous rappelant ce qui est en jeu.

    Matthew Slater a une fois de plus souligné l'importance que pouvait avoir une spéciale team dans un match si important. Ne tarissant pas d'éloges sur Ryan Allen et son pied gauche dévastateur. 

    Dans les grandes lignes, on soulignera certaines sorties comme celle de Danny Amendola qui a récupéré son maillot datant de son passage aux Eagles de manière à se motiver car Philly ne lui a pas laissé sa chance. Pour le reste, on a vite ressenti qu'il serait compliqué de sortir quelques choses d'hors du commun de la bouche de Belichick & compagnie. Même derrière le micro, les joueurs semblent (sur)disciplinés, ne laissant rien au hasard. 

    Philadelphie Eagles : Famille et plaisir 

    Une heure après les Patriots, c'était au tour des Eagles d'affronter les très nombreux journalistes. Les joueurs interrogés semblaient plus ouverts et désireux de profiter de chaque instant. La majorité d'entre eux n'ayant pas connu le Super Bowl, l'expérience était unique pour eux. Une bonne chose pour les médias, qui ont pu découvrir une équipe soudée. 

    Destiny Vaeao, comme de nombreux joueurs interrogés, a mis en avant l'esprit de famille qui règne dans cette équipe. Son coéquipier, Steven Means, se montre assez confiant à six jours du coup d'envoi : nous devons préparer ce match comme les autres matchs. Bien sûr c'est une autre équipe, un autre quarterback. Mais nous devons continuer à faire les choses qui nous réussissent. Et d'ajouter : C'est sûr qu'en voyant l'ampleur de l'événement, en voyant le nombre de fans, on se dit que c'est quelque chose de spécial. Mais au final en arrivant sur le terrain, ce sera juste un autre match, ce sera exactement comme un match de saison régulière, comme un match de playoffs, comme un autre match....

     

    Cependant, ce roster des Eagles n'est pas uniquement composé de jeunes joueurs vivant leur premier Super Bowl. Malcolm Jenkins a remporté le Super Bowl avec les Saints, il est donc l'un de ceux qui peut aider les jeunes à vivre cette expérience au mieux : J'ai dit à mes coéquipiers de surtout profiter. À l'époque, j'étais tellement stressé que je n'étais même pas sorti de ma chambre d'hôtel. Cela fait 8 ans que j'attendais de revivre un Super Bowl et on ne sait jamais quand on y retourne. Donc, je leur ai donc expliqué qu'il fallait savourer cet instant, ils ont travaillé dur pour atteindre ce stade de la compétition. Bien sûr, ils doivent se préparer correctement et ne pas se laisser distraire. Mais la priorité est de profiter car la préparation est toujours bonne. 

    Jason Kelce, le center, insistait sur l'importance de ne pas vouloir en faire trop. C'est juste un match de plus, comme un autre et il n'est pas nécessaire de se mettre une pression inutile selon lui. Tout a bien fonctionné, l'équipe s'est montrée persistante malgré les blessures. Il n'y a aucune raison de vouloir changer les choses. Que ce soit le Super Bowl ou un autre match ne change rien à tout cela.

    Jim Schwartz a été interrogé sur ce que Belichick lui avait apporté. Il a souligné l'importance du coach des Patriots dans son développement. Il lui inculqué des valeurs qu'ils utilisent encore aujourd'hui. Et lorsqu'on lui demande ce que Tom Brady fait mieux que les autres joueurs sa réponse est simple gagner. Lui aussi met en exergue l'esprit de camaraderie qui règne dans le vestiaire et comment cet esprit a permis de surmonter bien des soucis durant la saison, notamment des blessures. 

    En bref

    Bien animée par Scott Hanson, la voix et le visage du Redzone Channel, cette soirée a définitivement lancé les festivités. De nombreux fans des Patriots et des Eagles étaient présents dans les tribunes mais ce sont bien entendus les Vikings qui ont remporté haut la main la bataille de l'applaudimètre. 

    Sans surprise, les Patriots étaient concentrés et très cadrés dans leurs réponses à l'inverse des Eagles qui savouraient ce moment qu'ils vivaient, pour la majorité d'entre eux, pour la première fois ! Dès mardi 18 heure française, les rencontres médias reprennent de plus belle. Cette fois c'est au Mall of America que les deux équipes tiendront des conférences de presse avec plusieurs joueurs et coachs. 

    [lié à Patriots - Eagles]

lundi 29 janvier 2018

  • Où suivre le Super Bowl LII en France ou chez nos voisins ?

    Puisque tout le monde n'a pas la chance d'aller à Minneapolis le week-end prochain pour assister au Super Bowl LII entre les New England Patriots et Philadelphia Eagles, nous vous proposons de communiquer les lieux où les fans pourront se réunir pour vivre le match de l'année. Souvent organisé par des clubs en France, Belgique ou Suisse, ils sont aussi l'occasion de rencontrer ceux qui font le football US de ce côté de l'Atlantique !

    Dans un Pub ? Un Diner ? Dans une salle louée pour l'occasion ? Donnez le plus d'infos possibles en commentaire dans cet article, sur notre page Facebook ou Twitter ! A vous !

    [lié à Patriots - Eagles]

jeudi 25 janvier 2018

  • L'U.S. Bank Stadium, le bijou de verre de la NFL

    L'U.S. Bank Stadium de Minneapolis (Minnesota) accueillera le 4 février prochain à partir de 0h30 le Super Bowl LII entre les Eagles et les Patriots. Inauguré en 2016, celui qui est comparé à la Cathédrale de Cristal de Garden Grove en Californie du sud, attend depuis 2014, date de sa désignation, l'évènement. L'occasion pour nous de vous présenter ce bijou en "verre" à 1,1Md de dollars.

    Bâti à l'exact emplacement du Hubert H. Humphrey Metrodome, The Ship (son surnom), qui peut accueillir 66000 personnes, est la concrétisation d'un projet dont les prémices remontent à 2007. Les Vikings veulent un nouveau stade pour remplacer leur Dome qui n'a pourtant que 25 ans. Mais des divergences entre le club et les politiques font plusieurs fois capoter le projet. En cause, le coût des projets qui varie de plusieurs centaines de milliers de dollars selon que le toit soit rétractable ou pas, selon le nombre de places...
    De retour sur le tapis en 2010, le projet est une nouvelle fois rejeté en mai. Mais le ciel décide de s'en mêler le 12 décembre 2010 quand le toit gonflable chargé de neige s'effondre.

    Le 1er mars 2012, le Gouverneur du Minnesota Mark Dayton annonce qu'un accord a été trouvé. Le 13 mais 2013, la Minnesota Sports Facilities Authority (MSFA), les Minnesota Vikings et le groupe HKS Sports & Entertainment révèle le design du nouveau stade. Un dernier recours pour s'opposer au projet est rejeté début 2014.

    L'U.S. Bank Stadium est fini 6 semaines avant son inauguration le 22 juillet 2016. Le premier match des Vikings a lieu le 28 août pendant la pré-saison mais le 1er de saison régulière est une victoire 17-14 sur les Packers.

    Architecture : un toit fixe en verre et des portes gigantesques

    Tous les stades dans les années 2010 ont des toits rétractables mais pour des raisons de coût (et peut-être aussi d'intérêt compte tenu du climat), l'U.S. Bank Stadium est le premier à avoir un toit fixe depuis le Ford Field des Lions en 2002.

    En charge du projet, le cabinet d'architectes HKS, Inc., qui a aussi conçu le AT&T Stadium des Cowboys et le Lucas Oil Stadium des Colts, propose un toit léger et transparent de 22000m2, le plus grand des USA, et de gigantesques portes vitrées pivotantes, les 5e plus grandes au Monde ! L'idée est d'y faire entrer le maximum de lumière.
    Au niveau du toit, la leçon du Metrodome a été retenue. Les architectes optent pour un toit incliné inspiré des maisons traditionnelles norvégiennes (nous sommes chez les Vikings !) bien plus propice pour évacuer la neige parfois abondante. Cerise sur le gâteau, les gouttières sont chauffées et l'eau est évacuée en direction de la fleuve Mississippi.

    Le 3e stade le plus bruyant des Etats-Unis

    Les matériaux utilisés pour le toit réfléchissent beaucoup plus le bruit que ceux de l'ancien Metrodome. En conséquence, ce stade est déjà le 3e plus bruyant des Etats-Unis. Lors du match de Divisional Playoffs face aux Saints (14/01/2018), un pic à 130db a été enregistré. Seuls les CenturyLink Field de Seattle (142,2) et Arrowhead Stadium de Kansas City (137,5) ont fait mieux !

    Prévu pour coûter un peu plus d'un milliard de dollars, l'ardoise totale s'élève à 1 129 Md$, soit à peine moins que le AT&T de Dallas qui compte pourtant 100 000 places et a un toit rétractable.

    On termine par cette vidéo incroyable allant de la destruction du Metrodome au match inaugural des Vikings. Après ça, on jalouse forcément un peu Rémy Lecomte qui sera sur place pour le match de l'année.

    [lié à Patriots - Eagles]

lundi 22 janvier 2018

  • Les Eagles écrasent les Vikings en finale NFC et vont au Super Bowl

    Il n'y a pas eu de match cette nuit entre Philadelphie et Minnesota dans la finale de la Conférence Nationale. Plus précisément, le match a été serré pendant 10 minutes avant le pick-6 de Patrick Robinson pour l'égalisation (7-7). Par la suite, les Eagles ont dominé outrageusement les débats, réussissant à peu près tout ce qu'ils tentaient, comme ces deux passes de touchdown de plus de 40 yards de Nick Foles. Donnés perdants de 3 points, ce sont bien eux qui iront défier les New England Patriots sur les terres de leur adversaire du jouer, Minneapolis, pour le compte du Super Bowl LII. Score final 38-7. 

    L'affiche était belle, l'affiche était alléchante. Malheureusement pour ceux qui attendaient un match serré, la finale NFC a été à sens unique. Dans notre preview, nous nous demandions quel QB aurait le plus de pression. Après 10 minutes nous avions une piste, après 2 quart-temps la confirmation. Hormis la première série rondement menée et terminée par un TD de 25 yards pour Kyle RudolphCase Keenum a été mis sous l'éteignoir se faisant intercepter 2 fois (dont un pour un TD) et perdant un fumble. La défense sous-estimée des Eagles a été impériale à l'image de Robinson, Derek Barnett ou Chris Long (responsable de la 1ere INT et récupérant le fumble).

    Offensivement, Foles a été parfait avec un 26/33, 352 yards, 3 TD et 0 Int. En trois matchs de playoffs, il n'a jamais eu un rating inférieur à 100 et sort un 141,4 sur le match le plus important de sa carrière. Philly, sans Carson Wentz, a retrouvé une attaque de feu au meilleur moment. Bill Belichick et Matt Patricia auront surement apprécié et mesuré le travail qu'ils ont pour trouver un plan anti-Foles & co. Ils ont 15 jours pour y parvenir.

    Pour les Vikings, leur magnifique saison s'achève brutalement au Lincoln Financial Field et avec elle, leurs espoirs de jouer un Super Bowl à la maison.

    Statistiques & Infos

    • Pour la première fois dans l'histoire des finales de conférence, une équipe inscrit 3 TDs de plus de 40 yards.
    • Les Vikings qui ont fini la saison avec la meilleure défense en points (15,8 ppm) et en yards (275,9 ypm), ont concédé 62 points et lors des 6 derniers quart-temps !
    • LeGarrette Blount inscrit un 10e TD en 10 matchs de playoffs en carrière.
    • Blount et Long retrouvent leur ancien club au Super Bowl.

    Super Bowl LII : la revanche du XXXIX

    En février 2005, les Patriots battaient les Eagles de Donovan McNabb 24-21 et remportaient leur 3e Super Bowl en 4 ans. Dans la nuit du 4 au 5 février prochain, la même chose peut se réaliser à nouveau ce qui ne serait pas sans rappeler le double triplé (three-peat) des Chicago Bulls de Michael Jordan (NBA) dans les années 90. En cas de succès, il ne resterait alors plus qu'un ultime Everest à gravir pour Brady-Belichick : réaliser à leur tour ce fameux triplé, du jamais vu dans l'ère des Super Bowls. Mais nous n'en sommes pas encore là.

    Le film du match 

    QT1 10:14 TD de Kyle Rudolph sur passe de Case Keenum MIN 7-0 PHI

     

    QT1 6:26 Pick-6 de Patrick Robinson (50 yards) ! Chris Long tape le bras de Keenum au moment du lancer. MIN 7-7 PHI. 


    QT2 13:37 touchdown de LeGarrette Blount (11y) : 10 matchs de playoffs, 10e TD ! Les Eagles passent devant : MIN 7-14 PHI

    QT2 3:16 Derek Barnett force le fumble de Keenum alors que les Vikings étaient aux portes de la zone rouge. Le ballon est récupéré par Chris Long encore présent. 2e ballon arraché déjà par les Eagles.

    QT2 1:09 Alshon Jeffery capte une bombe de 53 yards de Nick Foles pourtant sous pression, touchdown ! Les Eagles s'envolent MIN 7-21 PHI

    QT2 :00 Jake Elliott passe son FG de 38 yards et ajoute 3 nouveaux points pour les Eagles qui viennent de marquer 10 points en 69 secondes et recevront le kickoff de la 2e mi-temps. Minnesota est KO. MIN 7-24 PHI

    QT3 10:05. Ca tourne à la correction. Première série de la 2e mi-temps et TD de 41 yards de Foles pour Torrey Smith sur un flea flicker. MIN 7-31 PHI

    QT4 14:10 Le cauchemar continue pour les Vikings. Sur une 3e-et-goal depuis les 5 yards, Foles trouve Jeffery dans la end zone. MIN 7-38 PHI

    QT4 5:52 Turnover n°3 : La passe de Keenum est défendue par Ronald Darby et interceptée par Corey Graham.

    Les Eagles n'ont plus qu'à laisser tourner l'horloge. Ils iront chez ceux qu'ils viennent de corriger pour tenter de décrocher leur premier Super Bowl.

    [lié à Eagles 38 - 7 Vikings]

  • Patriots-Eagles : la revanche du Super Bowl XXXIX
    Les Eagles rejoignent les Patriots au Super Bowl LII dans ce qui sera la revanche de la 39e finale http://www.footballamericain.com/superbowl/39 A cette époque, les Patriots avaient remporté le 3e Super Bowl en 4 saisons. Il peuvent refaire la même chose dans 2 semaines. [lié à Patriots - Eagles]

dimanche 21 janvier 2018

  • Nouveau miracle à Foxborough

    Le duel très attendu entre la défense des Jaguars et l'attaque des Patriots a bien eu lieu. Un match acharné avec un scénario hollywoodien. Et une fois de plus, Tom Brady en sort vainqueur. Retour sur ce nouveau comeback qui envoie les Patriots à leur dixième Super Bowl. 

    Des surprenants Jaguars

    Les Patriots entament la rencontre avec un bon drive mais se cassent les dents en redzone. C'est donc Gostkowski qui offre les trois premiers points à ses couleurs. Mais en face, Blake Bortles prend la main et réalise une première mi-temps chirurgicale. Il trouve Marcedes Lewis dans la endzone pour donner l'avantage aux visiteurs. Un touchdown facile pour le vétéran. Seul joueur à avoir participé aux playoffs avec Jacksonville dix ans plus tôt. 

    L'attaque des Jaguars semblent bien plus en forme que celle des Patriots. Et la défense de Matt Patricia est impuissante. Après un nouveau drive complet, c'est le très puissant Leonard Fournette qui enfonce Kyle Van Noy et donne 11 points d'avance à son équipe. 14 - 3, coup de froid dans les travées. 

    QT2 7:06 TD de Leonard Fournette JAX 14-3 NE

    Et comme si ce n'était pas assez pour les spectateurs impuissants, ils voient Gronk sortir groggy après un plaquage illégal de Barry Church. Le tight end, touché à la tête, ne retournera pas sur le terrain. Mais sans Rob Gronkowski, les Patriots parviennent à inscrire un touchdown. Une interférence de A.J. Bouye sur Brandin Cooks offre un beau gain aux locaux qui ponctuent ce drive avec une course d'un yard de leur machine à scorer en playoffs : James White. Les Jaguars auront la possession et mènent de 4 points à l'entame de la deuxième période. Un score flatteur... pour les locaux ! Pour l'anecdote, c'est la première fois depuis 2009 que l'équipe en déplacement mène à la pause de l'AFC Championship Game (Jets 17 - 9 Colts).

    Un troisième quart contrôlé pour les Jaguars

    Alors qu'on imagine voir une toute autre rencontre en deuxième mi-temps, les Jaguars creusent l'écart grâce à un joli field goal de Josh Lambo. 54 yards et l'écart passe à 7 points. 

    L'attaque des Patriots est incapable de courir et se voit testée face à des joueurs très explosifs comme Telvin Smith. La ligne offensive de Brady fait son possible pour contenir la pression adverse. Bortles continue son petit bonhomme de chemin pendant que Fournette réalise quelques plays intéressants. Lambo donne 10 points d'avance à son équipe dès l'entame du quatrième quart temps. Une nouvelle fois, Brady est condamné au miracle face à la meilleure défense de la ligue dans plusieurs catégories. 

    Alors que les Patriots tentent le tout pour le tout avec un trick play, c'est Jacksonville qui fait subir un ascenseur émotionnel aux fans présents dans le stade. Brady trouve Danny Amendola, qui renvoie une passe vers Dion Lewis de l'autre côté du terrain. Alors qu'on pense que Lewis va gagner quelques dizaines de yards, Myles Jack force et recouvre le fumble. Match plié ? Pas encore... 

    Danny "Playoffs" Amendola 

    Piqués au vif, Brady reprend les choses en main. Il convertit une troisième et 18 vers Danny Amendola avant de trouver ce même Amendola, surnommé à juste titre Danny Playoffs Amendola par Gronk, pour ramener les Patriots à 3 petits points des hommes de Doug Marrone. 17 - 20, la tension est à son comble. 

    Les Jags semblent vouloir tuer le chrono mais en oublient de jouer. Ils perdent un peu les pédales et semblent incapables d'arracher le moindre first down face à une défense qui sort de sa coquille à un moment clé. Il reste moins de 5 minutes à jouer et Brady a la possession de la balle sur les 30 yards adverses suite à un beau de l'inévitable... Amendola ! 

    Et qui d'autre que le numéro 80, Amendola, pour donner l'avantage au sien sur un catch hallucinant dans le fond de la endzone. Un effort impressionnant pour un touchdown presque libérateur. Il reste 2 minutes 48 à jouer. Rien n'est fait. Après avoir souffert pendant trois quarts-temps, Brady réalise un dernier quart plus que complet : 9/14, 138 yards et surtout deux touchdowns. 

    Un drive qui commence bien pour les Jaguars avec une passe de 29 yards vers Dede Westbrook. Voilà les Jaguars à 38 yards du bonheur. Mais Bortles subit un sack et un fumble recouvert par son lineman. Troisième et 19 et finalement 4 et 15, balle de match : il cherche Westbrook mais Stephon Gilmore défend la passe et envoie les Patriots au Super Bowl ! Tout un symbole, c'est Lewis qui offre le first de la victoire pour sa première portée depuis son fumble. Score final : 24 - 20. Un match fou, comme on en a vu plus d'un avec le numéro 12 au centre. 

    Un huitième Super Bowl pour Brady 

    Après de nombreuses spéculations, Brady ne semblait pas trop dérangé par sa blessure à la main. Une chose est sûre, cette blessure ne l'a pas empêché de décrocher son ticket pour son huitième Super Bowl ! Face à la meilleure défense contre la passe, Brady termine la rencontre avec 26/38 pour 290 yards et deux touchdowns. Cooks termine la rencontre avec 100 yards mais un drop qui aurait pu coûter cher. C'est une nouvelle fois Amendola qui a sorti le grand jeu quand il le fallait avec ses 7 réceptions pour 84 yards et surtout deux touchdowns. 

    Des regrets

    Les Jaguars peuvent regretter cette défaite. Ils ont abandonné le jeu pendant les 20 dernières minutes de la rencontre. Offrant aux locaux plusieurs chances de revenir au score. Alors que lors du premier acte, les Jaguars semblaient bien en place offensivement, s'appuyant sur un Bortles méconnaissable (23/36, 293 yards, 1 TD). Est-ce le coaching qui a coûté la victoire aux visiteurs ? Peut-être.. Mais Bortles ne fût pas capable de retrouver son niveau en fin de match. Fournette termine la rencontre avec 76 alors que Allen Hurns termine avec 80 yards en 6 réceptions. Autre élément décisif, les trop nombreuses pénalités pour les visiteurs qui ont offert les first down à des Patriots qui en avaient bien besoin. 

    C'est la dixième fois que les Patriots iront au Super Bowl, la huitième de l'ère Brady-Belichick. Une fois de plus, Brady écrit l'histoire de ce sport. Rendez-vous à Minneapolis dans deux semaines pour savoir si les Patriots seront capables d'aller chercher un sixième titre. 

    Bonus

    En dessert, le trailer David vs Goliath avec John Malkovich concocté par CBS. Frissons garantis pour les spectateurs avant le coup d'envoi de la rencontre : 

     

    [lié à Patriots 24 - 20 Jaguars]

samedi 20 janvier 2018

  • [Preview] Le Vikings à une marche de leur Super Bowl !

    Dans la nuit de dimanche à lundi, les Philadelphia Eagles accueilleront les Minnesota Vikings pour le compte de la finale de Conférence Nationale et une place au Super Bowl LII. En cas de victoire, les Vikings deviendraient la première équipe à jouer le Big Game à domicile. Mais pour que ce rêve se réalise, il leur faudra aller gagner à Philadelphie, chez les N°1 de la saison régulière.

    Playoffs et Super Bowls : des expériences douloureuses

    Les deux équipes atteignent ce stade de la compétition pour la première fois depuis la saison 2009 pour les Vikings et 2008 pour les Eagles. Autant dire que les fans ont faim de succès. Autre point commun, leurs échecs au Super Bowl. Philly a perdu ses 2 finales jouées en 1981 (XV, Raiders) et en 2005 (XXXIX, Patriots), il y a 13 ans déjà. Pour Minneapolis, il faut remonter 41 années en arrière pour trouver leur 4e et dernière participation. A cette époque, ils deviennent la première équipe à perdre quatre finales, dont 3 en 4 saisons.

    Les deux clubs totalisent chacun 20 victoires en phases finales pour 21 défaites côté Eagles et 28 côté Vikings ! A côté, le bilan de 33-19 des Patriots laisse rêveur.

    Duel de défenses

    La défense des Violets est tout simplement la meilleure de la ligue en points (15,8 ppm) et en yards (275,9 ypm). Si elle a pris l'eau en 2e mi-temps le weekend dernier face aux Saints (24 points), elle avait en face d'elle Drew Brees. Dimanche, elle n'aura à faire "qu'à" Nick Foles. D'ailleurs, les statistiques en attaque des Aigles n'ont plus guère de sens pour ce match, tant elles étaient dues aux prestations "MVP-esques" d'un Carson Wentz perdu pour la saison (genou).

    Dès lors, comme contre les Falcons au tour précédent (victoire 15-10), le salut des locaux passe leur défense, la meilleure de la ligue contre la course (79,2 ypm). Côté turnovers, ils sont également redoutables avec un différentiel de +11, le meilleur de la NFC. Case Keenum et son attaque n'ont qu'à bien se tenir, les Brandon Graham (9,5 sacks), Fletcher Cox (pro bowl) ou autre Malcolm Jenkins (pro bowl) les attendent de pied ferme.

    La D des Vikings envoie quant à elle 3 joueurs au Pro Bowl : Anthony Barr (LB), Everson Griffen (DE) et Xavier Rhodes (CB).

    Case Keenum sera sous pression...

    La belle défense des Eagles, surtout contre la course, devrait forcer coach Mike Zimmer à prendre des risques si le jeu de course mené par Latavius Murray et Jerick McKinnon venait à être bloqué. Dans ce cas, la pression sera sur les épaules de Case Keenum et il faudra surement faire mieux que contre les Saints pour l'emporter. En effet, avant le TD miraculeux de Stefon Diggs à la dernière seconde, le QB a une fiche plutôt moyenne : 24/39, 157 yards, 0 TD et 1 Int., rating 59.5. Demain, il jouera dans l'atmosphère hostile et froide du Lincoln Financial Field de Philadelphie, bien loin donc de son U.S. Bank Stadium douillet.
    Hormis Diggs, Keenum pourra compter sur le WR Adam Thielen qui, avec ses 1276 yards en 91 réceptions, est devenu le 3e receveur non drafté depuis 1967 à passer les 1200 yards et 90 TDs sur une saison (Wes Welker et Rod Smith). Autre cible de choix, Kyle Rudolph, classé 2e TE de la ligue avec 8 TDs. Ses 37 TDs en carrière sont un record de la franchise.

    ...Nick Foles aussi

    Nick Foles a à peu près le même souci que son homologue : il va jouer une grosse défense et il se sait attendu. Si ses statistiques en playoffs sont plutôt bonnes (73%, 2 TDs, 0 Int et 102,4 de rating en 2 matchs), il évolue dans un système conçu pour Wentz, capable de partir à la course à tout moment. Coach Doug Pederson tente depuis plusieurs semaines maintenant d'ajuster son attaque pour qu'elle corresponde mieux à Foles ; mais pour l'instant force est de constater que l'efficacité n'est pas au rendez-vous. On se souvient de la victoire hallucinante face aux Oakland Raiders (19-10) en week 16 et celle de la semaine dernière ne suffit pas à convaincre. Sans compter que lui aussi a bénéficié d'un petit miracle quand sa passe complètement manquée rebondis sur le genou de Keanu Neal avant d'atterrir dans les bras de Torrey Smith ! Comparée à l'Immaculate Reception des Steelers '72, elle permet aux Eagles de marquer 3 points précieux juste avant la mi-temps.

    Foles a pourtant un trio de receveurs impressionnants : Alshon JefferyNelson Agholor et le TE Zach Ertz ; le seul de la NFL avec 8 TDs chacun. Au sol, le champion en titre LeGarrette Blount (9 TDs en 9 matchs de playoffs) et le transfuge de Miami Jay Ajayi auront un rôle déterminant à jouer pour enlever de la pression à Foles.

     

    Vikings ou Eagles, Eagles ou Vikings, le choix est compliqué entre les N°1 et 2 de la NFC, à égalité avec leur bilan de 14-3, et le combat promet d'être âpre. Et si vous cherchez dans les signes du destin pour faire votre pronostic, sachez que les équipes ayant bénéficié d'un "miracle" pour gagner en playoffs, n'ont jamais gagné le Super Bowl, comme le rappel @PickSixPreviews :

    Enfin, nous rappelons qu'un concours de pronostic est ouvert sur notre page FaceBook. En jeu : un bon d'achat de 20 EUR à valoir chez notre partenaire, TouchdownShop.fr !

    [lié à Eagles 38 - 7 Vikings]

mercredi 17 janvier 2018

  • [Preview] Sacksonville s'invite chez Tom Brady

    La finale de l'AFC verra s'opposer deux franchises aux styles et histoires bien différents. Les Patriots participeront à leur septième finale de conférence consécutive alors que les Jaguars n'ont plus atteint ce stade de la compétition depuis 1999. À domicile, les Patriots partent favoris mais la défense des Jaguars a tout pour secouer Brady.

    Un vieil habitué 

    En seize ans, Tom Brady a atteint ce stade à douze reprises. Sur ce laps de temps, 75% du temps, les Patriots participent à la finale de conférence. Une statistique absolument hallucinante. Sur les sept finales de conférence à domicile, Brady n’en a perdu qu’une seule. L’avantage du terrain peut être décisif dans ce genre de rencontre.

    Meilleure défense VS meilleure attaque

    Sacksonville

    Difficile de parler des Jags sans aborder dans un premier temps de leur défense de fer. Ils disposent d’armes dangereuses à plusieurs niveaux de la défense. Une ligne imposante emmenée par un Calais Campbell qui en est à 14,5 sacks cette saison suivi de près par Yannick Ngakoue avec ses 12 sacks. Telvin Smith, quant à lui, mène la ligue en touchdowns défensifs inscrits : trois cette saison, dont un la semaine dernière face aux Steelers. Au niveau des cornerbacks, c’est le jeune Jalen Ramsey qui attire les regards alors que son coéquipier A.J. Bouye mène son équipe en interceptions avec six cette saison.

    Avec 59 sacks cette année, les hommes de Doug Marrone ont bien des armes pour mettre la pression sur Brady. Ils disposent d’un noyau tellement riche qu’ils peuvent se permettre de mettre une pression avec 4 joueurs, laissant 7 joueurs en couverture. Pouvoir mettre la pression avec seulement quatre joueurs sera l’une des clés du match pour les visiteurs. Face à la passe, ils ne concèdent que 169 yards en moyenne par rencontre, premiers dans la ligue dans cette catégorie. Pourtant, cette défense a un petit point faible : la défense face à la course. Concédant plus de 115 yards par match au sol, leur donnant la 21ème place dans cette catégorie. Mais en points concédés, la franchise de Jacksonville est deuxième de la ligue avec à peine 16,8 points.

    Une recette connue et reconnue

    Rien de neuf du côté de New England, une attaque qui tourne et qui accumule les yards. Elle se rapproche des 395 yards en moyenne par match. Brady sort d’une performance rassurante face aux Titans et pourra compter sur un nouveau retour : Rex BurkheadChris Hogan et James White, revenus la semaine dernière, ont joué un rôle très important lors du Divisional Round avec un total de trois touchdowns.

    Il faudra suivre de près les runnings backs, tant Dion Lewis que White ou encore Burkhead. Rob Gronkowski sera mis au défi mais est prêt à tout pour donner la victoire aux siens. Autre élément à suivre de près : Danny Amendola. Danny Playoffs Amendola, comme le surnomme Gronk, semble avoir pris le rôle d’Edelman en playoffs avec 11 réceptions pour 112 yards face aux Titans. Il sera un véritable défi de le couvrir pour la secondary des Jags.

    Les matchups à suivre

    Dès le début du match il sera intéressant de voir si la machine Leonard Fournette est capable de marcher sur une défense des Patriots qui s’est solidifiée au fil des semaines. Statistiquement, les Patriots trustent les dernières places dans certaines catégories défensive (29ème en yards concédés, 30ème face à la passe et 20ème face à la course). Mais ces stats ne sont pas révélatrices quand on voit que malgré ces yards engrangés, les adversaires des Pats n’inscrivent en moyenne que 18,5 points. Ce qui donne aux hommes de Belichick la cinquième défense en points concédés. Mais la défense aura du fil à retordre face à Fournette qui est en forme après ses 3 trois TD face aux Steelers. Kyle Van Noy aura un rôle primordial et devra sortir un tout grand match pour donner une chance à la défense de stopper les courses de Fournette et T.J. Yeldon.

    Belichick risque de tout faire pour effacer l’impact de Fournette, laissant à Blake Bortles les clés de l’attaque floridienne. À lui de prendre le dessus et de tenter de mettre en défaut les Malcolm Butler et Stephon Gilmore. Bortles était vivement critiqué mais a sorti une magnifique prestation face aux Steelers et il sera sans aucun doute l’homme providentiel pour les Jaguars dimanche.

    Dans la même catégorie, il faudra voir si Lewis confirme son bon état de forme face à de tels joueurs. Il est l’un des principaux protagonistes des victoires récentes de la franchise de Robert Kraft.

    Pass Rush vs Oline

    Le pass rush des Jaguars n’a de cesse de faire parler de lui. En face, Brady aura besoin d’un relatif confort dans la poche pour réaliser une bonne prestation. Ce sera l’élément le plus important de la rencontre. Si la pression arrive sur Brady, il peut perdre ses moyens comme se fût le cas face aux Broncos ou encore aux Ravens il y a quelques années. Mais la ligne offensive des Patriots semble se renforcer également. Brady n’a subi aucun sack la semaine passée, tout comme Blake Bortles d’ailleurs.

    Qui pour stopper Gronk ?

    Tout le monde parle de Gronk et des joueurs susceptible de le couvrir. On parle de Jalen Ramsey mais il serait surprenant de voir un cornerback, bien qu’étant plus grand que de nombreux joueurs à son poste, garder le tight end. Cela pourrait déséquilibrer la défense à bien des égards. Rapidement, on verra quel système sera mis en place pour empêcher la liaison entre le #12 et le #87. 

    Coughlin, kryptonite des Pats ?

    Coughlin est le seul à avoir battu le duo Brady Belichick au Super Bowl. À deux reprises. Il n’est certes pas coach mais apportera son expérience pour ce type de rencontre. Mais ce sera à Doug Marrone de sortir son épingle du jeu pour tenter de remporter un véritable jeu d’échec face au maître en la matière, Bill Belichick.

    Le X factor

    Outre l'habituel avantage du terrain ou encore la très classique expérience utilisée à toutes les sauces, quels éléments/joueurs dont on parle peu pourrait jouer un rôle important dans cette rencontre ? Keelan Cole pourrait s'avérer être le cauchemar des Patriots cette saison. En effet, les cornerbacks des Pats ont régulièrement subi face à certains receveurs. Cole semble en forme et pourrait bien être la cible favorite de Bortles ce dimanche. En face, il ne faut pas sous-estimer l'impact que peut avoir un joueur comme James White qui est souvent un peu oublié derrière les Brady, Gronk, Brandin Cooks ou encore Lewis. Il est pourtant l'un des meilleurs 3rd down back de la ligue et pourrait sortir Brady de bien des misères face à cette défense. La météo à Foxborough pourrait jouer son rôle : de la neige, du vent ou encore un froid glacial pourraient changer le cours du jeu. 

    Rendez-vous ce dimanche à 21h, heure française, pour assister à ce duel qui s'annonce épique. 

    [lié à Patriots 24 - 20 Jaguars]

lundi 15 janvier 2018

  • Miracle dans le Minnesota : Diggs envoie les Vikings en finale NFC

    Le football américain est un sport de millimètres (*) où rigueur et précision sont les maitres mots pour aller loin en playoffs. Mais parfois, il nous offre des moments de folie, comme hier soir lors du dernier match de Divisional Playoffs entre les Minnesota Vikings et les New Orleans Saints. Menés d'un point (24-23) à 10 secondes de la fin et sans temps-mort, les Violets ont besoin d'un miracle pour gagner. Case Keenum lance une passe longue captée par Stefon Diggs le long de la ligne de touche. Le free safety Marcus Williams se troue complètement sur son intervention et Diggs rejoint la end zone sans être touché. Ce touchdown de 61 yards envoie les Vikings à Philadelphie où ils joueront leur 10e finale NFC, la première depuis 2009.

    Cet incroyable final termine un match où l'équipe en tête a changé 4 fois lors des dernières 3:01.

    Le final

    Menant 20-14, les Vikings doivent se dégager mais Ryan Quigley voit son premier punt bloqué cette saison par Johnson. Avec 5:21 à l'horloge, les Saints démarrent sur les 40 yards de Minnesota.

    2:20 plus loin, Brees trouve Alvin Kamara dans la end zone (15 yards) et les Saints sont pour la première fois en tête au tableau d'affichage. 21-20 Saints @ 3:01.

     

    Derrière le 2-minute warning, Keenum une passe lobée pour Adam Thielen qui réussit une réception fantastique (24 yards).


    20 secondes plus tard,Kai Forbath passe un field goal de 53 yards. 23-21 Vikings @ 1:29.

    Mais laisser 89 secondes et un temps-mort à Drew Brees pour gagner un match est beaucoup trop. Sur une 4e-et-10 à :45, il trouve Willie Snead pour 13 yards et le first down. 16 secondes plus tard, Wil Lutz ne tremble pas et passe le field goal de 43 yards pour un donner un avantage que l'on pense décisif alors. 24-23 Saints @ :25.

    Keenum, Diggs et le malheureux Williams nous ont encore prouvé le contraire.

    Les Saints à 2 doigts de réaliser le 2e comeback de l'histoire !

    Menés 17-0 (**) à la mi-temps, les Saints savent déjà qu'ils doivent réussir le plus grand comeback de leur histoire en playoffs. Et quand Michael Thomas réduit l'écart à 1:18 de la fin du 3e quart-temps, nous sommes dans une configuration similaire à celle du dernier Super Bowl. Les Patriots sont en effet la seule équipe à avoir remonté 17+ points lors des 17 dernières minutes.

    Après un début de match compliqué, marqué par 2 interceptions, Brees réussit une 2e mi-temps quasi parfaite, soldée par 3 TDs, qui permet à New Orleans de revenir sur leur adversaire. 

    (**) Ce n'est que le 5e match où l'équipe dirigée en attaque par Brees depuis 2006 reste muette en 1ère mi-temps et la première fois depuis le 28/09/2014 (62 matchs).

    Le film du match

    QT1 @ 9:45 : TD de 14 yards à la course de Jerick McKinnon qui profite d'un superbe bloc de Riley Reiff. 7-0 Vikings.

    QT1 @ 4:42 : FG de 20 yards de Forbath. 10-0 Vikings. 54 yards en 2 pénalités successives pour passe interférence sur Ken Crawley.

    QT1 @ 1:06Andrew Sendejo réussit une superbe interception de Brees qui cherchait Ted Ginn Jr.

    QT2 @ 9:58 : TD à la course de Latavius Murray (1 yard). 17-0 Vikings.

    QT2 @ 5:38 : Après le TD annulé de Ginn pour illegal shift, la passe de Brees est contrée par Everson Griffen et interceptée par Anthony Barr. Les Saints étaient dans la red zone.

    QT2 : une fin de quart-temps marqué par 2 field goals manqués

    Les Saints ont une dernière chance de mettre des points au tableau d'affichage avant la mi-temps mais Wil Lutz manque son coup de pied de 58 yards à 21 secondes de la mi-temps.

    De retour en attaque, les Vikings réussissent à se mettre en position pour marquer à l'heure tour mais, à l'instar de Lutz, Kai Forbath échoue sur sa tentative de 49 yards.

    QT3 : En fin de 3e quart-temps, Sendejo est séché par Michael Thomas (commotion cérébrale). Sur le jeu suivant, Thomas capte le lancer de Brees pour le 1er TD de New Orleans (14 yards).  17-7 Vikings @ 1:18.

    Neuf secondes plus tard, Case Keenum force sa 1ère passe du match qui est interceptée par Marcus Williams ! New Orleans se retrouve à 30 yards de la end zone du Minnesota.

    QT4 : Trois minutes plus tard, Brees se connecte ce nouveau avec Thomas pour son 2e TD en 3 minutes 9 secondes. 17-14 Vikings @ 13:09.

    Les Vikings repartent, Sean Payton gaspille ses temps-morts

    Les Vikings se ressaisissent immédiatement à commencer par Keenum qui lance la plus longue passe du match (27 yards) pour Jarius Wright. Payton demande la révision vidéo mais perd logiquement son 1er challenge et temps-mort.
    Trois jeux plus loin, Keenum se débarrasse du ballon pendant qu'il va au sol. La passe incomplète plutôt que le sack, voilà qui permet à Forbath de tenter un autre field goal de 49 yards. Mais avant cela, Payton gaspille son dernier challenge et un 2e temps-mort.
    L'interruption ne perturbe pas Forbath qui marque les 3 premiers points des Vikings dans cette 2e mi-temps. 20-14 Vikings @ 10:12.

    Les deux équipes auront une possession chacune ce qui nous conduit au punt contré de Quigley et à ces 5 dernières minutes rocambolesques.

     

    Ce final incroyable met fin aux espoirs des fans des Saints de voir Tom Brady et Drew Brees s'affronter dans un Super Bowl. Mais pour ceux des Vikings, le rêve de jouer un Super Bowl à la maison continue, mais il faudra passer avant par Philadelphie.

    (*) a sport af inches

    [lié à Vikings 29 - 24 Saints]

  • La sensation Jacksonville

    Dans le premier "Divisional" joué ce dimanche, les Jaguars de Jacksonville se déplaçaient à Heintz Field dans l'antre des Steelers de Pittsburgh pour tenter de décrocher une place en finale de conférence face aux New England Patriots.

    Douche froide d'entrée pour les Steelers

    Les Jaguars débutaient le match de la meilleur des façons puisque dès leur premier drive, le RB rookie Leonard Fournette passait par dessus la défense noir et or pour inscrire le premier touchdown de la rencontre. C'est même la douche froide pour les locaux lorsque Big Ben est intercepté par Myles Jack et que Leonard Fournette décidément très en jambe réussie une course autoritaire de 18 yards en coin pour finir dans l'en-but (14-0 Jags).

    Quelques actions plus tard, Fournette se blesse au pied et doit rentrer au vestiaire pour se faire ausculter. Mais c'est son compère T.J. Yeldon qui prenait le relais de la plus belle des façons avec un 3ème touchdown à la course pour les visiteurs sur une percée de 4 yards tout en puissance (21-0 Jags). Nous sommes au début du second quart-temps et les locaux doivent réagir. C'est ce qu'ils vont réussir à faire lorsque Big Ben trouve Antonio Brown pour une passe de 23 yards qui remet les siens à deux possessions (21-7 Jags).

    La "D" des Jags passe à l'action

    Alors que le match semble s'être rééquilibré, la Défense de Jacksonville allait mettre sa marque sur le match lorsque Yannick Ngakoue sackait Ben Roethlisberger, provoquant par la même occasion un fumble recouvert par Telvin Smith qui remonte le ballon sur 50 yards pour marquer un nouveau touchdown. Les Jaguars mènent 28 à 7 et Heintz Field est sous le choc.

    Oui mais voilà, les Steelers allaient encore réagir lorsque Ben Roethlisberger lançait une bombe dans les derniers instants du quart-temps pour trouver Martavis Bryant qui signait un touchdown de 36 yards. La première mi-temps a tenue toutes ses promesses et les Jaguars sont devant 28-14.

    Les Steelers de retour

    Leonard Fournette est de retour en ce 3ème quart-temps mais c'est son homologue Le'Veon Bell qui allait se faire remarquer en captant une petite passe lobée savamment distillée par Big Ben qu'il va convertir en touchdown.




    Les Steelers sont de retour et ils ne sont plus qu'à une possession (28-21 Jags). D'autant que la défense fait le job et qu'ils récupèrent rapidement la balle. Le match à tendance à s'équilibrer en cette fin de 3ème quart-temps. Bortles use et abuse de "Screen Pass" vers ses RB mais ce n'est pas suffisant et on entre désormais dans le dernier quart-temps.

    Les équipes spéciales de Pittsburgh se mettent alors en évidence en contrant un punt et en récupérant ainsi le cuir en position favorable au milieu de terrain. Le'Veon Bell est toujours aussi virevoltant mais ce n'est pas suffisant et Big Ben rate une passe sur une 4ème tentative et 1 redonnant la possession aux Jags. Blake Bortles va alors réussir une belle série de passes dont une bombe au Rookie Keelan Cole.

    Le voilà dans la "red zone" où Leonard Fournette va terminer le travail avec son 3ème touchdown du jour sur une course de 3 yards. L'équation se complique sacrément pour les Steelers alors qu'il reste 10 minutes à jouer et qu'ils sont menés 35 à 21.

    Fournette devient le 1er RB de l'histoire à marquer 5 TDs aux Steelers sur une saison !

    Une fin de match à suspens

    Nous voici avec une 4ème tentative et 9 yards pour les Steelers et Ben Roethlisberger réitère une bombe de 43 yards captée miraculeusement par Antonio Brown : touchdown Steelers !

    Ce match commence à atteindre des sommets et les Steelers ne sont plus menés que 35 à 28.  Mais voici que Blake Brotles trouve T.J Yeldon qui transperce la défense de Pittsburgh. Les Steelers doivent faire un "stop" pour espérer renverser la vapeur. Mais le Jags semblent voler sur l'eau cette après-midi et c'est cette fois le FB Tommy Bohanon qui capte la passe de son QB pour un nouveau touchdown. Les visiteurs qui prennent désormais le large 42-28 à 6 minutes du terme.

    Pittsburgh repart néanmoins de l'avant et après quelques actions bien senties, l'attaque se retrouve dans les 20 yards adverses. Il reste un peu plus de 2 minutes à jouer lorsque Big Ben parti pour courir décide de faire une passe arrière à Le'Veon Bell toujours aussi impressionnant dans sa capacité à effacer ses adversaires et c'est le touchdown (42-35 Jags) !

    Pittsburgh tente alors un Onside Kick mais celui-ci est mal exécuté et redonne le ballon aux Jags. Josh Lambo passe alors un coup de pied de 45 yards qui douche les derniers espoirs de Pittsburgh. Sur leur dernière possession, les Steelers réussiront un inscrire un dernier touchdown sur une passe de Roethlisberger pour JuJu Smith-Schuster mais il ne reste qu'une seconde a jouer. On reparlera longtemps de ce choix contestable de tenter un "onside kick" alors que Mike Tomlin aurait pu faire confiance à sa défense !

    Coup de tonnerre dans l'AFC, à la surprise générale ce sont donc les Jaguars qui iront défier les Patriots à Foxboro après cette victoire convaincante 45-42 face à Pittsburgh. Au rayon statistiques, on notera les 109 yards et 3 TD de Leonard Fournette alors que du côté des Steelers, Ben Roethlisberger réussissait un impressionnant 37/58 pour 469 yards 5 TD et 1 INT.

    Insolite

    On termine sur la décision arbitrale gag du match :

    [lié à Steelers 42 - 45 Jaguars]

dimanche 14 janvier 2018

  • Chronique d'une victoire annoncée

    Les New England Patriots recevaient l’invité surprise de ce Divisional Round : les Tennessee Titans. Sur papier, les locaux partaient largement favoris et n’ont pas déçu. Pour son 35ème match en playoffs, Brady a contrôlé la rencontre. Les Titans ont fait illusion un instant avant de s’effondrer.

    Les Titans frappent en premier

    L’attaque des Patriots semble rouillée après cette semaine de repos. Marcus Mariota en profite et réalise un superbe drive. Il trouve d’abord Delanie Walker pour 36 yards, profite de sa vitesse pour aller chercher un nouveau first down et ponctue ce long drive avec une magnifique passe vers le rookie Corey Davis. C’est 0 – 7, le match semble lancé !

    Piqués au vif

    Il n’en fallait pas plus pour réveiller Tom Brady et compagnie. Bien aidé par Dion Lewis, le QB de 40 ans envoie une petite passe vers James White qui égalise rapidement. Et White, qui faisait son retour après une blessure, fonce vers un deuxième touchdown quelques minutes plus tard. L’attaque mise en place par McDaniels prend feu alors que la défense contient parfaitement la menace Derrick Henry.

    Un deuxième quart temps compliqué pour les visiteurs. Alors que les Patriots sont sur leur ligne des 9 yards en quatrième tentative et 10, une pénalité offre un first down inespéré à une attaque qui n’en demandait pas tant. La suite, on la connaît. La défense des Titans est incapable de contrôler les assauts adverses, tant au sol que par les airs. Et c’est Chris Hogan qui score également pour son retour de blessure ! 21 – 7 le match semble fort compromis pour les hommes de Mularkey.

    Une deuxième mi-temps sans histoire

    Dick Lebeau et sa défense ne trouvent pas les réponses face à Dion Lewis, Amendola et Gronk. Kevin Byard, très solide cette saison, n’est pas capable de contenir le tight end adverse alors que la défense des Patriots reste solide et applique une pression constante sur Mariota qui est sacké à plusieurs reprises.

    Lors du second acte, Brandon Bolden enfonce le clou. C’est 28 – 7 et le match est définitivement plié. Rien ne va plus à Tennessee qui voit Rob Gronkowski remporter une fois de plus son duel avec Byard pour aller chercher son dixième touchdown en playoffs ! On soulignera quelques sacks défensif et une secondary qui a tenu la route pour New England.

    Les Titans sauvent l’honneur avec un nouveau touchdown de Davis qui restera sans doute la seule satisfaction du jour du côté des visiteurs. Score final : 35 – 7.

    En bref

    Mariota n’a pas été en mesure d’inquiéter la défense de Patricia malgré une fiche correcte : 22/37, 254 et 2 TD. Symbole de l'impuissance des résidents de Nashville : Henry termine la rencontre avec 12 portées pour 28 yards à peine. 

    Brady dépasse une nouvelle fois les 300 yards (35/57, 337 yards, 3 TD) alors que c’est Amendola qui passe la barre symbolique des 100 yards au niveau des réceptions. Défensivement, on soulignera les 8 sacks dont deux pour Geneo Grissom et pour Deatrich Wise alors que les Titans n’ont pas été en mesure de sacker Brady une seule fois. Les Patriots participeront donc à leur septième finale de conférence consécutive ! Ils accueilleront un adversaire d’un tout autre calibre : les Steelers ou les Jaguars.

    Après une semaine de polémique concernant les rapports notamment entre Brady et Belichick, les Patriots ont montré qu’ils étaient soudés et déterminés à l’idée d’aller au bout cette année encore. Face à un adverse très moyen, ils ont néanmoins réalisé l’une de leur meilleure performance de l’année. Les retours de Hogan et White ont permis à cette attaque de redevenir fluide et diablement efficace. Prochaine étape : une finale de conférence à domicile dimanche prochain à 21h, heure française.

    [lié à Patriots 35 - 14 Titans]

  • Philly fait taire les sceptiques

    Portés par une excellente défense et un Nick Foles solide (246 yards), les Philadelphia Eagles ont décroché leur ticket pour la finale de conférence AFC, aux dépens des Atlanta Falcons.

    Pas favoris ? Que nenni. Premiers de la conférence nationale, mais considérés comme outsiders sur cette rencontre, les Philadelphia Eagles ont mis un point d'honneur à rectifier le tir face aux champions de conférence en titre.

    Les joueurs de Doug Pederson mettent pourtant pas mal de temps à rentrer dans cette partie. Arrivé dans la moitié de terrain adverse, Jay Ajayi (98 yards cumulés) commet un fumble néfaste qui rend le terrain aux Géorgiens et permet à Matt Bryant d'ouvrir le score sur field goal (0-3).

    Il faut attendre la fin du premier quart pour voir les Eagles répliquer enfin. Portés par une ligne offensive redoutable au sol, Jay Ajayi, Nelson Agholor puis LeGarrette Blount trouvent les brèches, jusqu'au touchdown en position Goal Line de l'ancienne star des Patriots. Le compteur est débloqué pour les Aigles, malgré la conversion manqué par Jake Elliott (6-3).

    Philadelphie prend le pouvoir mais retombe aussi dans ses travers. Sur un punt anodin de Matt Bosher, Bryan Braman touche le ballon et offre un excellent début de drive à l'adversaire près de sa zone rouge. Opportunité convertie par Matt Ryan qui alerte Devonta Freeman (33 yards cumulés, TD), sur un lob astucieux, dans l'en-but (6-10).

    L'offrande de Keanu Neal

    Menés, les coéquipiers de Nick Foles (23/30, 246 yards) frôlent la correctionnelle quand un lancer flottant file dans les mains de Keanu Neal. Mais le safety se troue complètement et fait rebondir le ballon dans les gants de Torrey Smith. Un cadeau qui coûte cher car Jake Elliott ne se prive pas pour ramener son équipe à un point sur field goal. 9-10 à la pause.

    Au retour des vestiaires, la parole est à la défense. Et à ce petit jeu-là, Philadelphie s'en sort à merveille, stoppant systématiquement la bande de Matt Ryan (22/36, 210 yards, TD). En face, après avoir compté sur son jeu au sol, Nick Foles prend quelques libertés aériennes et se connecte à trois reprises avec Alshon Jeffery (61 yards) pour faire bouger les chaînes. Insuffisant pour atteindre la end-zone mais suffisant pour prendre l'avantage, encore grâce à Jake Elliott (12-10). Bis repetita sur la série suivante, qui voit Jay Ajayi prendre la poudre d'escampette à la réception. Les locaux sont encore bloqués tout près de la terre promise, mais ils ont le mérite de creuser l'écart au pied (15-10).

    Moribonds en attaque, malgré les quelques fulgurances de Tevin Coleman (79 yards) au sol, les Falcons s'en remettent forcément à Julio Jones (101 yards) pour rester dans la partie. Le numéro 11 valide d'ailleurs une quatrième tentative importantissime qui amène Atlanta en territoire ennemie. "JJ" remet ça à deux reprises, dont la dernière sur une 3e & Goal arrêté à deux yards de l'en-but.

    4e à suivre, à une minute de la fin du chrono : c'est le jeu du match qui s'amène pour Dan Quinn et ses hommes. Sur le snap, Matt Ryan rolle sur la droite et tente d'alerter Julio Jones ... mais ce dernier est trop court. Passés tout près d'une interférence défensive sur cette action, les Eagles n'ont eu cure : ils filent en finale de conférence nationale, et défieront Minnesota ou New Orleans sur leurs terres pour une place au Super Bowl.

    Dans un duel d'oiseaux, en playoffs, on y laisse forcément des plumes. C'est le cas des équipes en déplacement, qui enregistrent une 10e défaite en autant de matches avec le revers géorgien. Atlanta, justement, va devoir profiter d'une intersaison décisive pour améliorer les nombreuses problématiques offensives de cette saison ...

    [lié à Eagles 15 - 10 Falcons]

vendredi 12 janvier 2018

  • [Preview] Les Steelers trop forts pour les Jaguars ?

    Habituellement dans la grande ligue, une affiche de playoffs entre les Seeds #2 et #3, qu’importe la Conférence, promet un duel serré et haletant. Exceptionnellement, cela ne devrait pas être le cas ce dimanche (19h), tant les Steelers partent favoris face à des Jaguars qui ont eu toutes les peines du monde pour vaincre de modestes Bills au tour précédent...

    L'histoire des Steelers-Jaguars

    Aussi surprenant que cela puisse paraitre, les Steelers sont menés par les Jaguars 13 victoires à 11. En playoffs, ces derniers ont remporté leur unique duel à Pittsburgh 31 à 29 il y a 10 ans (5/1/08). Si les Hommes d'Acier ont gagné 3 des 4 derniers affrontements, ils ont déjà perdu cette année à la maison !

    Des Jaguars pas si inoffensifs que ça ?

    10 années après leur dernière apparition, les Jaguars sont de retour dans les playoffs NFL et ont marqué le coup avec un succès face aux Bills de Buffalo (10-3). Une victoire serrée dans une rencontre qui ne restera certainement pas dans les Top Games de la ligue, mais une victoire quand même. Pas vraiment à la hauteur d’un tel événement, le quarterback Blake Bortles a alors signé là une de ses pires performances de la saison en ne complétant que 12 de ses 23 passes pour 87 yards et 1 touchdown.

    Heureusement pour eux, les Jags peuvent se reposer sur un puissant jeu au sol et une solide Défense. Au sol, Jacksonville a archi-dominé la NFL durant toute la saison régulière en avançant de 2262 yards. Ceci grâce notamment au Rookie Leonard Fournette qui a passé la barre des 1000 yards (1040 yards, deuxième rookie derrière Kareem Hunt) et inscrit pas moins de 9 touchdowns.

    De l’autre côté du cuir, la défense sait se montrer indomptable, face à la passe notamment. Avec un total de 21 interceptions, dont 6 signées par l’ancien Texan A.J. Bouye, et une moyenne de seulement 169 yards concédés dans les airs, la secondary floridienne a réalisé cette saison la deuxième meilleure performance de la NFL.

    Les Steelers prêts à faire parler la poudre ?

    Face à une telle escouade défensive, Ben Roethlisberger aura fort à faire. Et ça tombe bien, le quarterback vétéran sera armé pour faire face. Avec 4251 yards et 28 TD envoyés tout au long de la saison, il fait partie du Top 5 des QB de la ligue. Son pool de receveurs sera pour l’occasion au grand complet avec le retour du meilleur WR de la NFL Antonio Brown (1533 yds) qui offrira à Big Ben de nouvelles solutions parmi les efficaces Martavis Bryant et JuJu Smith-Schuster. Pour épauler tout ce beau petit monde et équilibrer le play-calling des Steelers, le head coach Mike Tomlin pourra aussi compter sur son running back vedette Le'Veon Bell et ses 1.291 yards parcourus au sol depuis le début de la saison.

    La clé du match ?

    L’élément qui sera donc sans doute déterminant dans ce troisième match au programme du Divisional Round devrait donc être l’opposition entre l’attaque de Pittsburgh et la défense de Jacksonville. Et rien ne semble être gagné d’avance pour les Steelers car, malgré ses impressionnantes statistiques, Roethlisberger est aussi l’un des quarterbacks encore en course pour le Super Bowl a avoir lancé le plus d’interceptions : 14 sur l’ensemble de la saison dont 5 face à ... ces même Jaguars ! Si ces derniers parviennent à réitérer la même performance et ainsi limiter l’avancée de leurs adverses, nul doute qu’ils pourraient de nouveau s’imposer au Heinz Field Stadium. Comme ils l’avaient fait il y a quelques mois, en Week 5, sur la marque de 9 à 30 . Et comme ils avaient aussi pu le faire il y a maintenant 10 ans, lors de leur dernier et unique affrontement en playoffs de la compétition, toujours sur le même terrain et sur la marque de 29 à 31. Cette fois-ci, Pittsburgh est prévenu !

    [lié à Steelers 42 - 45 Jaguars]

jeudi 11 janvier 2018

  • Gagnez des bons de réductions avec notre partenaire TouchdownShop.fr

    C'est parti ! Comme annoncé sur les réseaux sociaux le 7 janvier, vous allez pouvoir gagner des bons de réductions chez notre partenaire Touchdownshop.fr en pronostiquant le score d'un match déterminé par nos soins. Le vainqueur sera le premier à avoir donné le résultat exact. Si personne ne trouve la réponse, le bon sera remis en jeu la fois suivante. Voici le règlement :

    Où ?

    Sur notre page Facebook et/ou Twitter.

    Facebook : Like ! Bet ! Win !

    Il vous faudra Liker votre favoris et pronostiquer (Bet) en commentaire de la publication Facebook avant le début du match.

    Twitter : RT ! Bet ! Win !

    Il vous faudra Retweeter (RT) et pronostiquer en réponse au Tweet (Bet) avant le début du match.

    Note : Dans le cas où le concours est ouvert sur les deux réseaux, le vainqueur sera le premier à avoir trouvé le score exact tous réseaux confondus !

    Le bons

    Ils pourront aller de 10% à 20% de réduction (mais peut-être plus !) selon les matchs et sont cumulables avec les SOLDES !!!

     

    Match #1 : Titans @ Patriots, Divisional AFC 2017 (Facebook et Twitter)
    Match #2 : Vikings @Eagles, Finale AFC 2017 (Facebook uniquement)

    Bonne chance à tous !


  • NFL à Londres 2018 : 1 match de moins mais 3 nouveaux clubs !

    La NFL a dévoilé aujourd'hui le programme des International Series 2018 de Londres. Si le millésime 2018 proposera un match de moins que celui de 2017 (3 au lieu de 4), il permettra aux fans de voir évoluer trois nouvelles équipes : les Seattle Seahawks, les Philadelphia Eagles et les Tennessee Titans. Côté stade, le nouvel écrin des Tottenham Hotspurs accueillera pour la première fois un match NFL.

    Le calendrier

    SemaineDateVisiteurDomicileStade
    614/10/18Seattle SeahawksOakland RaidersTottenham Hotspur
    7 ou 821/10/18 ou 28/10/18Philadelphia EaglesJacksonville JaguarsWembley Stadium
    7 ou 821/10/18 ou 28/10/1Tennessee TitansLos Angeles ChargersWembley Stadium

    A la fin de la saison 2018, la NFL aura délocalisé 24 matchs de saison régulière à Londres, dont 18 à Wembley, et fait participer 29 des 32 franchises !

    De belles équipes viennent à Londres

    Si souvent nous avons pu critiquer les affiches proposées à Londres, la tendance est clairement à l'amélioration ces derniers temps. Cette saison, les 4 équipes qui ont gagné sur le sol britannique ont remporté leur division : les Jacksonville Jaguars (AFC Sud), les New Orleans Saints (NFC Sud), les Los Angeles Rams (NFC Ouest) et les Minnesota Vikings (NFC Nord).

    En 2018, 3 des 6 équipes participantes ont fait les playoffs cette saison (Philadelphia, Jacksonville, Tennessee) tandis que deux autres ont fini avec des bilans positifs (Seattle, LA Chargers).

    La billetterie !

    Les formules et prix des billets seront annoncés par NFL UK le 18 janvier. La NFL invite déjà les personnes intéressés à consulter la plateforme sur www.ticketmaster.com/nfl.


  • [Preview] Vikings - Saints : l'envie d'avoir envie

    Voilà une des belles affiches du divisional round, deux équipes qui ont des vraies qualités et qui méritent d'être là. C'est un duel qui oppose la deuxième franchise de NFC à la troisième. Un duel entre une défense de fer et une attaque de feu. 

    Deux équipes aussi qui devront être portées par leurs envies:

    • L'envie des playoffs que les Saints n'avaient pas retrouvés depuis 2011
    • L'envie d'une victoire à domicile. Les Vikings jouent non seulement chez eux mais dans le stade qui va accueillir le Super Bowl. Un Super Bowl gagné à domicile, ça ne s'est jamais vu !
    • L'envie de revanche pour les Saints, le premier match de la saison a déjà opposé ces 2 équipes au même endroit et il s'était soldé par un 29-19 pour les Vikings
    • L'envie de revanche pour les Vikings qui ont perdu les playoffs de 2010 contre les Saints 28 à 31
    • L'envie de montrer leur renouveau pour les Saints qui étaient la 27ème défense l'année dernière et qui sont désormais la 16ème meilleure défense
    • L'envie de montrer leur renouveau pour les Vikings qui avec Case Keenum semble avoir enfin trouvé de la stabilité au poste de Quaterback.

     

    Ce sont ces envies qui vont guider le match de dimanche soir ainsi que des points forts plus factuels que nous détaillons ci-dessous.

    Les points forts des Saints

    Les Saints finissent avec un total de 12-5 en saison régulière dont une belle série de sept victoires consécutives et sont leaders de la NFC Sud. New Orleans dispose de la deuxième meilleure attaque de la ligue (derrière les Patriots) avec en moyenne 458 yards et 28 points marqués par match. Ils sont top 5 dans les principales catégories offensives. 

    Le jeu à la course a été un des points forts indéniable des Saints cette année avec un duo Alvin Kamara  et Mark Ingram  qui cumulent plus de 1500 yards chacun, ce qui n'était jamais arrivé en NFL. À ces 3000 yards s'ajoute un total de 25 touchdowns. Douze pour Ingram et un de plus pour Kamara. 

    Drew Brees  reste l'un des meilleurs Quaterback NFL et qui détient le 3ème record du nombre de passes lancées en playoff. Si ses stats de cette année sont éclipsées par les performances du jeu de course, les Saints ont cruellement rappelés aux Panthers la semaine dernière qu'il fallait aussi compter sur Drew Brees.

    Pour soutenir Drew Brees, les Saints disposent d'un superbe receveur en la personne de Michael Thomas , l'un des trois meilleurs de la NFL avec plus de 100 courses et 1200 yards.

    Mais c'est également en défense que la différence se fait à l'image de Cameron Jordan  (13 sacks) et du jeune cornerback qui fait sensation cette année, Marshon Lattimore  (5 interceptions).

     Les Saints ont 6 joueurs sélectionné pour le pro-bowl: Drew Brees, Mark Ingram, Alvin Kamara, Cameron Jordan et Marshon Lattimore.

    Les points forts des Vikings

    Les Vikings ont été d'une régularité parfaite. Ils finissent la saison avec un total de 13-3, leur meilleur résultat depuis 1998 et sont leaders de la NFC Nord pour la deuxième fois en trois ans. Les Vikings ont la meilleure défense de la ligue avec à peine 250 yards et 15 points par match encaissés en moyenne. Une personne largement due à des présences impressionnantes à tous les niveaux de la défense.

    Les Vikings ont de très beaux joueurs en défense à l'image de Everson Griffen  (13 sacks) et Harrison Smith  (5 interceptions). Mais peuvent également compter sur un fantastique Xavier Rhodes pour couvrir les meilleurs receveurs de la ligue. Une défense qui semble n'avoir aucun point faible cette saison. En effet, ils sont premiers ou deuxième dans les quatre principales catégories statistiques : points encaissés (1er), yards concédés (1er), yards concédés à la passe (2ème) et finalement yards concédés au sol (2ème). Ce qui donnera sans nul doute du fil à retordre à Kamara, Bress et compagnie. 

    Les Vikings limitent cette année à 25% les troisièmes tentatives de leurs adversaires. Un record NFL depuis 1991 qui en dit long sur l'impact actuel de la défense mise en place par Mike Zimmer. Les Vikings sortent d'une semaine de repos grâce à leur deuxième position en NFC et ils jouent à domicile. Une semaine qui permet de reposer les organismes et soigner certaines blessures. 

    Les Vikings ont quatre joueurs sélectionnés pour le pro-bowl: Anthony Barr, Everson Griffen, Xavier Rhodes et Adam Thielen.

    Le facteur X

    Mais les points forts de ces équipes sont connus de tous, d'autres éléments ont été correct mais restent incertains malgré tout. À commencer par celui qui devra continuer sur sa belle lancée : Case Keenum. Il a réalisé sa meilleure saison et semble avoir trouvé la franchise dont il avait besoin à Minneapolis. La performance du quarterback sera déterminante. Son manque d'expérience en playoffs pourrait coûter cher mais il sera probablement très bien protégé par sa ligne offensive imperméable et a toute les chances d'offrir à son public une finale de conférence. 

    La défense des Saints s'est renforcée et a pris confiance au fil de la saison. Après une entame plus qu'hasardeuse, ils ont su trouver un équilibre permettant à l'équipe d'enchaîner les victoires. Mais face au très solide running game des Vikings, les Saints auront fort à faire. Le duel entre les linebackers des Saints et le running game des Vikings sera l'une des clés du match. Un bon jeu au sol permettra aux locaux de priver Brees de ballon, ce qui donne à Latavius Murray l'occasion de briller ! 

    En bref

    Sur papier, ce match sera sans doute le plus beau du weekend. L'engouement des Vikes à domicile face à la détermination et l'expérience des Saints. Difficile d'annoncer un vainqueur dans ce duel entre la meilleure défense de la ligue et l'attaque la plus redoutée de NFC. En cas de victoire, les Vikings, tout comme les Saints, pourraient jouer la finale à domicile si les Falcons l'emportent samedi. Si pas, le vainqueur se déplacera à Philadelphie. Un match qui pourrait se jouer à l'envie ! 

    [lié à Vikings 29 - 24 Saints]

mercredi 10 janvier 2018

  • [Preview] Eagles-Falcons, un pronostic difficile

    Philadelphie ou Atlanta ? Eagles ou Falcons ? Difficile de désigner un favori pour ce match comptant pour le Divisional Round NFC (samedi à 22h35), le 4e en playoffs entre ces deux équipes. Les Eagles sont les N°1 et ont l'avantage de recevoir mais les Falcons sont sur une bonne dynamique et la victoire à Los Angeles aura renforcé leur capital confiance.

    Dynamiques opposées

    Si Philadelphie a égalé leur meilleur total de victoires (13 comme en 2004), elle l'a fait grâce à une attaque emmenée par le QB Carson Wentz, perdu pour la saison lors du match de la 14e semaine face aux Rams. Samedi, ce sera Nick Foles, un match de playoffs perdu en 2014 au compteur, qui sera aux commandes. Or, si c'est un bon passeur, il n'a pas les qualités de coureur de son coéquipier (299y gagnés) et cela s'est vu lors des derniers matchs, notamment lors de la très poussive victoire à domicile face aux Raiders.

    En face, Atlanta a gagné 4 de ses 5 derniers matchs, ne perdant qu'à la Nouvelle-Orléans dans un match marqué par les pénalités (10 pour 91 yards) et un 2/13 (15%) sur les conversions de 3e tentative. La semaine dernière à Los Angeles, les Falcons ont limité la meilleure attaque de la NFL (29,9 ppm) à 13 petits points, le jeu de course a progressé (119 yards) et Matt Ryan n'a pas été trahi par ses receveurs, souvent coupable de drops cette saison.

    L'histoire des Eagles-Falcons

    Les Eagles mènent la série 18-14-1 dont 2-1 en playoffs ; toutefois, leur dernière confrontation remonte au 23/01/2005 (saison 2004). Les Aigles accueillaient leurs adversaires pour le compte de la finale de Conférence NFC et l'emportèrent face à la bande à Michael Vick, 27-10. Deux semaines plus tard, ils s'inclinèrent face aux Patriots lors du Super Bowl XXXIX.

    Le dernier match entre les deux équipes a un peu plus d'un an. Les Eagles avaient battu à domicile les Falcons 24 à 15 lors de la week 10 (13/11/2016).

    Le point sur les Eagles 

    Ils ont remporté la NFC Est pour la première depuis 2013 en également leur record de victoires (13 en 2004). Avec un différentiel de points de +162, ils sont premiers ex-aequos avec les Patriots. Si l'attaque aérienne a été redoutable avec notamment les 33 passes de TD de Wentz, celle au sol profite des charges de LeGarrette Blount pour se classer 3e NFL avec 132,3 ypm. La défense peut poser d'énorme problème aux Falcons car elle concède peu de points (4e avec 18,4 ppm) et est 1ère contre la course avec 79,2 ypm alloués seulement. Autre point fort, souvent important en playoffs, le différentiel de pertes de possession est très largement à leur avantage avec +11 (1er NFC).

    En bref :

    • Coach : Doug Pederson fera ses débuts en phase finale
    • Coureurs : Jay Ajayi a joué les Falcons une fois dans sa carrière, le 15/10 dernier quand il jouait pour... Miami. Il a gagné 130 yards ce jour-là. Blount a marqué 8 TDs à la course en 8 playoffs. Avec 59 TDs au sol depuis ses débuts en 2010, il se classe 3e ex-aequo.
    • ReceveursAlshon Jeffery a gagné 136 yards lors de son seul match contre Atlanta (12/10/2014) alors qu'il jouait à Chicago. Nelson Agholor réussit la meilleure saison de sa jeune carrière avec 62 réceptions, 768 yards et 8 TDs. Le TE Zach Ertz a inscrit 8 TDs (2e pour un TE) et gagné 824 yards (3e pour un TD). Ce trio est le seul de la ligue avec au moins 8 touchdowns marqués chacun.
    • D-Line : le DE Brandon Graham est le meilleur sackeur de son équipes avec 9,5 sacks (record personnel). Il avait sacké Ryan lors du match de l'an dernier. Le DT Fletcher Cox est l'un des 6 DTs à compiler +10 sacks (12) et  +2 Fumbles forcés (2) depuis 2016. Le DE Derek Barnett est le 2e meilleur sackeur rookie de la NFC avec 5 sacks.
    • Defensive Backs : Le CB Patrick Robinson mène son équipe avec 4 INTs et 18 passes défendues. Le S Malcolm Jenkins a 16 plaquages et 1 sack lors de ses 3 derniers matchs de playoffs.
    • Linebacker : Nigel Bradham est le meilleur plaqueur de son équipes avec 88.

    Le point sur les Falcons

    Les Falcons ont gagné 3 de leurs 4 derniers matchs de playoffs mais la défaite au Super Bowl l'an dernier est encore dans leur esprit et est certainement l'une des raisons de leur saison mitigée. Ils sont 3e NFC (8e NFL) en yards gagnés par match avec 364,8. Avec 19,7 ppm concédés, ils ont la 8e défense de la NFL.
    Ils sont avec Seattle la seule équipe NFC à avoir 2 joueurs à 100+ plaquages : le LB Deion Jones (138) et le S Keanu Neal (113).

    En bref :

    • Coach : Dan Quinn a mené son équipe en playoffs 2 fois lors de ses 3 premières saisons. Son bilan en phase finale est de 3-1. En comptant la période où il était le coordinateur défensif des Seahawks, son équipe a participé à 3 des 4 derniers Super Bowl (1v-2d).
    • QB : Celui qui a perdu un Super Bowl avec un rating supérieur à 140 (!) réussit très bien en playoffs. Matt Ryan a encore franchi les 100 de QB rating contre les Rams le week-end dernier, portant sa série à 5 matchs de playoffs consécutifs à au moins 100. Seul Joe Montana a fait mieux avec 8. Sur ces 5 matchs, il a lancé pour 1628 yards (325,6 ypm), 13 TDs et seulement 1 INT pour un rating de 124,2. Son pourcentage de passes réussies est supérieur à 70% dans ces 5 matchs ce qui constitue la 2e série la plus longue de l'histoire.
      Toujours concernant cette évaluation, il a 102,4 en carrière (minimum 150 passes tentées) ce qui fait de lui le 3e meilleur QB en phases finales. Seules les Hall of Famers Bart Starr (104,8) et Kurt Warner (120,8) le devancent.
      Avec 41796 yards lancés sur ses 10 premières saisons, il dépasse le record de Peyton Manning de 170 yards.
      Enfin, il réussit assez bien contre les Eagles avec 10 TDs et 5 INTs pour un rating de 100,3 lors de ses 4 derniers matchs contre eux.
    • Coureurs : les Falcons comptent beaucoup sur la performance de leurs 2 RBs Devonta Freeman et Tevin Coleman pour franchir la redoutable défense contre la course des Eagles. Freeman cherchera samedi son 5e match de playoffs avec un TD.
    • Receveurs : s'ils ont Mohamed Sanu ou le TE Austin Hooper, les Falcons disposent surtout de l'un des plus explosifs receveurs de la ligue en la personne de Julio Jones. Il mène la NFC (2e NFL) avec 1444 yards. Dans ses 5 derniers matchs de playoffs, il compile 39 réceptions pour 610 yards (122 ypm !) et 6 TDs. Seul ombre au tableau cette année, ses TDs dans la zone rouge sont rares (3). Il en a cependant inscrit un le weekend dernier.
      Lui aussi aime bien jouer Philly puisque sur les 3 derniers matchs, il a capté 24 ballons pour 399 yards et marqué 3 TDs !
    • D-Line : le Center Alex Mack est la clé de voute de la O-line de Falcons. Sa saison est récompensée par une 5e sélection au Pro Bowl.
    • Defensive Backs : Blessé l'an dernier, Desmond Trufant a fait un bon match face au Rams. L'autre CB, Robert Alford, a été excellent cette saison avec 20 passes défendues (4e NFL). Le S Keanu Neal mène les safetys NFC avec 113 plaquages. Lors du dernier match contre les Eagles, il en a effectué 9 et a forcé un fumble.
    • Linebacker : Deion Jones réalise la meilleur saison de sa carrière avec 138 plaquages (2e NFC). En 4 matchs de playoffs, il a forcé un fumble, réalisé 1 INT et défendu 4 passes. En forme, il a effectué 10 plaquages contre les Rams le weekend dernier. A ses côtés, Takkarist McKinley est le seul rookie avec 5+ sacks (6) et 2+ fumbles forcés (2). Vic Beasley a quant à lui réalisé 2 sacks et forcé un fumble lors du dernier match contre les Eagles.

    Voici de quoi vous aider à pronostiquer l'issue du match. La clé se situera probablement dans la réussite du jeu au sol côté Falcons et dans celle du jeu aérien côté Eagles. L'expérience de Dan Quinn pourra s'avérer décisive et un upset (une surprise) ne serait pas si surprenant que cela.

    [lié à Eagles 15 - 10 Falcons]

  • College Football Playoff - Finale

    College Football Playoff National Championship

    L’analyse

    Le football est un jeu qui se joue à onze contre onze et à la fin c’est Alabama qui gagne…

    On avait déjà prévu le déroulement de la rencontre entre le Crimson Tide de Nick Saban et ses multiples titres de champions et les Bulldogs de Kirby Smart, son disciple de longue date, à la recherche de leur premier titre depuis 36 ans. Les Dawgs devaient pilonner avec RB Sony Michel (14 car, 98 yds) et RB Nick Chubb (18 car, 25 yds) et QB Jake Fromm (16/32, 232 ys, 1 TD, 2 INT) devait lancer une occasionnelle balle par-ci par-là, histoire de profiter de la pression défensive de Bama dans la tranchée qui laissait son secondaire exposé. Alabama devait répondre avec ses propres marteleurs, RB Damien Harris (6 car, 17 yds) et RB Scarbrough (4 car, 23 yds), et QB Jalen Hurts (3/8, 21 yds / 6 car, 47 yds) devait leur faire payer chaque rush ou blitz manqué en s’envolant de sa poche. Georgia devait donner du fil à retordre à Alabama qui devait néanmoins finalement l’emporter d’un cheveu. Le script était écrit et les acteurs n’avaient plus qu’à exécuter le scénario.

    La majorité des observateurs ne s’est pas trompée : Alabama l’a effectivement emporté d’un rien (26-23) mais les stars ont laissé les feux de la rampe à des héros inattendus mais certainement pas inconnus.

    Si Jake Fromm a globalement rendu la copie qu’on attendait de lui, Jalen Hurts n’a pas été à la hauteur de l’événement, ce qui a conduit Nick Saban a lancé dans le bain son remplaçant de luxe QB Tua Tagovailoa (14/24, 166 yds, 3 TD, 1 INT / 12 car, 27 yds) que les fans du Tide réclamaient avec désespoir depuis des mois. Si bien qu’en seconde période du match le plus important de l’année, les deux protagonistes se sont retrouvés chacun avec un quarterback freshman à la tête de leurs attaques. Il semble bien loin le temps où donner le Trophée Heisman à Tim Tebow était considéré par certains une hérésie parce que le quarterback de Florida n’était qu’en deuxième année et encore, donc, un “underclassman”. Et Tua Tagovailoa n’a pas été le seul joueur de premier année à porter le Tide vers la victoire. Les deux coureurs vedettes d’Alabama n’ayant combiné que pour 40 yards en 10 portes, c’est RB Najee Harris (6 car, 64 yds) qui a été appelé pour dynamiser le jeu au sol d’Alabama. La recrue numéro 1 de la classe 2017 a montré à qui voulait bien le voir (c’est-à-dire tout le monde) qu’elle méritait bien son rang.

    Coté aérien, on attendait WR Calvin Ridley (4 rec, 32 yds, 1 TD) et WR Henry Ruggs III (3 rec, 29 yds, 1 TD), et les deux cibles préférentielles du Tide ont toutes deux marqué leur TD, mais c’est WR DeVonta Smith (1 rec, 41 yds, 1 TD) qui a terminé en héros de la soirée avec la réception du TD de la gagne en prolongation. Chez les Bulldogs, le petit frère Ridley, WR Riley Ridley (6 rec, 82 yds) s’est montré précieux sur les longues troisièmes tentatives de Georgia et FB/WR Mecole Hardman (2 car, 10 yds, 1 TD / 2 rec, 80 yds, 1 TD) a joué le rôle de finisseur avec deux TD au compteur, un au sol et un dans les airs, et d’homme à tout faire (deux retours de punt pour 34 yards et 3 retours de kickoff pour 40 yards)

    Dans un match annoncé très défensif, et qui s’est avère l’être, les équipes spéciales avaient évidemment leur mot a dire. Alabama a terminé le match comme elle l’avait commencé, par un FG manqué de PK Andy Pappanastos (2/4). Le second raté a envoyé le match en prolongation, au cours de laquelle PK Rodrigo Blankenship (3/3) a fait sa part du boulot en mettant Georgia devant au tableau d’affichage C’était sans compter sur la passe de 41 yards de Tua Tagovailoa pour DeVonta Smith...

    Le match

    Premier quart temps

    La défense d’Alabama a donné le ton d’entrée de jeu en plaquant Nick Chubb derrière la ligne de scrimmage puis en interceptant Jake Fromm. L’attaque du Tide a elle aussi annoncé la couleur en déployant toute sa panoplie offensive sur ses trois premiers jeux : course de Damien Harris, passe pour Calvin Ridley et course de Jalen Hurts. Et puis, comme à son habitude, Jalen Hurts a lancé trop profond sur Calvin Ridley et le Tide a du se contenter d’un FG… manqué…

    En fin de premier quart temps, une course de 26 yards de Sony Michel jusqu’à l’entrée de la zone rouge d’Alabama a constitué le premier gros jeu du match.

    Deuxième quart temps

    Georgia a terminé le drive commencé au premier quart temps par un FG et, par là-même occasion, ouvert le score (3-0).

    C’est Riley Ridley qui a mis de l’ambiance dans ce deuxième quart temps, réceptionnant une longue troisième tentative de Georgia au milieu du terrain. Les Bulldogs ont bien eu besoin de cette production aérienne compte tenu qu’Alabama ne leur a laissé que des miettes à la course.

    Jake Fromm a ensuite trouvé WR Javon Wims dans la zone rouge de Bama, pour l’unique réception du match du receveur qui s’est blessé sur la réception acrobatique. Georgia a poussé mais n’est pas parvenu à atteindre l’en-but, devant se réduire à ne prendre que trois points pour augmenter maigrement son avance (6-0).

    Les Dawgs ont montré les crocs en défense, empêchant Alabama d’avancer. Au contraire, ce sont les Bulldogs qui se sont à nouveau montré dangereux : Jake Fromm a à nouveau converti une troisième tentative en trouvant Riley Ridley puis s’est envolé jusqu’à la zone rouge du Tide. La séquence offensive s’est conclue par un TD à la course de Mecole Hardman sur un snap direct (13-0).

    Mi-temps

    A la mi-temps, Georgia mène donc 13-0 face à Alabama dont l’efficacité offensive a été désastreuse. Le Tide compte 73 yards au sol et 21 yards dans les airs (comparés aux 97 et 126 de Georgia). La bande à Saban n’a converti qu’une tentative de troisième down sur six, contre 6/11 pour les Bulldogs. Surtout, les Dawgs ont controlé la balle pendant près de vingt minutes, deux fois plus que Bama.

    Troisième quart temps

    Le grand coaching se mesure par les victoires et les titres mais aussi par la capacité à sortir de sa zone de confort et à prendre des risques. Sur ce point la, Nick Saban n’a pas déçu en envoyant au charbon son quarterback remplaçant Tua Tagovailoa, réputé meilleur passeur que Jalen Hurts. Le changement s’est avéré gagnant puisque Tua Tagovailoa a connecté par trois fois avec Henry Ruggs III pour refaire la moitié du retard d’Alabama (13-7).

    Georgia a répondu du tac-au-tac avec une longue passe de Jake Fromm pour Mecole Hardman, pour son deuxième TD de la partie, et les Bullodgs ont repris leurs distances (20-7).

    Les choses ne se sont pas arrangées pour Bama puisque le nouvel entrant a commis dans la foulée une erreur de débutant en forçant une passe qui s’est vu interceptée. La défense d’Alabama ne s’en est pas laissée compter et a immédiatement récupéré la “peau de porc” en interceptant à son tour une passe de Jake Fromm déviée à la ligne de mêlée. La bonne position offerte au Tide lui a toutefois profité au strict minimum (20-10).

    Quatrième quart temps

    Toujours en tète, Georgia a connu un peu de succès au sol avec Sony Michel, tandis que Nick Chubb ne parvenait toujours pas à trouver l’ouverture.

    La défense d’Alabama s’est resserrée et Najee Harris a emmené l’attaque du Tide jusqu’à la zone rouge des Dawgs. Bama a été limitée à trois points sur le drive mais est revenu à une seule possession de Georgia (20-13).

    Le tournant du match est peut-être intervenu sur une interférence de passe défensive sur une troisième tentative et neuf yards à parcourir pour Alabama. La pénalité contre les Bulldogs a permis à Alabama de frapper à la porte de l’en-but de Georgia puis d’égaliser sur une passe dans un trou de souris de Tua Tagoailoa pour Calvin Ridley (20-20).

    Georgia a alors récupéré la balle avec moins de quatre minutes à jouer mais Jake Fromm a manqué D’andre Swift, pourtant ouvert, et les Dawgs ont du rendre la balle à leurs adversaires.

    Najee Harris et Calvin Ridley ont profité de l’aubaine pour bouger les chaines et faire progresser l’attaque d’Alabama, bien aidée par un facemask qui l’a placé a distance de FG. Le Tide a continué à avancer pour offrir à Andy Pappanastos l’occasion de l’emporter mais le kicker de Bama a tapé à gauche des poteaux à expiration de l’horloge.

    Prolongations

    Georgia a commencé en attaque, n’est allé nulle part et a même reculé sur un sack. Le FG de 51 yards de Rodrigo Blankenship est passé entre les poteaux et les Bulldogs ont repris l’avantage (23-20).

    Sur le premier jeu offensif d’Alabama, Tua Tagovailoa a concédé un sack et perdu 16 yards. Son second jeu sera bien mieux négocié avec une longue balle de TD pour DaVonta Smith au-dessus de la défense de Georgia. Alabama l’emporte 26 à 23.

    Ce qu'il faut retenir

    Georgia a été à deux doigts de faire tomber Alabama. Il avait fallu l’immense talent de DeShaun Watson l’an dernier pour priver Bama du titre. Cette fois, le Tide a fait le boulot en prenant le risque de faire rentrer son quarterback remplaçant (et freshman) à la mi-temps. Pari gagnant, même si la victoire peut être largement attribuée à la défense qui n’a concédé que 133 yards à l’attaque au sol de Georgia.

    Nick Saban est désormais 12-0 contre ses anciens assistants. Personne n’a été aussi proche que Kirby Smart de faire tomber le maître puisqu’aucun des autres coaches ne s’est approché à moins de 14 points.

    Plus important, Nick Saban obtient son sixième titre national (cinq à Alabama et un à LSU), rejoignant le légendaire Paul Bear Bryant (six titres à Alabama). Les arguments sont de plus en plus fragiles pour contester à Nick Saban le titre de plus grand entraineur du College Football de tous les temps.

    La leçon la plus importante est peut-être qu’il ne faut jamais douter d’Alabama. En ballotage avec Ohio State pour la quatrième place en playoff, le Tide a confirmé qu’il méritait bien sa place dans le dernier carré. Peuvent désormais commencer les interminables discussions et débats sur le processus de sélection qui aurait laissé Alabama sur le carreau si Wisconsin avait remporté la conférence Big Ten…


mardi 9 janvier 2018

  • [Preview] Un match piège pour les Patriots ?
    Les Titans (5th seed) ont créé la surprise à Kansas City. Mais seront-ils capables d'aller piéger les Patriots (1st seed) à Foxborough ? Les statistiques ne jouent pas en leur faveur mais sur un match, tout reste possible. Coup d'oeil sur cette opposition de style. 

    21 - 3 ? Même pas peur.

    Les Titans ont réalisé l'exploit peu commun de remonter un score de 21 - 3 à la pause pour éliminer les Chiefs samedi passé. Exploit également réalisé par les Patriots lors de leur dernier match de playoffs... face aux Falcons au Super Bowl. Un point commun assez rare que pour être souligné. 
    Sur papier, Tom Brady et compagnie partent largement favoris face à des Titans qui n'ont pas convaincu durant la saison régulière mais qui ont réalisé une deuxième mi-temps presque parfaite face aux Chiefs. Les Patriots ont remporté les six dernières confrontations entre ces deux franchises. La dernière opposition en playoffs remonte par contre à 2004 avec une courte victoire 17 - 14 des Patriots. 

    Des retours pour soulager Brady

    Les Patriots pourraient retrouver deux éléments clés de leur attaque : James White et Chris Hogan qui seront peut-être de retour pour entamer ces playoffs de la meilleure des manières. Tom Brady semblait trop dépendant de Rob Gronkowski ces dernières semaines, l'absence d'Edelman se faisait ressentir dans la distribution des passes du quarterback. Brandin Cooks réalise une bonne saison statistiquement mais n'est pas encore le go-to-guy de Brady. 
    Ces possibles retours de blessure soulageraient un peu l'attaque parfois moins aiguisée des Patriots. Malgré cette sensation de difficulté toute relative, la franchise de Robert Kraft n'en reste pas moins première en yards par match avec 394 yards de moyenne. On se souvient de l'apport de Hogan et White lors des playoffs l'an dernier. Hogan avait été très présent en finale de conférence alors que James White était au four et au moulin lors du Super Bowl, offrant même le touchdown de la victoire à son équipe. 
    Belichick pourra compter sur un Dion Lewis qui a été très solide en fin de saison. Il devra tenter de percer la redoutable défense au sol des Titans. Si Lewis parvient à progresser de 3-4 yards sur première tentative, il ouvrira la possibilité de play-action et exposera la défense adverse. 

    Une défense et un running game 

    Justement, la défense des Titans n'a pas été la plus brillante mais elle a permis à la franchise d'être toujours en course à l'heure qu'il est. Ils s'appuient essentiellement sur une capacité à stopper les runs adverses. En effet, les Titans ne concèdent en moyenne que 88 yards au sol par match. Logan Ryan, le cornerback, retrouvera ses anciens coéquipiers et sera sans doute plus que motivé à l'idée de déjouer les plans des Pats. Défensivement, Mike Mularkey peut également  compter sur un excellent safety, Kevin Byard, qui en est déjà à 8 interceptions cette saison ! Il sera peut-être l'un des éléments clés de la défense. En effet, face à la passe, les Titans n'ont pas été très efficace cette saison, concédant presque 240 yards en moyenne aux quarterbacks adverses.
    Autre atout des Titans, un Derrick Henry qui a amassé 156 yards au sol face aux Chiefs ! Il pourrait être le facteur X de ce match quand on sait que les Patriots n'ont pas toujours été capable de stopper la course avec un front seven assez limité et en l'absence de Dont'a Hightower cette saison. La blessure de DeMarco Murray semble avoir donné des ailes à Derrick Henry. Et même si l'ancien running back des Eagles ne jouera probablement pas face aux Patriots, le jeu au sol des Titans restera un élément clé de cette rencontre. Pour l'emporter, les visiteurs devront tuer le chrono et limiter le temps de possession de New England. 

    Les clés du match

    En plus de ces éléments, il faudra suivre de près la performance de Marcus Mariota. En effet, le quarterback devra être irréprochable pour espérer inquiéter l'organisation souvent sans faille de Bill Belichick. Sa capacité à courir pourrait déranger la défense adverse. Le turnover ratio des Titans (-4) est largement inférieur à celui des Patriots (+6). Pour l'emporter, ils devront être disciplinés et ne pas subir le moindre turnover sous peine de voir l'adversaire en profiter. 

    Duel de tight end 

    Ce match est aussi un très beau duel à distance entre deux des tights end les plus prolifiques de la ligue. D'un côté l'inimitable Rob Gronkowski (69 réceptions, 1084 yards et 8 touchdowns), de l'autre l'infatigable Delanie Walker (74 réceptions, 807 yards et 3 touchdowns). Les deux joueurs dominent les statistiques dans leur équipe respective tant en nombre de yards qu'en nombre de réceptions. Devançant tous les wide receivers du roster. 

    Un pass rush décisif ?

    On le sait, sous pression un quarterback peut perdre ses capacités. Les deux défenses ont subi exactement le même nombre de sacks en saison régulière, à savoir 35. Par contre elles ont sacké à plus de 40 reprises les quarterbacks adverses. L'équipe qui saura prendre le dessus dans cette catégorie prendra une belle option sur le contrôle de la rencontre. Les joueurs à suivre de près : Derrick Morgan avec ses 7,5 sacks du côté des Titans et Trey Flowers avec ses 6,5 sacks du côté des Patriots. 

    L'experience

    L'expérience accumulée en playoffs peut rapporter gros sur ces matchs à élimination directe. Et sur ce points, difficile de surpasser Brady et les Patriots. Brady jouera son 35ème match de playoffs alors que le jeune Mariota participera à son deuxième. Une différence qui peut aussi être décisive au décompte final. 

    En bref 

    Avec la meilleure attaque de la ligue et le duo quarterback/entraîneur le plus redouté actuellement, les Patriots sont grandissimes favoris. Devant leur public, ils ont tout en main pour filer une nouvelle finale de conférence. Mais en playoffs, il faut se méfier de ces équipes qui n'ont rien à perdre et qui sont capables de surprendre. Les Titans l'ont démontré face aux Chiefs, ils ne sont pas arrivés aux playoffs en victime consentante et ils lutteront jusqu'au bout. Ce match sera peut-être plus serré que beaucoup ne l'imaginent, même si les locaux se doivent de l'emporter face à un adversaire de ce calibre.  

    [lié à Patriots - Titans]

lundi 8 janvier 2018

  • P !INK chantera l'hymne national au Super Bowl LII

    La NFL et NBC ont annoncé aujourd'hui que P !INK aura l'honneur de chanter l'hymne américain lors du Super Bowl LII qui se jouera le 4 février prochain à Minneapolis. Ce sera une première pour la chanteuse américaine qui succède ainsi à d'autres grands noms de la chanson aux USA dont la liste complète est proposée ci-dessous.

    P !NK sera accompagnée par l'actrice sourde Alexandria Wailes qui interprétera l'hymne ainsi que "America The Beautiful" en langage des signes. Rappelons que Justin Timberlake a déjà été choisi pour assurer le célèbre Super Bowl Halftime Show.

    Liste des interprètes de l'hymne US au Super Bowl

    Super BowlInterprèteSuper BowlInterprète
    IUniversities of Arizona & Michigan BandsXXVIIGarth Brooks (signes par Marlee Matlin)
    IIGrambling University BandXXVIIINatalie Cole with Atlanta University Center Chorus (signes par Courtney Keel Foley)
    IIIAnita Bryant (Pledge of Allegiance by Apollo Astronauts)XXIX Kathie Lee Gifford (signes par Heather Whitestone)
    IVAl Hirt (Pledge of Allegiance by Astronauts)XXX Vanessa Williams (signes par Mary Kim Titla)
    VTommy Loy (trumpeter)XXXILuther Vandross (signes par Erika Schwarz)
    VI U.S. Air Force Academy ChoraleXXXII Jewel (signes par Phyllis Frelich)
    VIIAndy Williams & Little Angels of Holy Angels Church (Chicago) Pledge of Allegiance par l'équipe Apollo 17XXXIIICher (signes par Speaking Hands)
    VIIICharlie PrideXXXIVFaith Hill (signes par Briarlake Elementary School Signing Choir)
    IXGrambling University Band with Mardi Gras ChorusXXXVBackstreet Boys (signes par Tom Cooney); "America The Beautiful" interprété par Ray Charles
    XTom SullivanXXXVIMariah Carey (signes par Joe Narcisse); "America The Beautiful" interprété par Mary J. Blige & Marc Anthony
    XIVicki Carr (America the Beautiful)XXXVIIDixie Chicks (signes par Janet Maxwell);
    "God Bless America" interprété par Celine Dion
    XIIPhyllis Kelly of NE Louisiana State UniversityXXXVIIIBeyoncé Knowles (signes par Suzanna Christy)
    XIIIColgate University ThirteenXXXIXMore than 100 representatives from the four branches of the military (signes par Wesley Tallent )
    XIVCheryl LaddXLAaron Neville and Dr. John with Aretha Franklin & Detroit based 150-member choir (signes par Angela LaGuardia de l'école du Michigan pour Sourd).
    XVHelen O'ConnellXLI Billy Joel (signes par Marlee Matlin and Jason Hay-Southwell)
    XVIDiana RossXLII

    Jordin Sparks (signes par A Dreamer)

    XVIILeslie EasterbrookXLIII

    Jennifer Hudson (signes par Kristen Santos)

    XVIII

    Barry Manilow

    XLIV

    Carrie Underwood (signes par Kinesha Battles)

    XIX

    Children's Choir of San Francisco

    XLV

    Christina Aguilera (signes par Candice Villesca)

    XX

    Wynton Marsalis

    XLVI

    Kelly Clarkson (signes par Rachel Mazique)

    XXI

    Neil Diamond

    XLVII

    Alicia Keys (signes par John Maucere)

    XXII Herb AlpertXLVIII

    Renée Fleming (signes par Amber Zion)

    XXIII Billy JoelXLIX

    Idina Menzel (signes par Treshelle Edmond)

    XXIVAaron Neville50

    Lady Gaga (signes par Marlee Matlin)

    XXV Whitney HoustonLI

    Luke Bryan (signes par Kriston Pumphrey)

    XXVIHarry Connick, Jr. (signes par Lori Hilary)

    LII

    P !NK (signes par Alexandria Wailes)​

    [lié à AFC - NFC]

  • Les Saints battent des Panthers combatifs

     

    Que d'émotion dans cette NFC Sud qui a vu trois équipes passer la saison régulière: les Atlanta Falcons et les Carolina Panthers deux finalistes des derniers Super Bowl et l'inattendue équipe des New Orleans Saints qui a su se reconstruire en défense et à la course avec le duo Kamara/Ingram.

    Et dans le match de ce dimanche entre 2 de ces rivaux de conférence: jamais 2 sans 3 ! En effet, les Saints  qui avaient déjà battus 2 fois les Panthers cette saison décrochent ce week-end une nouvelle victoire. Mais que la dernière minute a été longue tant Cam Newton a tout donné pour essayer d'arracher la victoire. Il aura fallu l'obstination de la défense des Saints pour éviter le pire.

    Cam Newton signe une feuille de match à 349 yards avec 24/40 et 2 touchdowns et il aura encore couru lui-même pour 37 yards. A la passe il aura pu compter sur Greg Olsen  pour 107 yards et 1 touchdown et Christian McCaffrey pour 101 yardds et 1 touchdown également.

    Drew Brees lance pour 376 yards avec 23/33 et 2 touchdown. Bien contenus par la défense des Panthers, Alvin Kamara  et Mark Ingram se limitent tout juste à 20 yards courus chacun. Alors que les meilleurs receveurs des Saints sont Michael Thomas (131 yards) et Ted Ginn Jr  (115 yards et 1 touchdown).

     

    Le film du match

    Le premier quart temps démarre par une série de punt des 2 équipes. Les défenses montrant clairement qu'elles sont là pour en découdre. Il faut attendre les 2 dernières minutes pour que les Panthers arrivent à s'approcher de la redzone. Mais malgré leur acharnement, non seulement ils n'arrivent pas à concrétiser mais le malheureux Graham Gano manque son field goal de 25 yards. Mauvaise affaire car il suffit d'un lancée de Drew Brees vers Ted Ginn Jr sur l'action suivante pour marquer les premiers points. 0-7 pour les Saints

     

     

    Le deuxième quart temps démarre alors qu'une vilaine pass interference des Saints emmène à nouveau Carolina dans la redzone des locaux. Mais là encore impossible de marquer un touchdown mais cette fois le field goal de 28 yards passe. 3-7 pour la Nouvelle Orléans.

    Si les courses des Saints ont du mal à se concrétiser dans ce match, les Saints peuvent miser sur la passe, c'est Michael Thomas qui emmène son équipe dans la redzone des visiteurs et Josh Hill qui passe le second touchdown 3-14 pour les Saints.

     

     

    Les Panthers, répondent par un nouveau field goal de 28 yards suite à une 4ème tentative convertie par Cam Newton lui-même. 6-14 pour la Nouvelle Orléans.

    Mais la machine de guerre Brees est lancée, encore une série de passe pour Thomas, Coleman et Hill et c'est un troisième touchdown passé par Zach Line pendant le 2 minutes warning. 6-21 pour les Saints.

     

     

    Petit pied de nez de Graham Gano qui se rattrape de son loupé de début de match avec un beau field goal de 58 yards (record en playoffs égalé). 9-21 pour la Nouvelle Orléans.

     

     

    Au retour des vestiaires, Gano récidive dans le 3e quart temps mais Wil Lutz lui répond en passant un coup de pied de 57 yards (record de la franchise en playoffs) : 12-24 Saints. C'est la première fois dans l'histoire des playoffs de l'ère du Super Bowl que les deux botteurs réussissent un field goal de +55 yards.

    Il faut attendre le dernier quart temps pour que Cam Newton se connecte enfin avec Greg Olsen pour le TD qui relance complètement le match. Leur 4e voyage dans la zone rouge aura été le bon : 19-24 Saints.

     

     

    Alvin Kamara donne de l'air aux Saints en marquant un TD à la course (2 yards). 19-31 Saints.

     

     

    Après avoir pris un énorme choc, Newton revient à son poste et trouve Christian McCaffrey pour 56 yards et le TD de l'espoir. Il reste 4:09. 26-31 Saints.

     


    Julius Peppers sort le stop du match sur Kamara pour les Panthers. Juste derrière le two-minute warning, New Orleans tente le tout pour le tout sur la 4e tentative mais Brees est intercepté par Mike Adams. Paradoxalement, l'interception n'arrange pas les Panthers qui reculent de 16 yards par rapport à une passe incomplète.

    Derrière l'attaque menée par Newton déroule et se retrouve aux portes de la red zone avec 46 secondes à jouer. Trois jeux plus loin, Cameron Jordan met la pression sur Cam Newton qui le force à commettre un Intentional Grounding. Conséquence, Carolina perd 10 yards, le jeu (loss of down) et 10 secondes puisqu'ils n'ont plus de temps-morts.
    Les deux jeux suivants sont une passe incomplète et un sack sur un blitz de Vonn Bell. C'est fini.

    Au final

    Même si les Saints ont dominé aux points tout le match, il s'en est donc fallu de peu pour que les Panthers passent le tour suivant, la défense a fait son travail contre les courses mais c'est finalement le retour du jeu de passe de Drew Brees qui a fait la différence.

    Ce sont donc Les Saints qui vont en Divisional Round affronter les @Minnesota Vikings contre lesquels ils ont perdu en 1er semaine. Espérons que cette fois l'histoire ne se répète pas !

     

    [lié à Saints 31 - 26 Panthers]

dimanche 7 janvier 2018

  • La défense de Jaguars éteint les Bills

    Les Jacksonville Jaguars recevaient sous les soleil de Floride les miraculés Bills de Buffalo pour ce premier Wild Card dominical. Malgré leur faux pas lors de la dernière journée de saison régulière, les Jaguars et leur défense de fer s’annonçaient comme les grands favoris de la rencontre face à une équipe de Buffalo qui retrouvait les Playoffs après 18 ans de disette.

    Une première partie de match ultra défensive

    Les deux premiers quart-temps vont s’avérer extrêmement défensifs avec des Jaguars qui doivent punter lors de leur 5 premières possessions ! Les Bills ne font pas beaucoup mieux face à la pression de la défense Floridienne. Heureusement en toute fin de second quart-temps, le Kicker de Buffalo Steven Hauschka  va passer un Field Goal de 31 yards après un joli drive des visiteurs qui étaient à deux doigts de marquer le premier touchdown du match. Ce à quoi les Jags vont immédiatement répondre par un coup de 44 yards de Josh Lambo juste avant la pause grâce à quelques belles course de Blake Bortles. Les deux équipes se séparent sur donc un triste score de 3 partout et des stats faméliques à ce niveau de la compétition.

    Un éclair dans la grisaille

    Sur le premier drive du 3ème quart-temps, les Jaguars atteignent la red zone pour la première fois du match sur un scramble de leur QB. La défense des Bills tient bon sous les coup de boutoirs des coureurs de Jacksonville mais sur une 4ème et Goal, Bortles trouve son TE Ben Koyack pour le premier touchdown du match (10-3 Jags).

    Nous voici dans le dernier quart-temps et les Bills ont la possession. LeSean McCoy ne trouve pas de failles dans le rideau défensif des Jags et Tyrod Taylor manque de précision. Du coup, l'équation semble désormais insoluble pour les visiteurs. Le minutes s'égrainent et les punt s’enchaînent de part et d'autre. Nous voici à 6 minutes du terme et les Bills sont sur les 50 yards, Taylor cherche désespérément un WR libre mais il est de nouveau sacké ! On ne peut pas dire que les QB auront brillé sur cette rencontre. Bortles a plus de yards à la course qu'à la passe à ce stade du match. Il réalise tout de même un record en carrière au sol avec 89 yards. Les Bills vont à nouveau punter à 3 minutes du terme incapables d'avancer. Il récupèrent tout de même la balle avec 2 minutes à jouer mais c'est le même résultat et Taylor se blesse même sur un sack de Dante Fowler Jr. Le QB remplacant Nathan Peterman entre alors en jeu sur une 4ème et 3 qu'il va miraculeusement convertir. Il reste 40 secondes de jeu et les Bills sont sur les 50 yards. Mais le miracle n'aura pas lieu puisqu'il est intercepté par Jalen Ramsey. La messe est dite et Jacksonville s'impose sans briller 10 à 3.

    Direction Pittsburgh

    Les Jaguars retrouveront dimanche prochain même heure les Steelers de Pittsburgh. Bortles termine avec un modeste 12-23, 87 Yds, 1 TD même s'il ajoute 89 Yds à la course. Il en faudra beaucoup plus pour avoir une chance de faire bonne figure.

    [lié à Jaguars 10 - 3 Bills]

  • Atlanta, le réveil opportun

    Que la saison régulière semble loin pour les Atlanta Falcons ! Les hommes de Dan Quinn ont mis les barbelés, samedi soir, pour s'imposer chez les Los Angeles Rams (13-26).

    Souvent poussifs entre septembre et décembre, les Géorgiens ont montré un tout autre visage à l'occasion du premier tour des playoffs. Tout en profitant d'un certain nombre d'erreurs adverses.

    Habituelle force de L.A., les équipes spéciales concèdent pourtant deux pertes de balle fâcheuses au cours de la première mi-temps. Une aubaine pour Atlanta qui fait la course en tête avec deux field goals de Matt Bryant et un touchdown tout en puissance de Devonta Freeman (0-13).

    Mais les Rams finissent par se mettre en route au milieu du deuxième quart, à l'image d'un Todd Gurley (101 yards) qui trouve enfin la faille côté gauche. Quelques actions plus tard, Cooper Kupp est servi par Jared Goff (24/45, 259 yards, TD) pour réduire l'écart. Les Californiens sont même tout près de repasser devant au tableau d'affichage avant la pause, mais une saisie de Robert Havenstein les oblige à se contenter d'un field goal. 10-13, c'est le score à la mi-temps.

    Au retour des vestiaires, Atlanta s'applique à garder le ballon et profite de la faiblesse adverse, le run stop. Devonta Freeman (66 yards, TD) et Tevin Coleman (40 yards) font donc avancer les chaînes, mais le réalisme fait toujours défaut aux visiteurs. Fort heureusement pour eux, Matt Bryant et ses 42 ans restent redoutables, avec deux field goals inscrits de suite (13-19).

    Le break de Jones & Jones

    Le coup de grâce pour les Falcons intervient au milieu du dernier quart, quand Mohamed Sanu prend la poudre d'escampette plein centre, sur 52 yards. Une action qui profite à Julio Jones (94 yards, TD), bien servi par Matt Ryan (21/30, 218 yards, TD) sur une passe transversale vers l'en-but (13-26).

    Los Angeles aura bien quelques opportunités de revenir, mais Tyler Higbee ne complète pas une réception promise au touchdown. Pas plus de réussite pour Sammy Watkins, qui voit Deion Jones déloger le ballon de ses mains sur une quatrième tentative.

    Après un nouveau turnover on downs, les hommes de Sean McVay finissent par rendre les armes et restent à quai dès le tour de wild-card. Côté Atlanta, si le réalisme a encore fait cruellement défaut, l'attaque a paru assez séduisante, tout comme la défense emmenée par son bon duo de cornerbacks Desmond Trufant et Robert Alford.

    Suffisant pour battre les Philadelphia Eagles, en Pennsylvanie, la semaine prochaine ?

    [lié à Rams 13 - 26 Falcons]

  • Les Titans l'emportent au prix d'une magnifique remontée

    Pour l'ouverture de ces playoffs, les Titans de Marcus Mariota se déplaçaient à Kansas City. Les Chiefs ont perdu 10 de leur 11 derniers matchs de playoffs et restent surtout sur cinq défaites consécutives à domicile en playoffs. Les Titans, l'un des invités de dernière minute, ne partaient pas favoris, et pourtant... 

    Une première mi-temps à sens unique

    Le match commence idéalement pour Alex Smith et compagnie. Après deux passes de 45 et 27 yards vers Tyreek Hill et l'inévitable Travis Kelce, les Chiefs frappent à la porte des Titans. Et c'est Kareem Hunt qui ponctue ce drive avec une course d'un yard. Entame idéal pour les locaux qui semblent contrôler parfaitement l'attaque adverse. 

    Ils forcent un nouveau 3 & out et marche sur la défense des Titans qui est totalement impuissante. Hill lance le drive avec une réception de 26 yards. Incapables de stopper Hunt et violentés par Smith, les Titans sont hors du coup. Et c'est l'homme providentiel de Kansas City, Travis Kelce, qui ponctue ce drive une nouvelle fois bien trop facile. C'est 14 - 0 et les visiteurs n'ont pas eu le moindre first down. Un touchdown qui permet à Smith de dépasser Len Dawson au nombre de touchdowns inscrits en playoffs (8 contre 7). 

    Petit miracle à 13 secondes la fin du premier quart, Mariota arrache le premier first down de son équipe. Mais trois tentatives plus tard, les Titans sont de nouveau contraints au punt. Alors que les échanges semblent s'équilibrer, Mariota est aux portes de la redzone et balance une interception. C'est bien sûr Marcus Peters qui passait par là. Gros coup dur pour les hommes de Mularkey. Autre action symptomatique du malêtre des Titans, un drop surprenant de Eric Decker : 

    Mais quelques minutes plus tard, les Titans arrachent leurs trois premiers points de la rencontre grâce à Ryan Succop alors qu'il reste deux minutes à jouer en première mi-temps. 

    Un drive qui rapporte 7 points mais qui coûte cher

    Les Chiefs disposent d'une minute et 55 secondes pour tenter d'enfoncer le clou. Mais rapidement, un froid se jette dans les travées d'Arrowhead lorsque Kelce subit un gros choc à la tête et semble avoir toutes les difficultés du monter à se relever. Match terminé pour le tight end. 

    Malgré cette grosse perte, les Chiefs ne se démobilisent pas et continuent de progresser. Smith est sur un nuage et enchaîne les belles passes. Le quarterback termine d'ailleurs la mi-temps avec 231 yards, la deuxième meilleure performance de ces cinq dernières années. Et le drive se termine à 4 secondes de la mi-temps par un nouveau touchdown ! Cette fois c'est Demarcus Robinson qui trouve la endzone. Pour beaucoup, la messe est dite. En effet, aucune équipe n'a remonté un écart de 18 points en déplacement et en playoffs sur les 61 dernières années. Mais en playoffs, il ne faut jamais crier victoire trop tôt ! 

    Une mi-temps pour un exploit

    Après une telle première mi-temps, les Titans ont besoin d'un véritable miracle pour remporter cette rencontre. Un miracle qui prend forme après ce qui est déjà l'action la plus improbable de ces playoffs. Les Titans sont à 6 yards de la endzone, Marcus Mariota passe pour ... Mariota pour le TD ! La passe du QB a été déviée par Darrelle Revis et est revenue dans les mains de l'expéditeur qui en a profité pour relancer son équipe dès l'entame du troisième acte. 

    Sans surprise, c'est la première fois qu'un QB lance un TD pour lui-même en playoffs. Mais c'est la deuxième fois dans l'histoire de la NFL (Brad Johnson, 1997).

     

    Un dernier cadeau dont les Chiefs ne profitent pas

    Alors que les Titans semblent se relancer et forcent les Chiefs au punt. Ils commettent l'irréparable en perdant la balle sur le punt. Chanceusement pour les visiteurs, Harrison Butker manque son field goal, c'est sans doute le tournant du match. 

    Les Titans, quant à eux, profitent du cadeau et remontent le terrain de manière décidée. Mariota s'appuie sur Corey Davis et l'infatigable Delanie Walker avant de laisser son running back, Derrick Henry terminer le travail avec course de 35 yards ! La tentative de conversion à deux points est manquée mais le match est relancé. C'est 21 - 16 ! Le quatrième quart s'annonce passionnant et le doute s'installe dans les tribunes d'Arrowhead. 

    Les Titans récupèrent rapidement la possession du ballon. Le jeune quarterback prend les choses en main et c'est Eric Decker qui se rattrape de son drop en première mi-temps avec un touchdown sur une réception de 22 yards. Les Titans passent devant 22-21 après la conversion à 2 points une nouvelle fois manqué.

    Et sur le drive de la dernière chance, les locaux se cassent les dents sur la défense des Titans qui a choisi le bon moment pour se soulever. Une excellente couverture de Johnathan Cyprien, suivie d'un sack et d'une longue passe incomplète rendent la possession du ballon aux visiteurs qui tueront le chrono grâce à un Henry qui termine la rencontre avec 156 yards en 23 portées ! Une très belle performance pour le jeune joueur. 

    En bref

    Les Tennessee Titans sont donc les premiers en 61 ans à remporter un match de playoffs à l'extérieur en ayant été menés de 18 points en 2e mi-temps. Avec cette sixième défaite consécutive en playoffs à domicile (1995 Colts, 1997 Broncos, 2003 Colts, 2010 Ravens, 2016 Steelers, 2017 Titans), les Chiefs détiennent un triste record encore en activité. Andy Reid n'a toujours pas trouvé la recette pour être bon en janvier et une nouvelle fois, il a délaissé son running game. Hunt termine donc la rencontre avec à peine 42 yards en 11 portées au sol. Une erreur commise à de nombreuses reprises durant cette saison. 

    C'était sans doute le dernier match de Smith sous le maillot des Chiefs. Il rend malgré tout une belle fiche avec un 24/33 pour 264 et deux touchdowns. Des statistiques qu'il est allé chercher quasi uniquement en première mi-temps avant de s'effondrer en deuxième mi-temps. 

    Les Titans remportent donc ce duel contre toute attente. Mariota rend une fiche moyenne de 19/31 pour 205 yards, deux touchdowns (dont un vers... lui-même) et une interception. C'est Henry qui a permis aux hommes de Mularkey de contrôler la seconde période. Le jeu au sol était absolument nécessaire pour que Tennessee puisse espérer rivaliser dans cette rencontre. C'est donc chose faite, les Titans se déplaceront chez les Patriots si les Jaguars l'emportent face aux Bills. Si Buffalo l'emporte, alors c'est à Pittsburgh que Mariota tentera de créer la sensation.  

    [lié à Chiefs 21 - 22 Titans]

samedi 6 janvier 2018

  • College Football Playoff - Finale

    College Football Playoff National Championship

    Qui : #4 Alabama - #3 Georgia

    Quand : lundi 8 janvier 2018 à minuit (heure de Paris)

    Où : Mercedes-Benz Stadium, Atlanta

    Line : Alabama -4

    Over/Under : 45

    La quatrième finale du College Football Playoff mettra aux prises le Crimson Tide d’Alabama et les Bulldogs de Georgia. La rencontre aura lieu au Mercedes-Benz Stadium, petit bijou de plus d’un milliard d’euros situé à Atlanta. La capitale de l’état de Géorgie est distante de 115 kilomètres de la ville d’Athens, hôte de l’Université de Géorgie, et à 320 kilomètres de Tuscaloosa, où est située l’Université d’Alabama. Au niveau proximité, avantage aux Bulldogs donc, qui jouent quasiment à domicile. Il faudra néanmoins compter sur un gros contingent de fans du Tide pour venir supporter Bama. Ces derniers ont l’habitude de faire le voyage puisque la finale de la conférence SEC se dispute à Atlanta depuis 1994 et qu’Alabama l’a disputée à dix reprises (dont six des dix dernières éditions).

    Les adversaires

    Alabama et Georgia ne s’affrontent pas de façon régulière puisque les deux universités ne sont pas dans la même division de la conférence SEC et ne sont pas des rivaux historiques (les rivaux de Georgia sont Auburn, Florida et Georgia Tech, ceux d’Alabama sont Auburn, Tennessee et LSU). Les confrontations entre Crimson Tide et Bulldogs remontent à 1895. En 66 matchs, Alabama l’a emporté à 37 reprises contre 25 pour Georgia et 3 matchs nuls. La dernière rencontre a eu lieu à Athens en 2015 et Alabama a démoli les locaux (38-10).

    Dans cette conférence SEC, Alabama possède vingt quatre titres de champions contre douze pour Georgia. Le Tide se targue également de quinze titres nationaux (les plus récents en 2009, 2011, 2012 et 2015) tandis que les Dagws n’ont remporté que deux fois le titre (1942 et 1980). La dernière finale de Bama remonte à l’an passé, défaite par Clemson. Celle de Georgia date de 1983, battue par Penn State.

    Les deux universités ont chacune récolté deux trophées Heisman : Frank Sinkwich (1942) et Herschel Walker (1980) pour Georgia, Mark Ingram (2009) et Derrick Henry (2015) pour Alabama.

    Le parcours jusqu’en finale

    Georgia s’est qualifiée pour le Playoff à la faveur de sa victoire contre Auburn lors de la finale de la conférence SEC (28-7). Avant cela, les Bulldogs avaient terminé la saison régulière avec onze victoires et une défaite, à Auburn (17-40). En demi finale du Playoff, les Dawgs ont bataillé jusqu’en deuxième prolongation pour se défaire de #2 Oklahoma (54-48, 2OT).

    Alabama n’a remporté ni sa conférence (Georgia) ni sa division (Auburn) mais a été retenu par le comité de sélection avec un bilan de onze victoires et une seule défaite, là encore à Auburn (16-24). Le Tide a obtenu sa revanche sur la finale de l’an passée en disposant somme toute aisément de Clemson en demi-finale (24-6).

    Statistiques

    Statistiquement, les deux équipes sont très proches mais l’avantage va globalement à Alabama.

    Statistiques par match

    Alabama

    Georgia

    Points marqués

    37.9

    36.3

    Yards engrangés à la passe

    193.9

    172.9

    Yards engrangés au sol

    255.8

    267.4

    Total yards engrangés

    449.7

    440.3

     

     

     

    Points encaissés

    11.5

    13.2

    Yards accordés à la passe

    163.7

    158.3

    Yards accordés au sol

    94.1

    112.6

    Total yards accordés

    257.8

    270.9

     

    Georgia possède la meilleure attaque au sol mais sa moyenne de plus de 260 yards par match tombe à 165 yards contre ses six adversaires du Top 25 et les Bulldogs ont été limités à seulement 46 yards lors de leur défaite à Auburn (mais ils se sont repris avec 238 yards lors de la revanche à la finale SEC). Les Dawgs ont assommé Oklahoma avec 317 yards et 5 TD au sol mais la conférence Big 12 n’est pas particulièrement réputée pour ses défenses.

    Alabama ne fait guère mieux, perdant 115 yards en moyenne au sol contre ses six adversaires du Top 25 par rapport à sa moyenne annuelle. La production aérienne du Tide décroit également contre le Top 25, de 70 yards (contre seulement 20 yards de moins pour Georgia entre sa moyenne annuelle et sa moyenne contre le Top 25). Contre Clemson, Bama n’a produit « que » 261 yards au total (141 yards au sol et 120 yards dans les airs).

    Les joueurs à suivre

    RB Sony Michel et RB Nick Chubb ont combiné jusqu’à ce jour pour 8259 yards en carrière, dépassant l’ancien record FBS de 8192 yards détenu par la paire de SMU Eric Dickerson et Craig James. Difficile donc d’imaginer un duo de running backs plus capables que ces deux-là. Il faut ajouter à ce mix RB D’Andre Swift, que Saquon Barkley (qui connaît un truc ou deux sur le football) prédit comme un futur Top 5 ou Top 10 de la Draft NFL. Avec l’insaisissable Michel (8.0 yards par course) et le puissant Chubb (6.4 yards par course), Georgia est équipée pour défier le « front seven » d’Alabama.

    En l’absence de LB Anfernee Jennings, blessé contre Clemson, ce sera à LB Christian Miller de stopper le jeu au sol des Bulldogs. DT Da’ron Payne, auteur d’une interception (chanceuse) et d’un TD à la course (qui aurait du être annulé pour interférence offensive) contre Clemson, sera l’autre moteur défensif du Tide.

    Georgia aura la même tâche : arrêter le jeu au sol d’Alabama emmené par RB Damien Harris et RB Bo Scarborough. Le premier a pris la mesure de son propre talent en devenant le coureur numéro 1 du Tide. Souci supplémentaire pour les Dawgs, QB Jalen Hurts est meilleur coureur que passeur et il profitera de toutes les opportunités qui lui seront offertes pour faire mal à Georgia avec ses jambes.

    Jalen Hurts a prouvé l’an passé contre Clemson qu’il n’est pas un très bon passeur. Il a légèrement régressé cette saison au niveau de son pourcentage de complétion (61.4% contre 62.8% en 2016) et à lancé 720 yards de moins (2060 yards en 2017 contre 2780 yards en 2016 avec toutefois un match en moins cette année) mais il n’a été intercepté qu’une seule fois en 2017 (contre neuf interceptions en 2016 avec, il est vrai, 50% de passes tentées en plus). Avec l’émergence de Damien Harris, Jalen Hurts a été moins impliqué dans le jeu au sol cette saison, mais il compte tout de même 808 yards et 8 TD au compteur. Sa cible préférée est WR Calvin Riley qui compte pour 37% des yards aériens d’Alabama, mais seulement pour 16% des TD. WR Henry Ruggs III est l'autre cible préférentielle pour le Tide, et son leader avec 5 TD dans les airs en 2017.

    Coté Georgia, QB Jake Fromm a pris la place de QB Jacob Eason, pourtant son ainé. Pour sa première année à Georgia, Jake Fromm a montré beaucoup de maturité et d’assurance. Son pourcentage de complétion n’a rien d’extraordinaire (63.7%) mais le jeune quarterback ne commet pas beaucoup d’erreurs (cinq interceptions seulement). Il peut courir si la situation le demande (94 yards et 3 TD en 2017) mais il est plus confortable dans sa poche. Il cherchera à connecter avec WR Javon Wims et WR Terry Godwin, tous deux les plus prolifiques en saison régulière et contre Oklahoma.

    Les coaches

    Pour Nick Saban, la pelouse d’un National Championship est un peu comme son jardin. Le patron d’Alabama participe à sa sixième finale nationale avec le Tide (quatre victoires et une défaite) et est à un jeu (controversé) près d’y être invaincu. Ajoutés à son titre glané avec LSU, Nick Saban est à une victoire d’égaler le légendaire Paul « Bear » Bryant pour le record de titres nationaux pour un coach de FBS (six). Si certains discutent encore de sa place au Mont Rushmore du College Football, une sixième victoire devrait définitivement le propulser tout en haut de la liste des meilleurs coaches de l’histoire du football universitaire.

    De l’autre côté du terrain, Kirby Smart fera office de novice pour sa deuxième saison à la tête de Georgia. Kirby Smart est un ancien protégé de Nick Saban pusiqu’il a été le coordinateur défensif d’Alabama de 2008 à 2015, avant de (re)prendre la direction d’Athens. Le chef de meute des Dawgs est un ancien joueur de l’université (1995-1998) et aussi son entraineur des running backs en 2005. Il a aussi entrainé sous les ordres de Nick Saban à LSU en 2004 et aux Miami Dolphins en 2006 avant de suivre son gourou à Alabama en 2007.

    Autant dire que les deux hommes se connaissent bien. Mais l’élève parviendra-t-il à terrasser le maitre ? Nick Saban est 11-0 contre ses anciens assistants et 3-1 contre Georgia avec Alabama...

    Prédiction

    La clé du match réside principalement dans la capacité des deux équipes à ralentir le jeu au sol de l’adversaire. Si Alabama n’a « que » Sony Michel ou Nick Chubb à surveiller, Georgia devra compter sur la propension de Jalen Hurts à quitter sa poche et gambader vers la end-zone.

    Pour Bama, cela nécessitera une grosse discipline dans la défense des gaps pour éviter que les coureurs des Bulldogs n’atteignent le second niveau et ne s’échappent. Le Tide cherchera à forcer Jake Fromm à les battre avec son bras. Malgré une très bonne ligne défensive, Alabama ne possède pas de joueur pouvant vraiment faire la différence pour harasser le quarterback adverse. Cela implique l’une de ces deux possibilités : soit le Tide couvre ses arrières mais laisse le temps à Jake Fromm de lancer, soit la défense envoie un safety ou cornerback en blitz et se découvre. Une grosse partie du match se jouera donc sur la capacité de Jake Fromm à tirer avantage de cette situation sans se faire intercepter.

    Georgia n’a pas vraiment de grosses faiblesses si ce n’est un peu trop de pénalités à son encontre. Les Bulldogs devront eux aussi forcer Jalen Hurts à lancer. Alabama manque un peu de percussion sur longues passes et pourrait souffrir si le secondaire de Georgia contient bien Calvin Riley. Le Tide pourrait aussi être limité offensivement par son plus faible taux de conversion en troisième down (42% contre 46% pour Georgia, les deux équipes n’en accordant que 34%). 

    On peut donc s’attendre à ce que Georgia fasse tout ce qu’elle peut pour mettre la balle dans les mains de Sony Michel et Nick Chubb, ce qui pourrait inclure des courtes passes extérieures. Occasionnellement, Jake Fromm sera amené à tester le secondaire d’Alabama et devrait connaître un peu de succès. Pas suffisamment, néanmoins, pour tenir tête à Alabama qui contiendra relativement bien le jeu au sol de Georgia et, sans être phénoménal, tiendra en respect la défense aérienne des Bulldogs pour permettre à Jalen Hurts de terminer le boulot de destruction commencé par Damien Harris. Score final : Alabama 24 – Georgia 20.


mercredi 3 janvier 2018

  • La dotation de la NFL aux joueurs durant ces playoffs

    La NFL a dévoilé les montants attribués à chaque joueur pendant ces playoffs :

    Wild Card Game
    Vainqueur et perdant : 28000$ s'il joue dans une équipe champion de Division / 26000$ sinon

    Divisional Playoff Game
    Vainqueur et perdant : 28000$

    Conference Championship Game
    Vainqueur et perdant : 51000$

    Super Bowl LII
    Vainqueur : 112000$
    Perdant : 56000$

    Le Pro Bowl rapporte aussi 64000$ pour le vainqueur et 32000$ pour le perdant.


  • Le podium du concours de pronostics NFL 2017 !

    Ca y est ! Les 17 semaines et 256 matchs de saison régulière 2017 sont dans les livres d’histoire de la NFL et avec eux le palmarès 2017 de notre concours de pronostics parrainé par Headict.com.

    Au terme d’une saison passionnante, le grand vainqueur est Serge Camerola (2470 Bzh soit 30 de plus que le vainqueur 2016). Il est suivi par qotsa (2430 Bzh). Un peu décroché, gwennig souffle la 3e et dernière place du podium à Gun lors de la dernière journée (2300 Bzh).

    Tous les 3 un bon d’achat pour s’offrir la casquette NFL de leur choix chez notre partenaire Headict.com.

    Merci à tous les participants et bons playoffs NFL !

    Remarque : vous pouvez toujours pronostiquer pour les playoffs mais les résultats sont figés et cela n'aurait pas d'incidence pour notre concours.


  • Playoffs 2018 : tour d'horizon

    Douze équipes ont décroché leur ticket pour les playoffs. Dans ces douze équipes, certaines n'y étaient pas l'année passée et d'autres courent après un titre depuis de nombreuses années. Voici quelques chiffres surprenants sur les playoffs 2018. 

    Alors oui, les Patriots, les Steelers, les Chiefs et les Falcons étaient déjà présents l'an passé. Mais les huit autres franchises avaient manqué la qualification en 2017. Preuve que la NFL est en constante évolution et qu'elle est en train d'entrer dans une nouvelle ère.  

    AFC

    Buffalo Bills (9 - 7) (6th seed) : enfin de retour

    Les Bills ont brisé une série record de non-participation aux playoffs. En effet, la dernière post-season de la franchise de Buffalo date du siècle dernier, en 1999. La qualification soulage tout un peuple et cette longue attente justifie les belles scènes de joie après la défaite des Ravens face aux Bengals. 

    Avec un LeSean McCoy blessé en fin de match la semaine dernière et donc pas à 100%, la tâche s'annonce compliquée pour les Bills qui devront aller surprendre leur monde en déplacement à Jacksonville où Leonard Fournette et compagnie les attendent de pied ferme. 

    Tennessee Titans (9 - 7) (5th seed) : l'invité de dernière minute 

    Les Titans ont du batailler ferme jusqu'en dernière semaine pour arracher cette belle cinquième place de l'AFC. Leur dernière participation aux playoffs remonte à 2008. C'est donc aussi une équipe qui a attendu de longues années avant de retrouver les si convoités playoffs. 

    Ils n'ont pas convaincu durant la saison mais leur running game pourrait faire mal aux Chiefs qui les reçoivent dès samedi soir ! Les Titans ont perdu leurs trois derniers matchs en post-season mais jamais la franchise n'a concédé quatre défaites consécutives en playoffs. Une statistique parmi d'autres qui peut avoir le don de motiver Marcus Mariota.

    Kansas City Chiefs (10 - 6) (4th seed) : une victoire à domicile, 24 ans plus tard ? 

    Les Chiefs ont remporté l'AFC West pour la deuxième fois consécutive. Mais l'avantage du terrain en playoffs n'a pas toujours été suffisant pour la franchise de Kansas City. En effet, les Chiefs ont perdu leur cinq derniers matchs de playoffs à Arrowhead et il faut remonter à 1994 pour retrouver la trace d'une victoire devant leurs supporters en playoffs. C'était face aux Steelers. 

    Sur les onze dernières rencontres jouées en playoffs, les Chiefs en ont perdu 10. Les hommes d'Andy Reid ont la capacité de faire mentir les stats ce samedi à 22h35 heure française. Une défaite face aux Titans serait perçue comme une véritable contreperformance.

    Jacksonville Jaguars (10 - 6) (3rd seed) : la révélation de l'année en AFC

    Les Jaguars ont connu une longue période de disette et la reconstruction fût délicate. Mais le jeune noyau semble s'être trouvé un rythme de croisière cette année. Ils sont la bonne surprise de la saison en AFC avec le troisième meilleur bilan. Ils reviennent donc aux playoffs après une absence de 10 ans. 

    Ils sont favoris à domicile face aux Bills, leur défense a forcé 33 turnovers cette saison dont pas moins de 21 interceptions. Seul point d'interrogation, la jeunesse de l'équipe. Auront-ils la maturité pour contrôler une rencontre largement à leur portée ? Réponse dimanche à partir de 19h, heure française. 

    Pittsburgh Steelers (13 - 3) (2nd seed) : un parfum de revanche

    Les Pittsburgh Steelers semblent être les mieux armés pour arrêter les Patriots. Les deux équipe s'étaient rencontrées il y a quelques semaines au Heinz Field et New England l'avait emporté sur le fil grâce à une interception en endzone. 

    Big Ben compte bien aller chercher sa troisième bague de champion cette année. Les Steelers affronteront probablement les Jaguars la semaine prochaine. Si pas, ils seront susceptibles d'affronter les Chiefs ou les Titans. Mike Tomlin et ses hommes disposent d'une grosse expérience en playoffs et ont les armes offensives et défensives pour aller au bout cette saison. 

    New England Patriots (13 - 3) (1st seed) : le grand favori 

    Les Patriots devront attendre dimanche soir avant de savoir face à qui ils entameront leur campagne de playoffs cette année. L'adversaire logique serait Kansas City, mais les Bills et les Titans pourraient créer la surprise. Pour rappel, les Chiefs avaient largement dominé les Patriots lors du match d'ouverture de cette saison. 

    New England espère arracher un sixième titre cette année. Ils rejoindraient les Steelers en tête dans la liste des équipes les plus titrées. Les Patriots restent sur six présences consécutives en finale de conférence. En cas de victoire samedi prochain, ils en accrocheraient donc une septième. Ce serait la douzième de l'ère Brady/Belichick ! 

    NFC

    Atlanta Falcons (10 - 6) (6th seed) : la belle histoire ? 

    Tout le monde se souvient de cette défaite déchirante des Falcons face aux Patriots lors du dernier Super Bowl. Atlanta a arraché sa qualification lors de la dernière journée et compte bien jouer les trouble-fêtes lors des playoffs malgré sa sixième place en NFC. 

    En cas de victoire face aux Rams, Julio Jones & Matt Ryan affronteraient des Eagles en perte de confiance depuis la blessure de Carson Wentz. Ce qui permet aux Falcons de continuer de rêver d'une qualification pour le Super Bowl. Ils seraient les premiers perdants du Super Bowl à se qualifier l'année suivante pour le Big Game depuis... 1994 ! Il s'agissait des Bills qui s'étaient alors inclinés face aux Cowboys.  

    Carolina Panthers (11 - 5) (5th seed) : le moment de convaincre

    Les Panthers terminent la saison avec un bilan très honorable mais n'ont pas pour autant convaincu. Les Panthers retrouvent les playoffs après une année noire. Lors de la saison 2015, on se souvient du beau parcours de Cam Newton qui avait dû s'incliner face aux Broncos au Super Bowl. Sur les 20 dernières années, Carolina dispose du meilleur bilan en déplacement en playoffs avec quatre victoires pour trois défaites. 

    Mais cette année, Carolina semble bien moins fringant. La défense reste le point fort de l'équipe mais le running game inquiète de par son inconsistance. Ron Rivera devra compter sur des miracles de son Super Cam pour tenter de venir à bout des Saints dimanche à 22h40. 

    New Orleans Saints (11 - 5) (4th seed) : le monstre à trois tête

    Les Saints ont remporté leurs cinq derniers matchs à domicile en playoffs. Durant ces matchs, ils ont une moyenne de plus de 35 points inscrits par match. Difficile d'imaginer cette attaque faire chuter les stats cette année avec un duo de running backs Alvin Kamara (14 touchdowns)/Mark Ingram (12 touchdowns) absolument hallucinant. Les deux joueurs cumulent chacun plus de 1500 yards cette saison et ont été sélectionné pour le Pro Bowl. 

    Pour nourrir ce duo, les Saints peuvent compter sur un Drew Brees qui a battu le record de pourcentage de passes complétées cette saison avec un magnifique 72%. Nul doute que les locaux croient en leur chance face à des Panthers qu'ils ont déjà battu à deux reprises cette saison. 

    Los Angeles Rams (11 - 5) (3rd seed) : playoffs back to LA

    Les Rams retrouvent les playoffs après quelques années d'absence également. Cela faisait pas moins de 14 ans que la franchise n'avait pas pu en découdre au mois de janvier.  C'est donc une équipe vierge de toute expérience qui affrontera les Falcons dans la nuit de samedi à dimanche. 

    Todd GurleyJared Goff et le surprenant rookie Cooper Kupp vivront une grande première sous les ordres du jeune Sean McVay. Ils ramènent les playoffs à Los Angeles qui attendait cela depuis de longues années. Les locaux sont, selon les bookmakers, largement favoris face aux Falcons mais devront s'appliquer et ne pas se laisser dépasser par les événements. Les Falcons ont remporté les quatre dernières confrontations entre ces franchises. 

    Minnesota Vikings (13 - 3) (2nd seed) : un Super Bowl à la maison ?

    Les Vikings de Zimmer ont mis du temps à se construire mais le résultat vaut bien l'attente. La franchise de Minneapolis a dominé la NFC North malgré la blessure de son quarterback et de son running back titulaire. C'est donc Case Keenum qui a emmené les Vikings en playoffs. Après avoir participé aux playoffs en 2012 et en 2015 sans l'emporter, cette année semble la bonne ! 

    Ils pourraient jouer à domicile pour l'ensemble des playoffs si les Eagles chutent la semaine prochaine. En effet, le Super Bowl se déroule à Minneapolis cette année ! Ce qui ferait des Vikings la première franchise à jouer un Super Bowl à la maison. Une belle histoire à écrire pour cette équipe qui n'a cessé d'impressionner avec sa défense de fer. 

    Philadephia Eagles (13 - 3) (1st seed) : le leader malheureux

    Les Eagles ont dominé la ligue de longues semaines durant avant de voir leur quarterback Carson Wentz se blesser à quelques semaines de la fin de la saison régulière. Ils devront profiter de leur bye week pour tenter de se préparer au mieux à la venue des Falcons, des Panthers ou des Saints. C'est Nick Foles qui a pris le relais au poste de QB mais ses performances n'ont nullement rassuré du côté de Philadelphie. 

    Les Eagles restent sur trois échecs consécutifs en wild card (2013, 2010 et 2009). Leur dernier succès en playoffs remonte à la saison 2008. Malgré cette première place en fin de saison régulière, les Eagles ne partent pas particulièrement avec le statut de favori dans une NFC où toutes les équipes encore présentes peuvent largement prétendre au titre final. 


mardi 2 janvier 2018

  • NFL 2017 - Ce qu'il faut retenir du week-end...

    Ce qu'il faut retenir du dix-septième week-end de la saison 2017 de NFL...

    Dernier week-end de la saison régulière avec playoffs en ligne de mire pour six équipes : les Ravens, Titans, Chargers et Bills se disputent les deux "wild cards" de la conférence AFC  tandis que les Falcons et Seahawks espèrent décrocher le dernier ticket en conférence NFC.

    Dans un match somme toute sans importance, les Lions ont dominé les Packers relativement aisément (35-11). Matthew Stafford a terminé la rencontre avec trois passes de TD contre une équipe de Green Bay, privée d'Aaron Rodgers, qui a commis quatre pertes de balles (deux interceptions et deux fumbles). Detroit termine à plus de huit victoires pour la troisième saison consécutive, ce qui n'était plus arrivé depuis une série similaire entre 1993 et 1995. Cela n'a pas empêché le Head Coach Jim Caldwell d'être remercié. Inversement, GB connaît sa première saison sous la barre des 0.500 depuis 2008.

    Après six défaites de rang, Indianapolis a enfin renoué avec la victoire en battant Houston (22-13). Pas suffisant pour le management pour conserver le HC Chuck Pagano, viré après avoir manqué les playoffs pour la troisième saison d'affilée. Avec le même record catastrophique pour les Texans (4-12), Bill O'Brien est, quant à lui, pour l'heure toujours en charge.

    Les Vikings se sont offerts une semaine de repos pour débuter les playoffs en disposant de Chicago (23-10) grâce à une solide performance défensive (le TD des Bears a été marqué sur retour de punt) et un Latavius Murray innarêtable (111 yards et 2 TD). Minnesota atteint 13 victoires en saison régulière pour la seconde fois seulement en 57 ans. Les Bears n'ont franchi la ligne médiane pour la première fois qu'en début de dernier quart temps et totalisé seulement 30 yards au sol. Sans surprise, l'entraineur en chef John Fox n'a pas survécu à cette piètre performance et à une troisième saison passée au fin fond du classement de la NFC North.

    Dans un froid à réveiller les morts, les Patriots ont assuré l'avantage du terrain pour tous leurs matchs des playoffs en dominant les Jets (26-6). Dion Lewis s'est offert deux TD (un au sol et un dans les airs) et produit plus de premiers downs que l'ensemble de l'équipe des Jets qui a terminé avec un horrifique 0 sur 12 en troisième tentative. Pour la première fois de son histoire, New England termine la saison régulière avec trois joueurs à plus de mille yards en course ou réception de passe : Dion LewisRob Gronkowski et Brandin Cooks.

    A-t-on vu le dernier TD de la carrière d'Eli Manning lors de la victoire des New York Giants sur les Redskins (18-10) ? Le quarterback deux fois MVP du Super Bowl approche des 37 ans et les Giants doivent sans doute penser au futur après une saison catastrophique. Kirk Cousins, qui a terminé la rencontre avec zéro TD et trois interceptions, pourrait lui aussi être sur le départ et préférer l'an prochain une franchise plus compétitive que Washington.

    Assuré d'être tête de série numéro 1 dans les playoffs de la conférence NFC, Philadelphia avait choisi de laisser un bon nombre de titulaires au repos pour ce dernier match et Dallas en a profité pour les priver d'une quatorzième victoire (6-0). Il a fallu attendre le dernier quart temps et une passe de TD de Dak Prescott pour Brice Butler pour voir les premiers (et seuls) points de la rencontre. C'était la première fois que les deux équipes, qui s'affrontent depuis 1960, atteignaient la mi-temps sur un score nul et vierge.

    Avec Ben Roethlisberger et Le'Veon Bell laissés au repos, Cleveland avait l'occasion d'éviter la fanny générale. Menés de quatorze points en milieu de deuxième quart temps, les Browns ont égalisé sur leur premier drive de la seconde mi-temps sur le deuxième TD de la paire DeShone Kizer - Rashard Higgins avant de subir la loi de JuJu Smith-Schuster sur retour de kick-off. Accusant un déficit de quatre points, Cleveland a gâché sa dernière chance lorsque Corey Coleman, absolument tout seul près de la ligne de touche, a laissé la balle transpercer ses mains sur une quatrième tentative. Les Browns se sont inclinés à Pittsburgh (24-28) et rejoignent les Detroit Lions de 2008 en terminant la saison avec un zéro pointé dans la colonne des victoires. Seule consolation, Cleveland dispose des premier et quatrième choix de draft, de quoi renforcer sérieusement l'équipe (note personnelle: de grâce, laissez tranquille ce pauvre Saquon Barkley qui ne vous a rien fait !).

    Bien aidés par cinq FG de Matt Bryant et trois interceptions de Cam Newton, les Falcons ont décroché leur place en playoffs en dominant Carolina (22-10). Julio Jones a profité du match pour dépasser les neuf mille yards en carrière, devenant le receveur le plus rapide de l'histoire de la NFL (post 1970) à atteindre la barre.

    Les Chiefs n'avaient rien à gagner ou perdre lors de leur dernier match de l'année et ont donc laissé Alex Smith sur le banc pour lancer dans le grand bain Patrick Mahomes II contre Denver. L'ancien Texas Tech Red Raider a impressionné en donnant une avance de quatorze points à Kansas City avant de laisser sa place à Tyler Bray. Les Broncos ont profité du changement pour revenir au score et égaliser avec moins de trois minutes à jouer. Patrick Mahomes II a alors remis le casque pour conduire KC au drive victorieux sur le coup de gong de l'horloge (27-24).

    Les Tennessee Titans ont mis fin à une disette de huit années en se qualifiant pour les playoffs grâce à leur victoire sur Jacksonville, déjà qualifié (15-10). Les Titans ont assuré la victoire grâce à une passe de TD de Marcus Mariota pour Derrick Henry, sa première réception de TD en carrière, trois FG de Ryan Succop et deux interceptions de Kevin Byard sur Blake Bortles.

    Reçu 5 sur 5 pour San Francisco qui signe chez les Rams son cinquième succès de rang (34-13). Evidemment, Jared GoffTodd Gurley et Aaron Donald , entre autres, avaient été laissés au repos, les Rams étant déjà qualifiés pour les playoffs. Jimmy Garoppolo s'est un peu plus  affirmé comme le leader à long terme des Niners, même si cette dernière performance de l'année (292 yards, 2 TD, 2 INT) l'a été contre une équipe volontairement amoindrie.

    1999. C'est la dernière fois que les Bills sont apparus en playoffs (plus longue série des sports majeurs américains). La longue sécheresse est enfin terminée pour Buffalo qui sera de la partie grâce à sa victoire à Miami (22-16). Les Bills profitent de la défaite de Baltimore à Cincinnati. Petite frayeur néanmoins pour Buffalo, la sortie sur blessure à la cheville de LeSean McCoy. "Shady" devrait toutefois participer au premier tour des playoffs contre Jacksonville.

    C'est un Jack Del Rio très ému qui a annoncé son propre licenciement en conférence de presse suite à la dixième défaite de la saison des Oakland Raiders, cette fois contre les Chargers (10-30). San Diego a rempli sa part du contrat mais se retrouve privé de playoffs, la faute à la victoire de Tennessee. Philip Rivers a pourtant fait tout ce qu'il fallait avec trois TD dans le match et 387 yards qui lui ont permis de franchir les cinquante mille yards en carrière. De son côté, Marshawn Lynch a atteint la barre des dix mille yards à la course et 800 yards dans la saison, pour un joli chèque bonus de six cent mille dollars.

    Seattle devait l'emporter et espérer une défaite d'Atlanta pour se qualifier pour les playoffs. Mission doublement non-accomplie puisque les Seahawks se sont inclinés à domicile contre Arizona (24-26) et qu'Atlanta l'a emporté contre Carolina. C'est la première fois en six ans que Seattle manque la post-saison. Maigre consolation pour Russell Wilson, il termine en tête de la NFL avec 34 TD dont 19 au quatrième quart temps, record NFL.

    La défaite de Carolina a offert aux Saints la couronne de la NFC South mais New Orleans aurait sans doute également aimé ne pas être battu sur le fil par Tampa Bay sur une passe de TD de Jameis Winston à destination de Chris Godwin (24-31). L'essentiel, néanmoins, est ce retour en playoffs que NO n'avaient plus goûté depuis 2013. Cerise sur le gâteau pour les Saints, Alvin Kamara et Mark Ingram forment le premier duo de l'histoire de la NFL à atteindre 1500 yards et 10 TD combinés.

    Les Ravens étaient virtuellement en playoffs en prenant l'avantage au score sur les Bengals en début de dernier quart temps après avoir pourtant été menés par deux fois de quatorze points. D'autant plus que sur le dernier drive de Cincinnati, Eric Weddle a intercepté Andy Dalton avant de voir le jeu annulé pour pénalité défensive. Sur ce même drive, les Bengals se sont retrouvés en position de quatrième tentative et 12 yards à glaner et Andy Dalton a trouvé Tyler Boyd qui a filé jusqu'à l'en-but de Baltimore pour offrir la victoire aux siens (31-27).

    La perf de la semaine :

    QB Philip Rivers (Los Angeles Chargers) : 387 yds, 3 TD

    La triple-menace de la semaine : Los Angeles Chargers

    QB Philip Rivers : 387 yds, 3 TD

    RB Melvin Gordon : 93 yds (course) / 31 yds (réception)

    WR Keenan Allen : 133 yds, 1 TD

    La perf sur un match de la saison 2017 :

    RB Todd Gurley (Los Angeles Rams) en Semaine 15 : 152 yds, 3 TD (course) / 28 yds, 1 TD (réception) 

    La perf globale de la saison 2017 :

    QB Russell Wilson (Seattle Seahawks) : 3983 yds, 34 TD, 11 INT (passe) / 586 yds, 3 TD (course)

    La triple-menace de la saison 2017 : Pittsburgh Steelers

    QB Ben Roethlisberger : 4251 yds, 28 TD, 14 INT

    RB Le'Veon Bell : 1291 yds, 9 TD (course) / 655 yds, 2 TD (réception)

    WR Antonio Brown : 1533 yds, 9 TD 


lundi 1er janvier 2018

  • NFC - Les 6 qualifiés et le calendrier des playoffs 2017

    La saison régulière 2017 s'est achevée hier et à livrer le nom des 12 qualifiés pour les playoffs. Voici les 6 représentants dans la NFC :

    1. Philadelphia Eagles (13-3)
    Champions de la division Est et assurés d'avoir l'avantage du terrain tout le long des playoffs AFC. Dispensés du 1er tour, ils accueilleront la moins bonne équipe issue des Wild Cards.
    Pourquoi N°1 ? Avec le même bilan que Minnesota, ils sont premiers en raison de leur victoire contre Carolina tandis que la franchise de Minneapolis perdait contre ce même adversaire (3e critère pour départager).

    2. Minnesota Vikings (13-3)
    Champions de la division Nord et directement qualifiés pour le 2e tour des playoffs où ils accueilleront la meilleure équipe issue des Wild Cards.

    3. Los Angeles Rams (11-5)
    Champions de la division Ouest, une première depuis 2003, ils accueilleront le Wild Card face à Atlanta le dimanche 7 janvier à 2h15 (France).
    Pourquoi N°3 ? Avec le même bilan que New Orleans et Carolina, ils sont 3e en raison de leur victoire sur les 1ers (1er critère) et champions NFC Sud. Carolina étant 2e de cette division, ils ne pouvaient prétendre à être devant les Rams, quelque soit leur bilan.

    4. New Orleans Saints (11-5)
    Champions de la division Sud, ils accueilleront le Wild Card face à Carolina le dimanche 7 janvier à 22h40 (France).
    Pourquoi champions ? Avec le même bilan que Carolina, ils sont champions de la division en raison de leurs 2 victoires lors de leurs 2 confrontations directes (N.O. swept series -> N.O. a 'balayé' la série).

    5. Carolina Panthers (11-5)
    2e de la division Sud.

    6. Atlanta Falcons (10-6)
    3e de la division Sud.

    Retrouvez les règles pour départager les ex-aequos, les fameux tiebreakers en anglais.


  • New England Patriots : Une dynastie historique

    La saison régulière a rendu ses derniers verdicts et comme souvent depuis plus de quinze ans, ce sont les Patriots qui bouclent l'année en tête de l'AFC. Une nouvelle saison de record, un nouveau titre de champion de l'AFC East et un Tom Brady dans la course au MVP. Mais comment expliquer cette régularité ? 

    De nouveaux records

    Cette année, les Patriots ont terminé avec un bilan de 13 victoires pour 3 défaites. C'est la huitième fois consécutive que Brady & compagnie engrangent 12 victoires ou plus durant la saison régulière et la douzième fois dans l'histoire de la franchise. Avec cette belle série, ils écrasent le record des Colts de Peyton Manning (2003 - 2009). Une belle preuve de régularité pour la franchise de Robert Kraft. 

    Statistiquement, c'est également la onzième saison consécutives avec plus de 400 points inscrits. Ils ajoutent une saison à un record qui leur appartient déjà. Grâce notamment à Rob Gronkowski et Brandin Cooks qui terminent la saison avec plus de 1.000 yards au compteur. 

    L'alignement Belichick/Brady

    Ce n'est un secret pour personne, le duo le plus célèbre de la NFL actuellement est sans doute celui formé par le coach Bill Belichick et son quarterback Tom Brady. 

    Un coach hors du commun

    Belichick rejoint la franchise de Boston en 2000. Il y arrive avec tout le savoir développé sous son mentor, Bill Parcells, et avec l'envie de surpasser son maître. Il passe de longues années dans l'ombre du mythique Parcells et obtient une nouvelle chance de prendre les rênes d'une franchise NFL. Depuis, il n'a de cesse de s'améliorer et est devenu, selon de nombreux experts, le meilleur entraîneur de l'histoire de ce sport. Un coach, à l'image sombre, qui continue d'avoir un, voire deux, coups d'avance sur ses concurrents. 

    Avec lui, tous les joueurs ont de l'importance. Et ce sont pas toujours les noms les plus ronflants qui réalisent les exploits pour l'équipe. James White  au Super Bowl l'an passé, ou Shane Vereen il y a trois ans face aux Seahawks en sont de parfaits exemples. Des joueurs corrects qui sont utilisés à 100% de leur potentiel par le coach vétéran. Et peu importe les blessures, le next man up est de rigueur. Cette année encore, les blessures de Dont'a Hightower et Julian Edelman ont été palliées de bien belle manière. Belichick et son staff ont fait de Kyle Van Noy un élément clé de la défense, ont fait de Chris Hogan un receveur aux statistiques impressionnantes, ont fait de Malcolm Butler un cornerback redouté dans la ligue. Des exemples récents qui succèdent à bien d'autres sur les quinze dernières années. 

    Le miracle Brady au sixième tour 

    Belichick est souvent crédité de génie pour avoir sélectionné Tom Brady. Il ne faut pas oublier qu'il a attendu le sixième tour avant de sélectionner celui qui deviendra le joueur le plus titré de la NFL. Et Brady a profil similaire à celui de son coach. Il a tout à prouver, personne ne croyait en lui. Cette rage de vaincre qui l'habite est en grande partie présente à cause de ce besoin qu'il a eu de montrer ce qu'il valait. Rappelons qu'il ne doit ses débuts qu'à une blessure de Drew Bledsoe. Sans cette blessure, Tom Brady ne serait sans doute jamais devenu ce qu'il est aujourd'hui. Et il continue de performer à 40 ans, étant même cité comme possible MVP pour la saison. Il termine sa saison avec 4577 yards, 66,3% de passes complétées, 32 touchdowns, 8 interceptions et un rating moyen de 102,8. Preuve que Brady n'en a jamais assez, et qu'à 40 ans il est toujours le même féroce compétiteur qu'il était 17 ans plus tôt. 

    Cette domination vient donc en partie du fait que le meilleur coach de l'histoire de la franchise soit arrivé en même temps que le meilleur joueur de l'histoire de la franchise. Un luxe que peu d'équipes ont la chance de connaître. Preuve également que la chance n'est pas étrangère à un tel succès. Une dynastie comme celle-là n'existerait pas sans certains concours de circonstances. 

    Une faible concurrence

    Les Patriots ont aussi la chance de tomber sur une division qui se porte mal depuis de nombreuses années. Les Jets, les Bills et les Dolphins sont des exemples de médiocrité sur les quinze dernières années. Des équipes toujours moyennes, rarement dans la lutte pour les premières places. Comme on peut le constater encore cette année : 

    2017Bilandomicileextérieurdivision
    New England Patriots*13 - 36 - 2 7 - 15 - 1
    Buffalo Bills*9 - 76 - 23 - 53 - 3
    Miami Dolphins6 - 104 - 4 2 - 62 - 4
    New York Jets5 - 114 - 4 1 - 72 - 4

     

    Quand on analyse le classement de la division sur les douze dernières années, on constate plusieurs éléments révélateurs. Tout d'abord, aucune des trois autres franchises n'a réussi une saison à 12 victoires. Les Jets ont réalisé un parcours à 11 - 5 et les Dolphins également (lorsque Brady était blessé). À l'une ou l'autre reprise, ces mêmes Jets et Dolphins ont bouclé la saison avec un bilan de 10 - 6. Autrement, les concurrents des Patriots ont toujours terminé avec des bilans inférieurs. Laissant toujours les Patriots avec le meilleur bilan lors des confrontations directes. 

    Six confrontations directes qui donnent de la marge aux Patriots pour faire mal aux autres gros morceaux de l'AFC. Et une quasi garantie de titre synonyme d'accès aux playoffs. Ce qui fût le cas chaque année avec Brady et Belichick. En 2008, lorsque Brady se blesse pour la saison, les Patriots emmené par Matt Cassel loupent les playoffs de peu avec un bilan de 11 victoires pour 5 défaites.

    Dans les autres divisions, la concurrence est plus nette. Les Steelers affrontent des Ravens et des Bengals régulièrement en playoffs. Alors que dans l'AFC West, les Broncos, Chiefs, Chargers et Raiders ne sont pas des exemples de régularité mais sont souvent présents dans le top de l'AFC ces dernières années. Et enfin en AFC South, le niveau général n'est pas exceptionnel ces dernières années mais les Jags commencent à sortir les crocs et durant de longues années les Colts de Manning puis de Luck ont du lutter contre au moins un concurrent solide. Les Texans ont également tout pour réussir avec une défense de feu et un nouveau quarterback plein de promesses. 

    Les Patriots en profitent donc pour accumuler les victoires et les titres. Pouvant généralement se concentrer sur quelques matchs importants (face aux Steelers cette année, par exemple). Un luxe qui est de nouveau dû aussi à un coaching excellent qui permet à la franchise de Nouvelle Angleterre de minimiser les erreurs et de se tester durant les premiers matchs de la saison. 

    Une forteresse imprenable

    Autre statistique incroyable, sur les douze dernières années, les Patriots n'ont connu l'échec que 15 fois à domicile en saison régulière. Dont trois défaites en 2008 avec Matt Cassel au poste de QB. Ce qui donne un bilan de 81 - 15 à domicile en saison régulière sur les douze dernières années. Ces deux dernières années, les Patriots ont aussi eu le toupet de se montrer impressionnant en déplacement mais il est clair que l'avantage du terrain est un élément primordial dans la course au Super Bowl. On se souvient de leur dernier échec, c'était à Denver dans un stade chauffé à bloc où le public a parfaitement joué son rôle. À domicile, Brady et Belichick sont en contrôle. Ce qui donne peu de chance à l'adversaire de s'en sortir. 

    Cette régularité s'explique notamment grâce aux conditions météo souvent difficiles que les hommes de Belichick ont le don de gérer de main de maître. Un coup d'avance qui permet à la franchise de grappiller quelques points sur leurs adversaires.

    En bref, le bilan au bout d'une saison et souvent le même : un titre en AFC East et un first round bye pour les playoffs. Avec en option un avantage du terrain tout au long des playoffs. Du talent, un timing idéal et de la chance : voilà la recette pour une dynastie historique qui n'a pas fini de faire parler d'elle. 


  • AFC - Les 6 qualifiés et le calendrier des playoffs 2017

    La saison régulière 2017 s'est achevée hier et à livrer le nom des 12 qualifiés pour les playoffs. Voici les 6 représentants dans l'AFC :

    1. New England Patriots (13-3)
    Champions de la division Est et assurés d'avoir l'avantage du terrain tout le long des playoffs AFC. Dispensés du 1er tour, ils accueilleront la moins bonne équipe issue des Wild Cards.
    Pourquoi N°1 ? Avec le même bilan que Pittsburgh, ils sont premiers en raison de leur victoire à Pittsburgh.

    2. Pittsburgh Steelers (13-3)
    Champions de la division Nord et directement qualifiés pour le 2e tour des playoffs où ils accueilleront la meilleure équipe issue des Wild Cards.

    3. Jacksonville Jaguars (10-6)
    Champions de la division Sud, ils accueilleront le Wild Card (une première depuis 1999 !) face à Buffalo le dimanche 7 janvier à 19h05 (France).
    Pourquoi N°3 ? Avec le même bilan que Kansas City, ils sont 3e en raison d'un meilleur bilan dans les matchs intra-conférence américaine : 9-3 contre 8-4.

    4. Kansas City Chiefs (10-6)
    Champions de la division Ouest, ils accueilleront le Wild Card face à Tennessee le samedi 6 janvier à 22h35 (France).

    5. Tennessee Titans (9-7)
    2e de la division Sud.
    Pourquoi N°5 ? Avec le même bilan que Buffalo, ils sont 3e en raison d'un meilleur bilan dans les matchs intra-conférence américaine : 8-4 contre 7-5.

    6. Buffalo Bills (9-7)
    2e de la division Est.

    Retrouvez les règles pour départager les ex-aequos, les fameux tiebreakers en anglais.


mercredi 27 décembre 2017

  • Les playoffs se précisent en AFC

    En AFC, l'avant-dernière semaine a offert son lot de réponses mais quatre équipes joueront encore pour leur place en playoffs lors de la dernière journée. Certaines équipes ont vu leurs derniers espoirs s'envoler. D'autres, comme les Ravens, Titans, Bills ou encore les Chargers sont toujours au coude à coude avant d'entamer la week 17.

    Ils disent au revoir aux playoffs

    Certaines franchises disposaient encore d'une infime chance de qualification mais leurs derniers espoirs ont volé en éclat lors de cette seizième semaine. C'est notamment le cas des Dolphins qui se sont inclinés assez lourdement face aux Chiefs. Les coéquipiers de Jay Cutler n'ont pas su confirmer après cette belle victoire face aux Patriots. Autre équipe, autre déception : Les Raiders ont terminé leur saison face aux Eagles. Une nouvelle défaite qui confirme l'état général de la franchise qui a déçu cette année. 

    Exempts de premier tour

    Les Patriots et les Steelers se sont assurés un first-round bye grâce à une victoire combinée à la défaite surprise des Jaguars face aux San Francisco 49ers de Jimmy Garoppolo. Les Patriots (12 - 3) accueillent les Jets et la victoire est impérative car les Steelers (12 - 3) reçoivent de bien pâles Browns (0 - 15) et comptent sur un faux pas de Tom Brady pour arracher la première place de la conférence. 

    Jaguars et Chiefs pour du beurre ? 

    Les Jaguars (10 - 5) ont perdu mais ont profité de la défaite des Titans face aux Rams pour s'assurer une belle troisième place de l'AFC. En effet, ils remportent l'AFC South et ne peuvent plus être rattrapés par les Chiefs (9 - 6) qui resteront derrière à cause du tiebreaker. Les Chiefs se déplacent chez les Broncos pour un match qui n'a pas d'intérêt dans la course aux playoffs. Les Jaguars, par contre, peuvent faire tourner leur effectif mais en cas de défaite à Tennessee, ils offriraient une place qualificative aux Titans. Et surtout, ils s'assureraient d'affronter Marcus Mariota & compagnie pour une nouvelle confrontation dans 10 jours ! 

    Quatre équipes pour deux places

    Le véritable intérêt de cette dix-septième et dernière journée est de départager ces quatre franchises qui se disputent les deux dernières places qualificatives. À ce stade de la compétition, les Ravens (9 - 6) et les Titans (8 - 7) sont qualifiés et ont donc leur destin entre les mains. En cas de victoire, ils seront de la partie en janvier. Mais les Chargers (8 - 7) et les Bills (8 - 7) ont encore des raisons d'y croire. 

    Les Ravens en bonne voie

    De ces quatre équipes, ce sont les Ravens qui sont les mieux engagés. En effet, il suffit à la franchise de Baltimore d'une victoire ou d'un match nul à domicile face aux Bengals pour se qualifier. En cas de défaite, ils devraient compter sur une défaite ou un nul des Bills face aux Dolphins ou des Titans face aux Jaguars.

    Titans ou Chargers ?

    Les Titants ont leur destin entre les mains mais ils affrontent une belle équipe de Jaguars qui n'a plus rien à gagner ni à perdre. Cependant, la rivalité entre les deux franchises pourraient motiver les Jags à jouer le jeu pour éliminer les hommes de Mike Mularkey. En cas de défaite, les Titans devraient espérer des défaites combinées des Chargers et des Bills. En embuscade, on trouve ces Chargers qui accueilleront des Raiders totalement démobilisés après l'élimination de la course aux playoffs. Philip Rivers doit espérer une défaite des Titans pour éventuellement arracher une place qualificative. 

    Des regrets pour les Bills ?

    Et finalement, ce sont les Bills qui pourraient venir coiffer tout ce beau monde au poteau. Les Bills doivent s'imposer et espérer une défaite des Ravens ou que les Titans et les Chargers ne s'imposent pas durant cette dernière semaine. Les Bills peuvent regretter cette défaite et ces cinq interceptions de Nathan Peterman face aux Chargers. C'est sans doute ce match qui risque de coûter très cher pour les hommes de McDermott au décompte final. 


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Aucun évènement à venir les 3 prochains mois

Brèves

Seniors - D2

dimanche 5 mars 2017

Victoire 52-00 face aux Pygargues de Troyes.
Prochain match le 18/03 au Mans contre les Mousquetaires de Chatenay- Malabry

U19

dimanche 22 janvier 2017

Victoire Dimanche après-midi 19-02 face aux Dockers (Nantes).
Prochain match le samedi 04 Février. Nos U19 se déplaceront le samedi soir aux Mariners de Vannes.

U19

dimanche 15 janvier 2017

Défaite Samedi après-midi 00-14 face aux Pionniers (Tours).
Prochain match dimanche 22 janvier au Mans face aux Dockers de Nantes.

U16

dimanche 15 janvier 2017

Victoire samedi après-midi face aux Pionniers de Tours (20-08).
Prochain match de Samedi 28 Janvier à Tours le 28/01 (Plateau)