Football Américain et NFL : L’actu de la NFL en français et France depuis 1998, ces 60 derniers jours



dimanche 3 mars 2019

  • Derrick BROOKS, cette icône

    On entend souvent « Untel redéfinit sa position ». À l’instar du terme galvaudé de shutdown corner, peu méritent cette étiquette. Bien que certains dominent comme rarement, élèvent la maîtrise de leur champ à un niveau inédit, ils n'en révolutionnent pas l'essence. Le fils adoptif préféré de Tampa Bay, si.

     

    Différent

    Au tournant du nouveau millénaire, alors que la transition du jeu terrestre à aérien s'opère, il allie les qualités nécessaires pour briller dans chaque secteur. À une époque où puissance et taille priment, mobilité et vitesse font de lui un OVNI. Il y a les linebackers unidimensionnels, il y a lui le polyvalent. Il y a les linebackers qui annihilent le passeur en tant que pass rushers, il y a lui qui annihile la passe elle-même en tant qu’avaleur d'espace. Le nec plus ultra en la matière ? Assurément. Sa propension à couvrir le rend célèbre là où sont célébrés les plaqueurs de coureurs et lanceurs. Secondary exclue, combien peuvent être ponctuellement abandonnés sur une île face à un receveur ? Supersonique, il réécrit le manuel du Will. Le secret le mieux gardé du coin entre 1995 et 1998 s’ébruite. L’avènement de la Tampa 2 correspond au sien. Cause ? Conséquence ! Le système ne fait pas de lui le défenseur qu'il est, il sublime ses attributs. En revanche, il fait du système un truc viable. Instinct, lecture, prédispositions athlétiques l’habilitent à gérer une vaste étendue en dessous (« underneath », entre les premier et deuxième rideaux) où est redirigé le trafic. Sanction irrémédiable dès que le cuir arrive dans le périmètre. Dissuasif, il provoque incomplétions, fumbles voire interceptions quand la cible bâcle sa route en prévision de la collision. Virtuosité au plaquage et réactivité l'autorisent ainsi à régir une large zone en autonomie. Un grand pouvoir impliquant de grandes responsabilités, un raté de sa part signifie first down / gros jeu. Heureusement pour les Buccaneers, il est un nettoyeur fiable. Hors pair, le meilleur. Cet amalgame d'aptitudes ne se duplique pas, raison pour laquelle les nombreuses déclinaisons de la Tampa 2 (Rams, Colts, Vikings, Seahawks…) imitent l’originale sans l’égaler, même si celle des Bears produit une autre dynastie défensive. Il modifie les standards physiques et rehausse les exigences. Sous-dimensionné, c’est malgré tout un gros cogneur sous-estimé. Torry HOLT peut en témoigner : finale de conférence 1999, le receveur du Greatest Show on Turf subit selon lui le choc le plus violent de sa carrière lorsqu’il s’aventure dans son jardin début du premier quart. Le backfield n’est pas sauf non plus car Derrick ne rechigne pas à cartonner guards et fullbacks pour aller chatouiller le running back. Son agilité lui permet en outre de devancer les blocs, d'atteindre le point d'impact plus rapidement que la galerie. Le linebacker ultime quasi parfait, véritable iron man de surcroît. En quatorze ans à une position si exposée, si brutale, il ne manque aucun rendez-vous. Féroce en crampons, gendre idéal en civil. Jamais le moindre écart, jamais le moindre incident bizarre, jamais dans les faits divers. Le joueur est grandiose, l'homme le surplombe. Humble, discret, introverti, il passe sous les radars à divas, pas ceux des patrouilles offensives. Il ne génère pas autant de presse que les gueulards, n’a pas leur résonance. Pensionnaire d'un petit marché réputé pour héberger la plus mauvaise organisation du sport US, il ne suscite pas les louanges proportionnelles à son rendement. C’est toutefois un footballeur transcendant sans pareil.

     

    Ego(s) / (In)Égaux (?)

    Hardy NICKERSON, Chidi AHANOTU, John LYNCH, Brad CULPEPPER, Warren SAPP, Donnie ABRAHAM, Ronde BARBER, Shelton QUARLES, Brian KELLY, Anthony McFARLAND, Simeon RICE… Au milieu d'une escouade à multiples tauliers, gorgée de talents et personnalités, il demeure le pilier. La glue, le pouls, l’âme. Quand il va, tout va. Au sommet de son art, le onze suit sa courbe de forme. Irréprochable, leader charismatique, il impulse le mouvement. L’assassin silencieux, plus bruyant avec ses épaules qu’avec sa langue. Une star pour son niveau, pas ses exubérances. L’antithèse de son partenaire Warren SAPP, star pour son niveau et surtout ses excès. Le profil gentleman des gridirons s’avère difficile à marketer pour un défenseur, par nature le vilain qui contrarie les gentils attaquants. Pour vendre une bonne histoire, il faut un bon méchant ; le costume sied à ravir au lineman. Bon client avec un avis sur tout, tout le temps, il attire la lumière et s'en réjouit. Étant donné que les médias s’en délectent, il cultive en retour son aura de mauvais garçon. À tel point que ses frasques l’installent progressivement parmi les plus détestés. À tel point que le personnage supplante le joueur aux yeux d’un audimat le considérant surcoté. En définitive, la rhétorique réduit la défense à lui. Il prend énormément de place, au propre comme au figuré. Derrick l’accepte parce que lui ne recherche pas les projecteurs. Batman et… Batman ? De toute façon, « les vrais savent ». En effet, en coulisses, l’aspect franchise player n’apparaît pas si tranché. Pendant les introductions d'avant-match, le dernier est tantôt le double 9, tantôt le double 5. Le linebacker est plusieurs fois élu MVP de l'équipe par les supporters. Notamment en 1999 où le tackle, transparent à l'occasion, fait des coups d'éclats et finit DPOY. Une récompense que le Tampa Tribune, journal local majeur, décerne à Derrick, constant dans ses éclats. Personne ne crève plus l'écran lors de ce qui est probablement son exercice référence. À la purge post-2003, ce dernier reste tandis que Warren part. Des années plus tard, leur perception varie. Le premier laisse l'image d'un crack parfois décrié pour ses soucis extra-sportifs (démêlés judiciaires, banqueroute) ou son rapport avec les fans. Le second est en odeur de sainteté absolue.

     

    Royauté

    Le duo, en compagnie de Lee Roy SELMON, incarne néanmoins l’élite de l’organisation. Contrairement au tackle, premier à accéder au vedettariat national dans cette contrée, Derrick en arbore le maillot toute sa carrière. Contrairement à l’end, premier à placer cette contrée sur la carte, il gagne et dure. Juxtaposés, ces facteurs lui permettent d’incarner une autre élite dépassant les frontières étatiques : celle des OLB, affinité Will. Donnie EDWARDS, Takeo SPIKES, Julian PETERSON, Keith BULLUCK, Lance BRIGGS : sa concurrence contemporaine ; Bobby BELL, Ted HENDRICKS, Jack HAM, Robert BRAZILE, Junior SEAU : sa concurrence historique. Il mène vraisemblablement les deux meutes. Durant son pic entre 1997 et 2005, il est non seulement le maillon fort d’une troupe abritant potentiellement cinq Hall of Famers, mais aussi probablement le patron d’un championnat saturé en GOAT : Brett FAVRE, Michael STRAHAN, Marshall FAULK, Ray LEWIS, Peyton MANNING, Randy MOSS… Son excellence prolongée le transforme en mythe. Pro Bowler ? Formalité. All-Pro ? Évidence. All-World (l’échelon supérieur informel) ? Couronnement logique de l’ascension. De la trempe de ceux ne surgissant qu’une fois par génération, il est sans doute encore plus exceptionnel que les autres exceptionnels de sa période. Voire de toutes les périodes.

     

    Reconnu

    Les sésames glanés par pelletés abondent en ce sens.

    11 Pro Bowls (1997-06, 2008)
    3 All-Pros unanimes (1999, 2000, 2002) **
    2 All-Pros consensuels (2004, 2005) **
    1 DPOY (2002)
    1 Super Bowl (XXXVII) ***
    1 MVP du Pro Bowl (2006)
    Titulaire dans l’équipe-type de la décennie 2000 ****
    Numéro 55 retiré par les Buccaneers (2014)
    Hall of Famer dès sa première année d’éligibilité (2014)
    Élément-clé d’une dynastie défensive (1997-08)
    Meilleur joueur de deux défenses historiques : 1999 (top 20 depuis 1978), 2002 (en lice pour le top 1)

    * Depuis 1982 et l’entrée du sack dans les statistiques individuelles, parmi les 25 linebackers plusieurs fois All-Pros 1 selon l’AP, se trouvent dix Mike et douze pass rushers. Manquants à l’appel ? Wilber MARSHALL, pass rusher intermittent dans la 46 de Chicago et à Washington. Junior SEAU, blitzeur formidable et recordman de longévité au second rideau. Et le Buc qui, à l’inverse d’eux, n’efface pas la barre annuelle des 3.0 sacks (pointes à 6.0 pour le Bear / Redskin, 7.0 pour le Charger).

    ** Entre 1995 et 2008, la convention collective de la NFL reconnaît quatre organismes sélecteurs (appelés « médias vétérans ») et en tolère deux supplémentaires. Un All-Pro unanime est nommé dans la première équipe des quatre sources officielles. Un All-Pro consensuel est nommé dans la première équipe soit par deux à trois sources officielles, soit par les deux sources semi-officielles plus une officielle.

    *** Derrick vs Rich GANNON, « M(ost) V(aluable) D(éfenseur) » vs « M(ost) V(aluable) A(ttaquant) », DPOY vs MVP… Un affrontement à élimination directe inhabituel entre ceux reconnus comme les plus prépondérants de leur côté respectif du ballon par l’AP. Le dixième (sur onze) en 48 ans de co-existence des trophées, l’unique se déroulant à ce stade de la compétition. Par ailleurs : Buccaneers vs Raiders, défense #1 aux yards totaux et à la passe vs attaque #1 aux yards totaux et à la passe. Force contre force, clash d’envergure entre la crème de la crème sur la plus grande des scènes. À l’issue d’une démonstration, le sacre ponctué par son pick six qui clôt les débats, son jeu signature et l’un des deux jeux signature de la franchise.

    **** Cinq groupes en choisissent une : le Hall of Fame, Sports Illustrated, MMQB, Pro Football Reference et USA Today. Il fait partie des trois défenseurs (avec Ray LEWIS et Brian DAWKINS) / sept joueurs au total (avec Randy MOSS, Tony GONZALEZ, Walter JONES et Alan FANECA) élus unanimement dans la première équipe.

     

    Inconnu

    En dépit de ces accomplissements, le crédit dont jouit Derrick ne capture pas toute son immensité. Sous côté. Incognito puisque même les professionnels se trompent à son propos. Au cours des retransmissions télévisées, les commentateurs le confondent régulièrement avec le Chief Derrick THOMAS. Maillot rouge, numéro dans la cinquantaine, homonyme, chasseur de QB donc forcément… Dans une vidéo accompagnant son intronisation au Hall of Fame, NFL Films l’évoque en tant que MLB. Promu quarterback défensif en 2000, il se charge des appels et des ajustements au cœur de l’action, un rôle dévolu au Mike dans l'imaginaire donc forcément… Absent des performances défensives individuelles phares sur un match selon NFL Throwback, il a pourtant de quoi alimenter un top 10 à lui seul. Cf.

    • 10 plaquages (quatre pour 0- yard), 2 interceptions, 2 passes déviées ; soit huit mises en échec (toute action qui conjure un jeu positif, à savoir pas de gain en 1re-2e tentative et gain insuffisant pour un first down en 3e-4e) / trois stops (toute action qui arrête un drive) comprenant la prise qui préserve un score de baseball (1999 semaine 7 vs Bears, 6-3).
    • 17 plaquages (deux pour 0- yard), 1 passe déviée, 1 fumble forcé, 1 fumble recouvert (pour un terrain court rapportant trois points) ; huit mises en échec / quatre stops pour survivre à six turnovers de son attaque (1999 semaine 10 vs Chiefs, 17-10).
    • 7 plaquages (deux pour aucun gain), 1 interception (pour un terrain court rapportant trois points), 2 passes déviées (l’une prévient un touchdown), 1 sack (repoussant hors de distance de field goal & une pression qui aurait dû s’accompagner d’un rejet intentionnel), 1 fumble forcé ; six mises en échec / deux stops pour s’ériger en souverain du Kingdome et s’émanciper d’une attaque qui entasse autant de punts que de first downs (1999 semaine 12 @ Seahawks, 16-3).
    • Sa neutralisation du MVP officieux Marshall FAULK sans noircir à outrance la feuille statistique. Dans son sillage, compte tenu du contexte, sa défense délivre en vain la prestation la plus héroïque et la plus monumentale de l’histoire des playoffs (NFC Championship 1999 @ Rams, 6-11).

    Basiquement, sa copie 1999 est un chef-d’œuvre méconnu méritant son propre top.

    Ce n’est pas tout, cf. quand il

    • Se démultiplie pour des prunes : 11 plaquages (un pour aucun gain), 1 passe déviée ; six mises en échec / cinq stops dans l’une des rencontres de l’année (2000 semaine 5 @ Redskins, 17-20).
    • Écœure un rival de division en chaleur en déployant la panoplie complète : pénétration, maîtrise d’intervalle, plaquage dans l’espace, poursuite, sortie de bloc, navigation dans le trafic, espionnage, nettoyage, obstruction de trajectoires, interventions ravageuses, intimidation… (2002 semaine 14 vs Falcons, 34-10).

    La liste est encore longue. L’argument « MVP + DPOY + sacks + Super Bowl » est généralement avancé au moment d’identifier la saison défensive individuelle phare : Lawrence TAYLOR 1986. Dans ce cas, que dire de « DPOY + votes pour le MVP + défense historique avec des records + cinq touchdowns (& un rappelé de manière litigieuse) dont trois « buzzer beaters » décisifs + attaque indigente + playoffs historiques avec campagne individuelle dominante + Super Bowl avec le jeu signature » ? Basiquement, sa copie 2002 est un chef-d’œuvre mésestimé. Un manque de louanges compréhensible vu les yeux de Chimène de la profession pour les sacks, ces plaquages pour perte glorifiés. S’affranchir du carcan d’un registre mal compris pour bousculer les rangs de son poste relève déjà de l’exploit, outrepasser son registre mal compris et son poste pour bouleverser la hiérarchie de son côté du ballon relève de l’utopie tant les paramètres externes prévalent. La position et/ou le marché engendrent les accolades, les accolades façonnent l’héritage, l’héritage oriente les discussions relatives au(x) GOAT. En imaginant qu’on l’élise DPOY en 1999 comme ça aurait pu (dû ?) être le cas, il aspire trois ans plus tard au cercle restreint des doubles lauréats. En imaginant qu’on l’élise MVP en 2002 comme ça aurait aussi pu (dû ?) être le cas, il entre dans le cercle minimaliste des défenseurs lauréats. D'un coup, on oublie peut-être moins Tampa Bay question durabilité défensive, on l'oublie peut-être moins question défenseurs du Mont Rushmore. Malgré un legs phénoménal, on ne le considère pas dans la même catégorie que les LT ou Reggie WHITE. Or, comme eux, pas sûr qu’il y ait mieux dans son domaine. Le regard biaisé vis-à-vis de ceux au large n’empêche cependant pas un Dick BUTKUS (merci gros marché de Chicago), un Ronnie LOTT (merci dynastie des 49ers) ou un Deion SANDERS (merci extravagances) d’être envisagés pour ce Mont Rushmore. En résumé, un élément extérieur aux pelouses, l’appréciation d’observateurs pas nécessairement avertis, change sensiblement la valeur de ce qui est achevé dessus alors que battage ou pas, distinction ou pas, dans le fond, ce qui est véritablement achevé ne change pas. Juste ou non, ce qui compte, ce n’est donc pas faire mais que quelqu’un dise qu’on a fait et que quelqu’un l’entende.

     

    Croix à porter

    Ni le premier ni le dernier desservi par le jeu médiatique, il n’a rien à se reprocher car il a entrepris tout ce qu’il avait à entreprendre. Ou quasiment. Regrets collectifs ? L’incapacité à donner une bague au grand frère Hardy NICKERSON en 1999. Une blessure à la cheville détériorant les résultats et, par extension, résiliant le bail du mentor Tony DUNGY en 2001. Faire partie de l’équipe ayant accordé le moins de yards dans une élimination (120) lors des Wild Cards 2005. Regrets individuels ? L’empiètement contestable de Greg SPIRES le privant du record annuel de touchdowns défensifs et dépréciant son récital contre les Falcons en 2002. Plus particulièrement, un crépuscule clair-davantage-obscur en 2008. Monte KIFFIN, son coordinateur de toujours, annonce en cours de saison son départ à la fin de celle-ci. Les pirates culminent à 9-3 avec une top défense. Une petite victoire et ils accrochent les séries, de victoire il n’y aura guère. Spirale négative, Tampa 2 qui dépérit… Bref, la dégringolade. Le mois de décembre douloureux marque la fin douloureuse de l'Âge d'Or entamé en 1997. À la trêve, les dirigeants rasent tout. L’entraîneur Jon GRUDEN est remercié, la plupart des anciens également. Dont Derrick, coupé tel un malpropre, tel un anonyme le 25 février 2009. Après avoir traversé l’année comme agent libre, il annonce officiellement sa retraite le 11 août 2010. Une fin indigne pour quelqu’un de sa stature.

     

    Karma

    À coups d’épaulières, le sportif sème du mal et ses adversaires récoltent le malheur. Intense, il exhibe la méchanceté inhérente à sa profession. « Lorsque tu croises le porteur de balle, tu le sèches. Si ce n’est pas ton intention, tu n’as pas l’étoffe d’un linebacker » confie-t-il dans un documentaire à son égard. Il n’en demeure pas moins fair-play. 2004 semaine 3, retrouvailles avec les Raiders, il punit un quarterback draw de Rich GANNON. Il fête le gros tampon puis se ravise et tempère ses coéquipiers quand il s’aperçoit des dégâts (et quels dégâts : sa victime ne rejouera jamais). Hors norme, le footballeur pâlirait presque face à celui sous le casque. À coups d’humanitaire, l’homme sème du bien et son entourage récolte du bonheur. Très tôt, il prêche l’importance de l’éducation. En 1997, il fonde BROOKS Bunch, une association caritative fournissant des bourses d’études aux jeunes des environs. Elle organise des voyages pédagogiques à travers les États-Unis et en Afrique du Sud afin de proposer une expérience interactive, de côtoyer la culture au plus près. Dans une ligue rompue aux frasques de ses acteurs, il conjugue à merveille excellence sur et hors terrain. Un état de fait validé concrètement par ses pairs de l’Association des Joueurs, reconnaissant son bénévolat, ses services rendus et son éminence sur le pré. En 2000, elle l’élit Homme de l’Année. Il reçoit des récompenses équivalentes en 2003 (Bart STARR Award) tandis qu’il crée la fondation Derrick BROOKS Charities Inc. et que le gouverneur le nomme au conseil d’administration de l’université d’État de Floride, en 2004 (Byron « Whizzer » WHITE Award) et en 2008 (JB Award). Son empreinte sociale le légitime au-delà du monde NFL. En 2007, avec l’ancien propriétaire des 49ers Edward DeBARTOLO Jr., il fonde l’école gratuite BROOKS-DeBARTOLO Collegiate High School. Objectifs : dispenser un enseignement similaire à celui du privé sans les frais de scolarité exorbitants, améliorer les chances de réussite au moyen de classes à effectifs réduits. Une initiative saluée par le Sports Club of Tampa Bay, qui le nomme Citoyen de l’Année. En 2014, la commission des sports de la ville lui décerne le Lee Roy SELMON Lifetime Achievement Award pour l’ensemble de son œuvre, la franchise NHL locale du Lightning le déclare Héros de la Communauté et les Boys and Girls Clubs of Tampa Bay le désignent Champion de la Communauté. En 2017, il obtient le Citoyen Exceptionnel de l’Année de la part du Tampa Metro Civitan Club. Une moisson d’ampleur, loin d’être terminée vu son engagement sur des fronts pluriels autres que le seven.

     

    Puisqu’il est souvent affaire (à tort) de modèles dans la sphère publique, quel exemple plus indiqué qu’un emblème triomphant au profil multi-casquettes ? Monsieur
    Bienfaiteur, il exerce une influence positive sur la société.
    Robuste, il est l’un des défenseurs au plus de titularisations consécutives.
    Opiniâtre, ses proies n’ont aucun répit.
    Offensif, nul linebacker n’inscrit plus de touchdowns.
    Kryptonite, il est l’arme ultime anti-passe.
    Spécial, il est légendaire dans le sport et dans la vie.


  • Johnny Manziel à Montréal: C'est terminé

     

    Suite à son passage houleux avec les Browns de Cleveland et ses frasques hors du terrain, la Ligue canadienne de football avait accepté l’an dernier de donner une autre chance à Johnny Manziel, sujet à certaines conditions qui n’ont pas été rendues publiques.

    Le gagnant du Trophée Heisman en 2012 s’est aligné avec les Alouettes de Montréal en 2018, où il a connu une saison moyenne, mais sans plus.  Il était toujours sous contrat avec eux pour 2019, mais voilà, les Alouettes ont annoncé qu’ils l’avaient libéré, suite aux instructions de la ligue.  Manziel n’aurait pas respecté ses conditions.  De plus, la ligue lui aurait permis de corriger la situation, ce que Manziel a refusé.

    La ligue a donc également annoncé qu’elle refuserait d’homologuer un nouveau contrat entre Manziel et toute autre équipe de la LCF.

    Johnny Football étudierait la possibilité de se joindre à la nouvelle Alliance of American Football (AAF), mais celle-ci voudrait d’abord comprendre ce qui s’est passé à Montréal.  


dimanche 10 février 2019

  • Les nouvelles ligues

    Le football aux États-Unis c’est comme le cinéma : on aime bien ces films où Superman (Tom Brady) se débarrasse de la kryptonite (Aaron Donald) pour sauver, une fois de plus, le monde (remporter encore et encore le Super Bowl). Il y a du drame, du suspense, du patriotisme et, à la fin, tout rentre dans l’ordre et les gentils (les New England Patriots) gagnent.

    Mais bon, aussi sympathique soit ce bon Bill Belichick, on aime aussi de temps en temps un petit film indépendant loin des spotlights de Hollywood. Exit NFL, bienvenue XFL, AAF et Pac Pro ! Tour d’horizon de ces nouvelles ligues professionnelles qui rêvent de faire de l’ombre à la toute puissante NFL et au passionné football universitaire.

    La XFL renait de ses cendres. L’ancien catcheur et magna de la WWE Vince McMahon avait lancé cette ligue en 2001. Après une saison et quelques dizaines de millions de dollars de perte, la ligue avait remis son premier et unique trophée de champion aux Los Angeles Xtreme avant de fermer ses portes. Les raisons de l’échec sont multiples mais le caractère trop divertissant de la ligue (micros sur les joueurs, interviews pendant les matchs, utilisation racoleuse des cheerleaders, etc.) et le manque de talent sur le terrain ont eu raison de cette première version de la XFL qui avait pourtant quelques bonnes intentions (raccourcissement de la durée des matchs et autres changements de règles censés rendre le produit attractif).

    Près de vingt ans plus tard, la XFL entend reprendre du service dans un format très similaire de huit équipes, toutes propriétés de la ligue, engagées dans une saison régulière de dix matchs suivie de deux tours de play-offs. Les équipes seront situées à Dallas, Houston, Los Angeles, New York, Saint Louis, Seattle, Tampa Bay et Washington. Bob Stoops, le légendaire ex-entraineur des Oklahoma Sooners, a été le premier entraineur recruté par la ligue. Il sera à la tête de l’équipe de Dallas, comme quoi la bouillante rivalité entre l’Oklahoma et le Texas ne résiste pas à l’appel du maitre dollar…

    Le lancement de la ligue, dont le commissionnaire est Oliver Luck – ancien directeur athlétique de West Virginia et père du quarterback des Colts – est prévue pour le 8 février 2020, une semaine après le Super Bowl. Parmi les autres dignitaires de la ligue on retrouve des anciens coaches NFL comme Jim Caldwell (Colts et Lions) et John Fox (Panthers, Broncos et Bears) et d’anciens joueurs comme Doug Flutie (dont la passe Ave Maria contre les Miami Hurricanes en 1984 demeure l’une des plus fameuses du College Football).

    La XFL nouvelle version ne répètera pas ses erreurs de jeunesse : pas de cheerleaders – la ligue veut se concentrer avant tout sur le jeu – mais tout de même une flopée de nouvelles règles censées accélérer le jeu et limiter la durée des matchs à 2h30. Ces règles sont actuellement testées dans des ligues semi-professionnelles et incluent notamment la suppression des arrêts de volée, l’obligation de joueur les conversions après touchdown (pour 1 point en partant des 2 yards, 2 points en partant des 5 yards et 3 points en partant des 15 yards), l’éligibilité de tous les joueurs – y compris ceux de ligne offensive – derrière la ligne de mêlée et une horloge tournant en continu hormis lors de deux dernières minutes de chaque mi-temps.

    Coté sous-sous, les joueurs seront payés un minimum de 7 500 dollars par match mais les plus méritants pourraient atteindre des salaires annuels de 300 000 dollars. Les 45 joueurs de chaque équipe auront également une couverture maladie payée par la ligue. Ils seront embauchés pour des contrats d’un an et libres de joindre d’autres ligues le reste de l’année. Ils pourraient également toucher des bonus par match pour maintenir leur motivation dans les résultats de matchs, quels qu’ils soient.

    La Pacific Pro (son petit nom) ou Pacific Pro League est une ligue développementale de football dont l’ambition est de servir de tremplin à la NFL en attirant (et en payant !) des joueurs non-éligible en NFL (i.e., tous les joueurs étant à moins de trois ans de la fin du lycée).

    L’objectif est on ne peut plus clair : récupérer le talent universitaire à coup de dollars (50 000 dollars de salaire minimum et un an de « community college » offert). Les joueurs seraient payés directement par la ligue et, en tant que professionnels, seraient autorisés à vendre leur image. La première cible de la Pacific Pro n’est autre que Trevor Lawrence, le quarterback des actuels champions universitaires Clemson Tigers, qui n’est éligible pour la Draft NFL qu’en 2021.

    Comme son nom l’indique, la ligue opèrera sur la côte Pacifique, en Californie du Sud exactement. Les quatre équipes seront la propriété de la ligue et les 50 joueurs de chaque équipe seront affectés à l’équipe la plus proche de leur lycée.

    A l’origine de ce projet, Don Yee, aussi connu pour être l’agent de Tom Brady. Le « Roger Goodell » de la Pacific Pro est Ed McCaffrey, ancien joueur des Giants, 49ers et Broncos et aussi papa du petit Christian (Panthers). Le comité consultatif de la ligue comprend entre autres Mike Pereira, ancien vice-président des arbitres de la NFL, et Mike Shanahan, ancien entraineur en chef des Raiders, Broncos et Redskins et détenteur de trois bagues de Super Bowl.

    La ligue prévoit son lancement officiel à l’été 2020 avec une saison régulière de huit matchs et deux tours de play-offs joués en juillet-août.

    La dernière arrivée dans la cour de récréation est également celle qui débute la première (le 9 février 2019) : l’Alliance of American Football. C’est Charlie Ebersol qui est à l’origine de cette ligue. Ce réalisateur de film d’Hollywood n’est pas dans le business du sport mais il a réalisé un documentaire pour ESPN sur les ratés de la XFL (« 30 for 30 : This was XFL ») qui lui a donné l’idée de lancer sa propre ligue en évitant, bien évidemment, les mêmes erreurs que feu l’ex-XFL.

    Comme ses congénères, la ligue possède ses équipes (huit) et paie directement ses joueurs (52 par équipe). Les pros de l’AAF ont des contrats non-garantis de trois ans d’un montant de 250 000 dollars (plus assurance médicale) et une clause libératoire pour rejoindre la NFL. Contrairement à la XFL, qui n’interdit pas à ses joueurs de participer à d’autres ligues, l’AAF garde la main sur ses ouailles, à l’exception donc de ces départs autorisés en NFL. Les joueurs recevront également des bonus par match et prévoit d’offrir des bourses d’études et des compensations monétaires pour services rendus à la communauté.

    Quelques noms connus ont rejoint les rangs de l’organisation comme les anciens Steelers Troy Polamalu (supervision) et Hines Ward (consultation). Bill Polian, ancien manageur général des Bills, Panthers et Colts, sera également l’un des superviseurs de la ligue et Mike Pereira (encore lui) l’un de ses consultants.

    La ligue se déroulera de début février à fin avril avec quarante matchs sur dix journées de saison régulière avant deux tours de play-offs culminant par la finale à Las Vegas.

    Tout comme la XFL, l’AAF a choisi de réduire la durée des matchs à 2h30 et modifié quelques règles : pas de temps mort pour publicité, conversion à deux points obligatoire après touchdown, pas plus de cinq défenseurs autorisés au-delà de la ligne de mêlée et interdiction de s’enfoncer de plus de deux yards dans le camp adverse hormis dans la boite, pas de kick-off, prolongation type lycée (comme en universitaire mais en partant de la ligne des 10 yards) ou encore un seul pied au sol nécessaire sur les réceptions (comme en universitaire).

    Les huit équipes qui s’affronteront lors de cette saison inaugurale sont :

    Atlanta Legends

    Head Coach : Kevin Coyle

    Principaux joueurs : Aaron Murray (QB), Matt Simms (QB), Denard Robinson (RB), Akrum Wadley (RB)

    Birmingham Iron

    Head Coach : Tim Lewis

    Principaux joueurs : Blake Sims (QB), Trent Richardson (RB)

    Memphis Express

    Head Coach : Mike Singletary

    Principaux joueurs : Christian Hackenberg (QB), Zach Mettenberger (QB), Zac Stacy (WR)

    Orlando Apollos

    Head Coach : Steve Spurrier

    Principaux joueurs : Garrett Gilbert (QB), Austin Appleby (QB), Akeem Hunt (RB)

    Arizona Hotshots

    Head Coach : Rick Neuheisel

    Principaux joueurs : Trevor Knight (QB), Josh Huff (WR)

    Salt Lake Stallions

    Head Coach : Dennis Erickson

    Principaux joueurs : Austin Allen (QB), Matt Asiata (RB)

    San Antonio Commanders

    Head Coach : Mike Riley

    Principaux joueurs : Logan Woodside (QB), Marquise Willians (QB), David Cobb (RB)

    San Diego Fleet

    Head Coach : Mike Martz

    Principaux joueurs : Mike Bercovici (QB), Nelson Spruce (WR)

    Les quatre premières équipes jouent dans la conférence Est, les quatre suivantes dans la conférence Ouest. Les deux premiers de chaque conférence joueront les play-offs.

     

     

     

     


lundi 4 février 2019

  • Les Patriots triomphent grâce à leur défense

    Les New England Patriots l'ont fait. Un sixième titre pour la franchise de Robert Kraft. Un sixième sacre pour Tom Brady et Belichick. Face à des Los Angeles Rams inexistants offensivement, Brady a pourtant souffert et n'a pu mettre son équipe à l'abri rapidement. Retour sur cette soirée aussi surprenante que... défensive ! 

    Film du match

    Les Patriots galvaudent, les Rams calent

    Sur les premiers plays, les Patriots parviennent à progresser au sol mais la première passe de Brady est... interceptée ! C'est Cory Littleton qui traîne par là et qui profite de cette erreur de jugement du quarterback. Sur le drive suivant, les Patriots pensent prendre la tête mais Stephen Gostkowski manque un field goal de 46 yards. 

    La défense des Rams fait le gros dos mais pendant ce temps, Jared Goff ne parvient pas à s'extirper de la pression adverse. Les six drives des Rams en première mi-temps se ponctuent par un punt. La pression est forte sur Goff et la secondary semble en état de grâce. En face, les Patriots avancent mais n'inscrivent que trois points. Après son échec à 46 yards, Stephen Gostkowski se rachète et rentre un field goal de 42 yards. Ensuite, un échec en quatrième tentative empêche les Pats de se mettre à l'abri. C'est 3 - 0 à la pause et les défenses sont à féliciter pour ce résultat. Seule satisfaction offensive pour les Pats : Julian Edelman est dans un grand jour. Todd Gurley ne semble pas à 100% et laisse de nombreuses portées à C.J. Anderson

    Les Rams se relancent 

    En fin de troisième quart temps, les Rams construisent enfin un véritable drive. Dix plays, une belle réception pour Cooks et pour Robert Woods et finalement trois points. 3 - 3 à l'entame du quatrième quart-temps ! Qui l'eut cru ?! Wade Philips a préparé le gameplan parfait face à Brady alors que Belichick a su faire déjouer un Goff qui semblait perdu par moment sous cette pression constante. 

    Gronk, le sauveur 

    Aaron Donald et Ndamukong Suh ont dérangé le passing game du début à la fin. Mais une passe vers Rob Gronkowski relance le quarterback. Les chants à la gloire de Brady retentissent dans les travées acquises à la cause des Patriots. C'est alors que TB12 décide d'envoyer une passe chirurgicale vers son tight end préféré qui sort le catch nécessaire pour atteindre la ligne des 2 yards. Sur le play suivant, le rookie Sony Michel est dans la endzone. Sur le seul play de la rencontre dans la redzone, les Patriots inscrivent sept points. 

    Gilly Gilly

    Durant le drive suivant, Jared Goff est conscient que le touchdown est nécessaire. Brandin Cooks n'est pas loin du touchdown mais c'est finalement la défense qui a le dernier mot. Stephon Gilmore réalise une interception et permet aux Patriots de mettre une belle option sur la victoire. Partant dos à leur endzone, les hommes de Belichick arrachent quelques first downs pour ponctuer ce long drive par un field goal de Gostkowski. Il reste 70 secondes à jouer, il est déjà trop tard pour les Rams qui terminent la rencontre avec un field goal manqué par Greg Zuerlein. Score final 13 - 3, les Patriots sont champions ! 

    Defense wins championships

    Une fois n'est pas coutume, c'est bien la défense des Patriots qui offre ce titre à la franchise. Kyle Van Noy (1 sack) et Dont'a Hightower (deux sacks) réalisent un match parfait alors que Jason McCourty sauve un touchdown décisif de Cooks oublié dans la endzone. 

    Les Patriots avaient pris l'habitude de gagner des matchs très serrés avec des écarts minimes (3 ou 6 points). Cette fois, Brady n'a pas su déchirer la défense adverse mais le match s'est pourtant terminé avec le plus gros écart pour un Super Bowl des Patriots : 10 points. 

    Edelman MVP 

    C'est Julian Edelman qui décroche le titre de MVP grâce à sa performance remarquable: 10 réceptions pour 141 yards. Brady termine la rencontre avec un 21/35 pour 262 yards et une interception. Sony Michel, quant à lui, rend une fiche de 94 yards en 18 tentatives et un touchdown pour couronner le tout. 

    Goff n'a pas existé et termine la rencontre avec un 19/38 pour 229 yards et une interception. Gurley est limité à 35 yards en 10 portées. Il ne semblait pas à 100% pour cette rencontre. Cooks est l'éclaircie offensive pour McVay et compagnie avec 8 réceptions pour 120 yards. 

    En bref 

    Les Patriots remportent un sixième titre en 11 participations au Super Bowl. Brady arrache sa sixième victoire en 9 apparitions. Des statistiques incroyables dont on parlera encore bien longtemps. La défense de Bill Belichick a mis le match dans les mains de Goff qui n'a pas été capable de sortir un grand match. Une performance défensive dont on parlera encore bien longtemps du côté de Boston. 

    [lié à Rams 3 - 13 Patriots]

dimanche 3 février 2019

  • Le Mercedes-Benz Stadium d'Atlanta

    Un an après la première de l'U.S. Bank Stadium de Minneapolis (Minnesota), Atlanta et son magnifique Mercedes-Benz Stadium accueille ce soir son premier Super Bowl, le LIII, entre les Patriots et les Rams. Inauguré en août 2017, il est pour beaucoup le plus beau stade au Monde. Son coût est en tout cas l'un des plus faramineux avec 1,6Md de dollars.

    Le Mercedes-Benz Stadium, propriété de l'Etat de Géorgie, a été inauguré le 26 août 2017 à l'occasion d'un match de pré-saison entre les Cardinals et les Falcons. Son toit rétractable n'a toutefois été opérationnel qu'à partir du 14 juillet 2018.
    L'histoire de ce stade remonte à mai 2010 quand plusieurs médias locaux rapportent le désir du propriétaire des Falcons et des United (MLS), Arthur Blank, de jouer en extérieur et d'accueillir un nouveau Super Bowl. Le maire Kasim Reed lance officiellement le chantier 4 ans plus tard, le 19 mai 2014.
    Le 24 août 2015, Arthur Blank dévoile le nom du stade. La marque allemande donne son nom à un deuxième stade en NFL et plus précisément dans la NFC Sud après le Mercedes-Benz Superdome des Saints.

    Si au départ l'ancien Georgia Dome, situé juste à côté, devait être conservé pour d'autres évènements, il est rapidement décidé qu'il devra être détruit. C'est chose faite le 20 novembre 2017.

    Un design unique

    Le cabinet d'architecture HOK, qui a décroché le contrat, propose un toit rétractable composé de 8 panneaux triangulaires translucides qui, une fois ouvert, donne l'impression d'ailes d'oiseau déployées. Autre spécificité, un mur vitré capable de s'ouvrir en même temps que le toit est prévu afin d'aérer le stade. L'architecte Bill Johnson explique que c'est le Panthéon de Rome qui a inspiré l'ouverture circulaire et donné son nom au projet ("Pantheon").

    D'un point de vue technologie, le nouvel écrin des Falcons n'échappe pas à la règle des écrans gigantesques. Un écran suspendu de forme oval entoure la surface de jeu. La société Daktronics est choisie en janvier 2015 pour le réaliser. De technologie LED, il mesure 335m sur 18 soit 3 fois la taille de celui du EverBank Field de Jacksonville, le plus grand à cette époque.

    A l'entrée du stade, un gigantesque faucon tenant dans ses griffes un ballon de foot US accueille les spectateurs. Le ballon mesure 4m de long et l'oiseau en acier inoxydable faite 12m de haut pour 21m d'envergure. Son poids total dépasse les 33 tonnes.

    Le stade et son toit extraordinaire en vidéo :

    [lié à Rams 3 - 13 Patriots]

  • NFL Honors 2019 : Patrick Mahomes MVP

    La nuit dernière se tenait les NFL Honors, cérémonie récompensant les meilleurs joueurs de la ligue mais dévoilant également la liste des nouveaux membres du Hall of Fame. Patrick Mahomes est devenu le plus jeune joueur élu MVP de la saison depuis Dan Marino. Le QB des Chiefs est aussi le joueur offensif et le Air Player de l'année. L'autre grand vainqueur est le RB des Giants Saquon Barkley désigné Rookie, Ground Player et Rookie offensif de l'année.

    Côté coaching, les Bears font le plein avec leur head coach Matt Nagy et son assistant Vic Fangio.

    Cette année, le Hall of Fame de Canton s'enrichit de 8 membres : 6 joueurs (le CB Champ Bailey, le TE Tony Gonzalez, le CB Ty Law, le Centre Kevin Mawae, les Safeties Ed Reed et Johnny Robinson) et 2 contributeurs (Pat Bowlen, le propriétaire des Broncos, et Gil Brandt, recruteurs et managers chez les Cowboys pendant 28 ans).

    A noter que concernant les finalistes du Super Bowl, les Patriots sont exclus du palmarès alors que les Rams ont été récompensés à 4 reprises. Aaron Donald est élu Défenseur de l'année et reçoit le Deacon Jones Award. La ligne offensive est désignée la meilleure en 2018 tandis que Jared Goff remporte la Performance inarrêtable de l'année.

    Les Dolphins sont récompensés pour leur comeback face aux Patriots : The Miami Miracle

    Enfin, les Seattle Seahawks remportent la chorégraphie de l'année pour la deuxième année consécutive avec Choreography :

     

    Le Palmarès complet

    • Pepsi Rookie of the Year : New York Giants RB Saquon Barkley 
    • FedEx Air and Ground Players of the Year : Kansas City Chiefs QB Patrick Mahomes, New York Giants RB Saquon Barkley 
    • AP Defensive Player of the Year : Los Angeles Rams DT Aaron Donald
    • Salute To Service Award Presented by USAA : Atlanta Falcons G Ben Garland
    • AP Offensive Rookie of the Year : New York Giants RB Saquon Barkley 
    • AP Offensive Player of the Year : Kansas City Chiefs QB Patrick Mahomes 
    • Game Changer Award presented by Gillette : Seattle Seahawks LB Shaquem Griffin
    • AP Defensive Rookie of the Year : Indianapolis Colts LB Darius Leonard
    • Pro Football Hall of Fame Class of 2019 : Champ Bailey, CB; Pat Bowlen, contributor; Gil Brandt, contributor; Tony Gonzalez, TE; Ty Law, CB; Kevin Mawae, C; Ed Reed, S; Johnny Robinson, S.
    • Built Ford Tough Offensive Line of the Year : Los Angeles Rams 
    • Moment of the YearAaron Rodgers pour son comeback contre les Bears lors de la Week 1
    • Art Rooney Sportsmanship Award (récompense le meilleur esprit sportif) : New Orleans Saints QB Drew Brees 
    • AP Comeback Player of the Year :  Indianapolis Colts QB Andrew Luck 
    • AP Assistant Coach of the Year : Chicago Bears defensive coordinator Vic Fangio 
    • Bridgestone Clutch Performance Play of the Year : The Miami Miracle
    • Deacon Jones Award : Los Angeles Rams DT Aaron Donald 
    • Touchdown Celebration of the Year : Seattle Seahawks -- Choreography
    • Don Shula NFL High School Coach of the Year Award : Gabe Infante, St. Joseph's Prep
    • Courtyard Unstoppable Performance of the Year : Los Angeles Rams QB Jared Goff 
    • AP Coach of the Year : Chicago Bears coach Matt Nagy 
    • AP Most Valuable Player : Kansas City Chiefs QB Patrick Mahomes
    • Walter Payton NFL Man of the Year presented by Nationwide : Philadelphia Eagles DE Chris Long

samedi 2 février 2019

  • Les Patriots : la dynastie des dynasties NFL

    Dimanche 3 février, les New England Patriots disputeront le 11e Super Bowl de leur histoire. Ce record NFL leur donne désormais 3 participations de plus que 3 franchises historiques que sont les Pittsburgh Steelers, les Dallas Cowboys et les Denver Broncos, et 5 sur les San Francisco 49ers. Mais le plus impressionnant dans tout cela est sans aucun doute la réussite d'une organisation au départ moribonde, achetée au début des années 90 par Robert Kraft et coachée depuis la saison 2000 par Bill Belichick.
    La titularisation au poste de quarterback de Tom Brady lors de la saison 2001 marque l'année 0 de la dynastie des Patriots. Retour sur une domination sans précédent dans l'ère des Super Bowls.

    Si vous me lisez depuis plusieurs années, vous savez certainement que je ne suis pas un grand fan des Patriots. Non pas que je ne reconnaisse pas leur force et leur domination sur la ligue, bien au contraire, mais les favoris ont tendance à m'ennuyer. J'ai toujours eu une préférence pour les outsiders. J'étais par exemple pour les Pats en 2002 lors du premier Super Bowl de Brady face aux Rams. Comme quoi...
    L'inconvénient avec la franchise du Massachusetts est que l'issue du match est trop souvent prévisible. Le niveau de maitrise de cette organisation depuis si longtemps donne une impression d'asepsie, à la fois agaçante et fascinante.

    Quand on suit la NFL depuis 30 ans et que l'on a grandi avec les 49ers de Montana, les Cowboys d'Aikman et sachant la domination des Steelers de Bradshaw dans les années 70, l'émergence d'une nouvelle franchise paraissait improbable. Celle des Patriots impossible. Et pourtant, en 18 saisons, Belichick et Brady ont réalisé ce qu'aucune autre équipe n'avait réussi avant eux :

    • 16 titres de champions de division (AFC Est) dont 10 consécutifs
    • 13 participations à la finale de conférence (AFC), dont 8 consécutives
    • 9 participations au Super Bowl pour 5 victoires et 3 défaites (en attendant le résultat de demain)
    • 4 Super Bowls joués en 5 saisons
    • L'unique saison régulière parfaite à 16 matchs (16-0) en 2007

     

    La première franchise à dominer la NFL sur 2 décennies

    La longévité est certainement ce qui impressionne le plus chez les Patriots. Il y eut les Packers dans les années 60, les Steelers dans les 70's, les Niners dans les 80's, les Cowboys dans les 90's. Mais le club de Robert Kraft réussit la performance de dominer la ligue pro US pendant 2 décades. Pourtant, cette suprématie s'articule en deux séquences : la première au début des années 2000, la seconde et actuelle, à la fin des années 2010.

    2000 : 4 Super Bowls joués et 3 gagnés

    Les années 2000 commencent avec la domination du Greatest Show on Turf. Les Rams de Saint Louis et Kurt Warner éclaboussent la ligue de leur talent et remportent le Super Bowl XXXIV. On s'attend à les voir régner pour longtemps. Mais à la surprise générale, ils sont battus par les Patriots et leur QB débutant, le 3 février 2002. L'upset (la surprise) réalisé par les hommes de Belichick est comparé à celui des Jets sur les Baltimore Colts lors du Super Bowl III. C'est le début de leur dynastie. En 4 saisons, ils remportent 3 finales soit aussi bien que les Cowboys avant eux.

    A cette époque, Tom Brady est déjà très bon et fait preuve d'un sang froid exceptionnel dans les moments clés. La défense, la spécialité de Belichick, est redoutable. Trois ans après leur dernière victoire, ils retournent au Super Bowl lors de la saison 2007. Ils viennent de gagner 18 matchs de suite et la finale XLII doit être l'apothéose d'une saison, d'une décennie. Mais les New York Giants de Tom Coughlin, dont l'attaque est menée par Eli Manning, déjouent les pronostics et brisent le rêve des Patriots. Brady devra patienter pour rejoindre Joe Montana.

    2010 : 5 Super Bowls joués pour 2 victoires (pour l'instant)

    Est-ce que cette défaite marque la fin de l'ère Patriots ? On peut le penser. D'autant que dans la période, les Pittsburgh Steelers remportent 2 Super Bowls et redeviennent la franchise la plus titrée avec 6 trophées Lombardi en 8 finales (ex-aequos avec les Cowboys à ce moment). Leur défense est au niveau du Steel Curtain des années 70 et leur jeune QB, Ben Roethlisberger, a l'avenir devant lui. Un autre club monte en puissance dans la Conférence Américaine : les Indianapolis Colts et son QB Peyton Manning qui remportent enfin le Super Bowl promis en février 2007.
    Mais Bill Belichick et Tom Brady, privé de la saison 2008 en raison d'une sérieuse blessure au genou, n'ont pas dit leur dernier mot. Quatre ans après leur dernier voyage au Big Game, ils reviennent au sommet pour disputer une 5e finale. La Super Bowl XLVI les voit affronter une nouvelle fois les Giants. La revanche tient toutes ses promesses mais Coughlin bat une nouvelle fois Belichick (21-17).

    Lors des deux années suivantes, les Ravens et les Broncos leur barrent la route vers une 6e finale. En septembre 2014, Tom Brady a 37 ans mais sa motivation est intacte. Nous ne le savons pas encore mais nous vivons le départ de l'une des plus grosses dominations de l'histoire. Les Patriots remportent d'abord le Super Bowl XLIX devant les Seahawks (28-24) au prix d'un comeback déjà historique. Avec 4 titres et 3 MVP du Super Bowl, Brady égale désormais son idole.

    Deux ans plus tard, les Falcons se font remonter une avance incroyable de 25 points (28-3) dans le 3e quart-temps du Super Bowl LI. Deux derniers TD convertis à 2 points en fin de match forcent la prolongation et Tom Brady ne donnera pas l'occasion à Matt Ryan de revenir sur le terrain. Le plus gros comeback de l'histoire des playoffs NFL permet au QB de remporter une cinquième bague de champion et un 4e MVP. Les fans l'appellent désormais "The GOAT" (Greatest Of All Time).

    La saison suivante est une nouvelle balade en playoffs pour la franchise de Boston qui va jouer son 3e Super Bowl en 4 ans et ainsi tenter la passe de 6. A 40 ans, Tom Brady semble au sommet de son art. Malgré un match à 505 yards (record du Super Bowl), les Philadelphia Eagles gagnent le Super Bowl LII 41 à 33. Cette 3e défaite en 8 finales est une énorme déception pour les Patriots mais l'aventure ne s'arrête pas là pour autant. Ils repartent pour une nouvelle campagne en 2018. La saison est marquée par 5 défaites en 16 matchs soit leur plus mauvais bilan en 9 ans (10-6 en 2009) malgré tout, ils décrochent une 2e place AFC et se qualifient à Kansas City pour leur 9e Super Bowl en 17 ans, soit plus d'une année sur deux ! Dimanche 3 février 2019, Tom Brady et Belichick peuvent gagner leur 6e Super Bowl et reléguer à 2 longueurs tous leurs glorieux ainés. A eux seuls, ils peuvent aussi égaler le palmarès des Steelers et des 49ers.

    Super Bowl : il y a Brady et ... les autres

    Quel que soit le résultat de dimanche, Tom Brady a définitivement validé sa place de N°1 dans l'histoire grâce à une fin de carrière au sommet. Comme l'écrit Gregg Rosenthal (NFL.com), les neufs premières saisons de Brady, incluant 3 Super Bowls et une saison régulière parfaite, semble être un apéritif comparées à sa domination avec Gronk à ses côtés.

    Enfin, terminons avec une infographie qui résume parfaitement l'hégémonie des Patriots ces 17 dernières années. Elle exclut même la saison 2001 et donc 2002. Il est vrai que dans cette liste la victoire des Bucs et Brad Johnson fait un peu désordre. En clair sur ces 16 dernières saisons, seuls 4 QBs et 5 clubs ont représenté l'AFC au Super Bowl ! Brady (8 fois), Manning (4 fois, 2xColts et 2xBroncos), Roethlisberger (3 fois) et Flacco (1 fois).

    Dimanche, les Patriots joueront leur 3e revanche au Super Bowl. Après les Giants (XLII et XLVI pour 2 défaites), les Eagles (XXXIX et LII pour 1 victoire et 1 défaite), ils défieront les Rams (XXXVI et LIII pour une victoire et ???) 17 ans jour pour jour après le début de leur dynastie. Une belle date pour un épilogue.

    La liste des records de Tom Brady

    Super Bowl

    • 9 Super Bowls joués
    • 5 Super Bowls gagnés (en attendant le résultat de demain) (XXXVIXXXVIIIXXXIXXLIXLI)
    • 4 MVP du Super Bowl  (XXXVI, XXXVIII, XLIX, LI)
    • Plus de passes de TD : 18
    • Plus de yards à la passe : 2,576
    • Plus de passes complétées : 235
    • Plus de passes tentées : 357
    • Plus de matchs gagnés par un QB : 5
    • Plus de passes complétées en 1ère mi-temps d'un Super Bowl : 20 (XLIX)
    • Plus de passes complétées dans un Super Bowl : 43 (LI)
    • Plus de passes tentées dans un Super Bowl : 62 (LI)
    • Plus de yards à la passe dans un Super Bowl: 505 (LII)
    • Plus de passes tentées sans interception dans un Super Bowl : 48 (XLII & LII)
    • Plus vieux QB à débuter un Super Bowl : 41
    • Plus de passes complétées consécutivement dans un Super Bowl : 16 (XLVI)

     

    Playoffs

    • Plus de matchs joués : 37
    • Plus de matchs gagnés par un QB : 27
    • Plus de victoires consécutives pour un QB ET consécutives pour débuter une carrière pour un QB : 10 (2001, 2003–2005)
    • Plus de victoires à domicile pour un quarterback : 18 (2001–2018)
    • Plus de victoires consécutives à domicile pour un quarterback : 8 (2001–2007), égalité avec Jim Kelly.
    • Plus de passes de TD : 71
    • Plus de yards à la passe : 10,226
    • Plus de yards à la passe dans un seul match : 505 (Super Bowl LII)
    • Plus de passes complétées : 920
    • Plus de passes tentées : 1,464
    • Plus de passes interceptées : 31
    • Plus de titres de division remportés par un QB : 16
    • Plus de finales de conférence jouées par un QB : 13
    • Plus de finales de conférence gagnées par un QB : 9
    • Plus vieux QB à gagner la finale AFC : 41 ans, 5 mois et 17 jours
    • Plus de matchs à +300 yards à la passe : 13
    • Plus de drives décisifs (game-winning drives) : 11
    • Plus de matchs avec plusieurs passes de TD lancées : 22
    [lié à Rams 3 - 13 Patriots]

jeudi 31 janvier 2019

  • Clash des générations pour le Big Game

    À trois jours du Super Bowl à Atlanta, il est de temps de se pencher sur les éléments clés de cette rencontre entre les Los Angeles Rams et les New England Patriots. Ce match représente un choc des générations entre les dinosaures de la ligue, Tom Brady et Belichick, et les jeunes talents Jared GoffTodd Gurley et McVay. 

    Clap neuvième pour Brady/Belichick

    Ces chiffres sont connus de tous, mais l'expérience est un avantage non négligeable dans ce type de rencontre. Brady et Belichick, depuis 2001, ont atteint 9 fois ce stade de la compétition, soit une année sur deux. En huit participations, ils remportent cinq titres et subissent trois revers. 

    Ce qui a changé en 17 ans 

    En 17 ans, le rôle de Brady a totalement changé. Sur ses premières années, Brady était soutenu par une défense de fer et était efficace quand il le fallait. Quelques années plus tard, il a pris une autre ampleur et maintenant il est le leader absolu de l'équipe. Cette année tout particulièrement, difficile de nier la place que prend le quintuple champion dans le vestiaire. Il mène ses troupes vers la victoire et ne tremble pas. 

    Des points communs ?

    Les comparaisons entre Goff et Brady sont tentantes. Goff arrive à son premier Super Bowl avec un statut d'outsider, comme Brady en 2001 face aux... Rams. Il est aussi en train de se développer grâce à un coach exceptionnel. Goff est très talentueux mais doit une bonne partie de son succès à Sean McVay. Le jeune coach a d'ailleurs eu des échanges réguliers avec Bill Belichick durant la saison. Les deux entraîneurs s'apprécient et se respectent énormément. 

    Les clés du match

    Parmi tous les matchups, il y en a qui retient particulièrement l'attention. Le duel entre la ligne offensive des Patriots et la ligne défensive des Rams. Aaron Donald et Ndamukong Suh constituent la plus grosse menace de la ligue dans l'intérieur de la ligne. Donald est LE joueur le plus dominant à son poste. En face, il défiera une ligne offensive construite par le coach Dante Scarnecchia. Cette ligne dont on parle trop peu et qui est pourtant la raison du renouveau en cette fin de saison. Brady a tenté 90 passes en deux matchs de playoffs cette année. Face à des défenses réputées pour leur pass rush. Il n'a pas été sacké une seule fois. Mais cette fois, la pression viendra de l'intérieur de la ligne, ce qui change de la donne. Donald a dépassé la barre des 20 sacks cette saison et a provoqué 4 fumbles. Pas de sack en playoffs, mais une présence toujours plus menaçante pour les quarterbacks. 

    Gurley/Anderson vs Michel/Burkhead/Develin/White

    Bien entendu, le jeu au sol sera décisif lors de ce Super Bowl. Gurley, sans doute pas à 100%, n'a été que l'ombre de lui-même face aux Saints mais C.J. Anderson a cependant bien pris le relais. Anderson pourrait faire mal aux Patriots, l'imposant running back est difficile à stopper avant la ligne de scrimmage et avance sur l'impact grâce à un physique plus qu'impressionnant. La défense des Patriots devra se montrer plus solide que lors de la saison régulière. Gurley (1251 yards et 17 TD en saison régulière - 125 yards et deux TD en playoffs) pourrait profiter de son repos de deux semaines pour ressortir une grosse performance. Incontestablement, le superstar talent est à trouver du côté des Rams avec l'un des meilleurs running backs de la ligue. Mais les Patriots disposent d'un backfield plus varié et d'un running game peut-être plus important que celui des Rams. Aidé par James Develin, un fullback à l'ancienne, le rookie Sony Michel (931 yards et 6 TD en saison régulière - 242 yards et 5 TD en playoffs) réalise une saison canon et a déjà trouvé à 5 reprises la endzone en playoffs. Ajoutez à cela les trois touchdowns de Rex Burkhead et on obtient pas moins de HUIT touchdowns au sol en deux rencontres de playoffs. Avec un autre défi de taille pour la défense de Wade Phillips, celui de stopper James White qui est un habitué des matchs à plus de 7-8 réceptions. 

    Et le passing game dans tout ça ? 

    De plus, il est difficile de nier l'importance qu'auront les quarterbacks respectifs. Brady, s'il est protégé correctement, trouvera l'homme libre comme il a l'habitude de le faire. Il devrait défier les linebackers qui seront opposés à Rob Gronkowski. Après une saison discrète, Gronk pourrait avoir du boulot dans le passing game. Avec Aqib Talib et Marcus Peters à 100%, les Rams ont une secondary tout à fait différente qui sera capable d'être très agressive. On retrouvera probablement peu de zone defense avec des défenseurs de cette qualité. Edelman sera-t-il capable de trouver l'espace face à la pression des cornerbacks ? Ce sera également l'une des clés. En face, on peut imaginer Robert Woods tenu de près par Stephon Gilmore pendant que Brandin Cooks subira souvent une double couverture comme Tyreek Hill il y a deux semaines. Gurley pourrait avoir un rôle important dans le passing game, il pourrait bien dominer les linebackers adverses qui sont plus à l'aise face à la course que dans les airs. Jared Goff devra aussi profiter de son tight end Tyler Higbee et pourquoi pas d'un joueur comme Josh Reynolds capable de se faire oublier et de tuer une défense avec une longue réception. 

    Special team

    Les Rams disposent sans doute du meilleur kicker de la ligue avec Greg Zuerlein, surnommé Greg The Leg par ses coéquipiers. Mais ils disposent également d'une autre arme de luxe, Johnny Hekker qui est un punter très impressionnant mais aussi un passeur redoutable. Méfiance en quatrième tentative donc ! Intéressant de voir une telle opposition entre des Rams très talentueux en special team et une équipe emmenée par un Belichick qui donne beaucoup d'importance à ce secteur du jeu ! ll ne sera pas temps d'aller se chercher une bière en quatrième tentative, vous voilà prévenus. Les kicks returns pourraient être explosifs avec JoJo Natson et Cordarrelle Patterson ! 

    Ambiance dans le Superdome 

    L'ambiance sera plus que probablement au rendez-vous dans ce magnifique stade de 73.000 places. D'après les premiers échos de la semaine, avantage Patriots au niveau du nombre de supporters (la distance aidant). Là où les Eagles s'étaient logiquement déplacés en nombre l'an passé pour le match à Minneapolis. 

    Mais les deux équipes ont remporté leur rencontre dans une ambiance électrique en déplacement. Cela pourrait jouer un petit rôle en début de match mais nul doute que les ajustements seront rapidement proposés pour que le bruit ne soit plus un facteur. 

    En bref 

    D'après les bookmakers, les Patriots sont légèrement favoris. Mais ce match s'annonce explosif et surtout très indécis. Il ne serait pas surprenant de voir le titre se jouer dans les dernières minutes/secondes comme ce fut souvent le cas dans les derniers Super Bowl. 

    Il ne vous reste qu'à profiter de ces derniers jours et des différentes sorties médiatiques des joueurs avant de savourer pleinement un Super Bowl 53 qui marquera l'histoire d'une de ces franchises. Alors, Brady pour une sixième victoire historique ou Goff pour la première de sa longue carrière ? Réponse dimanche !

    [lié à Rams 3 - 13 Patriots]

lundi 28 janvier 2019

  • L'histoire des Rams : de Cleveland à Los Angeles

    Ce dimanche, les Los Angeles Rams participeront à leur quatrième Super Bowl. C'est face aux Patriots que les Rams de... Saint Louis ont participé pour la dernière fois au Big Game en 2002. Deux ans plus tôt, les Rams avaient décroché leur seule bague de champion. Retour sur l'histoire de cette franchise qui a voyagé au fil des années. 

    Une naissance à Cleveland 

    La franchise a été fondée par l'avocat/businessman Homer Marshman et le joueur/entraîneur Damon Wetzel en 1936 à Cleveland. C'est à Wetzel que l'on doit le nom Rams. Il était fan de l'équipe universitaire des Fordham Rams et a donc soumis ce nom qui a plu au propriétaire, Homer Marshman. Après une seule année en AFL, les Cleveland Rams rejoignent la NFL, bien mieux gérée à l'époque. 

    De 1937 à 1943, les Rams connaissent des saisons compliquées en NFL. Subissant la dure loi des Packers, Giants ou encore Redskins. Le general manager, Wetzel, et l'entraîneur Bedzek, sont virés en 1938 après des saisons catastrophiques. En 1941, Dan Reeves et Fred Levy Jr. Reeves rachètent l'équipe. 

    Un titre avant de quitter Cleveland

    Pour leur dernière saison dans l'Ohio avant un déménagement en Californie, les Cleveland Rams remportent le titre en NFL en 1945. Notamment grâce au coach Adam Walsh et au rookie quarterback Bob Waterfield. Après un bilan impressionnant de 9 - 1, ils remportent un match joué dans un froid polaire 15 - 14 face aux Washington Redskins. 

    Premier déménagement à Los Angeles

    Reeves a d'abord vu sa demande de déménagement vers LA refusée par la ligue, mais ses menaces de se retirer totalement ont suffit pour changer l'avis des responsables en 1946. L'une des conditions pour pouvoir jouer dans le Los Angeles Memorial Coliseum était que les Rams intègrent un joueur noir dans leur équipe. Aucun joueur noir ne jouait dans la NFL depuis 1933. Les conditions sont acceptées et les Rams signent Kenny Washington (le premier joueur noir-américain à signer un contrat NFL après la deuxième guerre mondiale) puis Woody Strode. Ce déménagement est une véritable réussite pour Reeves. Preuve en est, 95.000 personnes se déplacent pour aller assister au premier match de pré-saison au Coliseum. 

    Pour l'anecdote, c'est à l'halfback Fred Gerhrke que l'on doit les casques ornés de cornes de bélier, devenant le premier casque avec un emblème dans le football moderne. 

    1949 - 1956 : les premiers grands jours

    En sept ans, les Rams participent à quatre finale NFL et remportent un titre en 1951. Durant cette période, les californiens disposent de la meilleure attaque de la NFL et sont emmenés par leur star receveur Elroy Hirsch. Ce dernier est considéré comme le premier big plays receveur, terminant sa saison '51 avec 1495 yards pour 17 touchdowns. Le spectacle étant au rendez-vous, les Rams deviennent la première franchise à avoir l'ensemble leurs matchs télévisés lors de la saison de 1950. 

    La décennie suivante, les Rams ne connaissent pas un grand succès sur le terrain mais il en faut plus pour décourager les fans qui semblent avoir choisi leur franchise de coeur. L'arrivée de nombreuse franchises à Los Angeles (Chargers, Lakers, Dodgers,...) n'y change rien. En 1958, ils dépassent la barre mythique des 100.000 spectateurs, un record qui a tenu jusqu'en 2006. 

    1965–1969: The Fearsome Foursome

    La seconde moitié des sixties est marquée par un quatuor de linemen défensif : Rosey Grier, Merlin Olsen, Deacon Jones et Lamar Lundy. C'est d'ailleurs grâce à cette ligne et au coach légendaire George Allen que l'équipe atteint la finale de conférence en 1967, redorant un peu le blason de la franchise après quelques années sans succès sportif. George Allen engage alors le très jeune Dick Vermeil pour prendre l'un des premiers postes de coach des équipes spéciales. Malgré des belles saisons régulières et deux titres de division, les Los Angeles Rams d'Allen ne parviennent pas à faire la différence en playoffs. 

    Mais en 1972, Robert Irsay achète les Rams pour 19 millions de dollars avant d'échanger la franchise à Carroll Rosebloom contre les Baltimore Colts et du cash. 

    Le succès des années '70 

    Entre 1973 et 1978, les Rams enchaînent six titres de champions de la NFC West mais échouent en playoffs face aux Vikings et aux Cowboys. Le joueur emblématique de cette décennie est Jack Youngblood, un défensive end dominant et réputé pour sa force. 

    Première participation au Super Bowl 

    Malgré leur pire saison régulière depuis bien longtemps, les Rams accèdent aux playoffs. Ils créent la surprise face aux Cowboys avant de faire tomber les Buccs et accéder à leur premier Super Bowl. Les Rams sont emmenés par Youngblood qui jouera le match avec une jambe cassée, Wendell Tyler et un certain Jackie Slater dans la ligne offensive. Jackie n'est autre que le père de Matthew Slater, qui fait le bonheur des équipes spéciales des Patriots depuis 2008. Malgré une belle performance, les Rams sont défaits au Super Bowl face à des Steelers qui prennent le large dans le dernier quart. Score final : 31 - 19. 

    Un petit déplacement 

    Après le décès de Carroll Rosenbloom en 1979, c'est sa veuve Georgia Frontiere qui reprend l'équipe. D'abord à 70%, ensuite totalement. Comme prévu avant le décès, les Rams élisent domicile au Anaheim Stadium. Quelques années plus tard, les Raiders prennent place dans le Coliseum et divisent la fanbase des Rams. Division accentuée par la victoire au Super Bowl des Raiders, les victoires des Lakers et des Dodgers. Malgré des résultats très corrects, les Rams ont perdu leur popularité dans le début des années '80. 

    1983 - 1991 : Coach Robinson et le mythique Dickerson 

    Robinson arrive en '83 et se libère de tous les joueurs vieillissants. Il atteint les playoffs mais échoue à trois reprises, notamment en finale de conférence face aux Bears en '85. En 1983, Dickerson est drafté et devient le Rookie of the year. Et en '84 il bat un record légendaire : 2105 yards en une saison. Mais après 5 saisons, il est envoyé aux Indianapolis Colts. Il restera jusqu'en 2010 le meilleur running back de la franchise avec ses 7245 yards. L'équipe reste compétitive malgré tout et atteint une nouvelle fois la finale de conférence. Ils sont défaits 30 - 3 face aux 49ers. Cette saison marque la dernière saison avec un bilan positif avant le déménagement à Saint Louis. 

    Chuck Knox prend la place de Robinson et s'entête avec sa running offense peu spectaculaire mais surtout, peu efficace dans les années '90. Il termine dernier de la NFC West lors de ses trois saisons à la tête de l'équipe. Une équipe qui perd n'attirant pas les foules dans une ville où les autres franchises cartonnent, Frontiere décide de partir vers Saint Louis, c'est refusé dans un premier temps par les autres propriétaires de la NFL mais elle obtient finalement gain de cause. 

    1995 : Saint Louis

    Après des débuts discrets durant lesquels les Saint Louis Rams recrutent Dick Vermeil comme coach en 1997, les Rams se reconstruisent un nom dans la ligue dès 1999. 

    1999–2004: The Greatest Show on Turf

    La saison 1999 restera la plus belle pour les Rams. Malgré un début chaotique avec la blessure du quarterback Trent Green, les Rams trouvent le sauveur en la personne de Kurt Warner (un agent libre pas drafté qui a joué quelques matchs pour les Amsterdam Admirals dans le cadre de la NFL Europe). Warner a bien évidemment le soutien de son coach, Dick Vermeil, et l'entente avec Marshall Faulk et Isaac Bruce ne se fait pas attendre ! Après une saison historique, inscrivant 526 points, le Greatest Show on Turf est né. Warner surprend le monde entier en balançant 41 touchdowns. Menant son équipe au Super Bowl face aux Titans de Jeff Fisher. Un match qui reste marqué les mémoires avec ce stop à un petit yard de la endzone et une victoire pour les Rams 23 - 16. Enfin un Lombardi Trophy pour la franchise ! 

    Saison 2001 : la désillusion

    Mike Martz reprend le poste de coach principal après la retraite de Vermeil et amène ses Rams au Super Bowl. Il y affronte les Patriots, emmené par un jeune joueur nommé Tom Brady. Les Rams sont grandissimes favoris mais se feront surprendre dans ce qui restera à jamais le début de la dynastie des Patriots. Mais aussi le déclin des Rams pour de longues années. Une défaite 20 - 17 qui a fait mal à la franchise de Saint Louis. 

    2005 - 2011 : en panne de succès 

    Les Rams ne verront pas les playoffs durant cette longue période. Après le décès de Frontiere, c'est son fils Dale Rosenbloom et sa fille Lucia Rodriguez qui reprennent le club. Linehan, coach à l'époque, est sur la sellette et perd le soutien de ses cadres Steven Jackson et Torry Holt. Un carrousel de coach commence alors, les résultats ne suivant pas. Dale Rosenbloom et Lucia Rodriguez décident de vendre la franchise et c'est Stan Kroenke qui reprend les choses en main. 

    Après une saison dramatique en 2009 (1 - 15), les Rams pensent avoir trouvé leur quarterback pour l'avenir avec le premier choix de la draft : Sam Bradford. Malheureusement, tous les espoirs fondés sur le jeune quarterback n'ont pas rencontré satisfaction sur le long terme. Bradford termine sa première saison avec un bilan de 7-9 et remporte le titre de Offensive Rookie of the Year pendant que Steven Jackson dépassait Dickerson en tant que coureur le plus prolifique de la franchise. La suite est plus malheureuse, les blessures s'enchainent et les Rams terminent la saison suivante avec seulement deux petites victoires et quatorze défaites. 

    Saint Louis c'est fini

    Les trois dernières années à Saint Louis sont bien ternes. Le stade étant jugé comme l'un des pires de la ligue par les fans. Les Rams étaient donc libre de partir voguer ailleurs. Durant cette période de trois ans, les Rams décident de jouer un match par an au Wembley Stadium à Londres. Le premier étant face aux... Patriots en 2013. Ils échangent Sam Bradford et un cinquième tour contre Nick Foles des Eagles en 2015. C'est en cette année 2015 que les Rams ont la bonne idée de drafter un certain Todd Gurley. La franchise termine en beauté à Saint Louis avec une victoire 31 - 23 face aux Buccaneers. 

    Renaissance à L.A. 

    Les Rams déménagent à nouveau et retournent à Los Angeles 20 ans après leur départ. Ils retournent au Coliseum pour quelques années, le temps que leur nouveau stade soit construit à Inglewood, probablement en 2020. Les Raiders et les Chargers suivent de près et annoncent également leur départ pour la cité des Anges. 

    En avril 2016, les Rams échangent des tours de draft avec les Titans pour obtenir un quarterback. Ce quarterback c'est Jared Goff. Les Rams jouent leur premier match de pré-saison au Coliseum devant plus de 89.000 personnes face aux Dallas Cowboys, un record ! Pour leur début en saison régulière, les LA Rams subissent la loi des 49ers à San Francisco et sont défaits 28 - 0. Mais ils réagissent lors de leur premier match depuis 1994 au Coliseum, dans un duel de défenses, ils ont raison des Seahawks 9 à 3 devant 91.000 personnes. 

    Jeff Fisher est viré après ses 4 victoires lors des 13 premiers matchs. John Fassel fera l'interim. 

    2017 : le début d'une ère ? 

    Les Rams engagent Sean McVay, le coordinateur offensif des Redskins âgé d'à peine 30 ans, comme coach principal. Le plus jeune de l'histoire. Et le jeune coach relancera la franchise d'une manière impressionnante. Après avoir été historiquement mauvais offensivement en 2016 (224 points inscrits), les Rams dominent la ligue avec 478 points en 2017. C'est la première fois depuis 2006 que la franchise n'a pas un bilan négatif à la fin de la saison régulière. 

    Todd Gurley et Jared Goff cartonnent et les Rams enregistrent les arrivées de Sammy WatkinsCooper Kupp ou encore Robert Woods. Les comparaisons avec le "Greatest Show on Turf" arrivent rapidement. L'équipe arrache son premier titre en NFC West depuis 2003. Mais grosse désillusion dès l'entame des playoffs avec une défaite 26 - 13 face aux Falcons de Matt Ryan. 

    2018 : une dream team

    Et cette année, les Rams ont été les plus agressifs sur le marché. Recrutant des stars, particulièrement en défense. Ils se renforcent avec Aqib TalibMarcus Peters ou encore Ndamukong Suh, faisant des Rams la défense la plus redoutable sur papier avec un Aaron Donald au top !  La perte de Watkins est compensée avec la signature de Brandin Cooks

    Cette saison, les Rams ont dominé de bout en bout et ont facilement décroché un nouveau titre de division dans une NFC West affaiblie. Les hommes de McVay terminent deuxième de la nationale conférence derrière les Saints malgré un super bilan de 13 - 3. Ils dominent avec la manière pour l'ouverture de leurs playoffs face aux Cowboys avant de créer un exploit inattendu en allant faire tomber les Saints de Drew Brees au Superdome de New Orleans. 

    C'est donc face aux Patriots de Brady et Belichick que les Rams joueront leur quatrième Super Bowl. Ils espèrent arracher un deuxième titre 19 ans après le premier. Les nouvelles stars comme McVay, Goff et Gurley (très discret durant les playoffs), défieront donc les dinosaures Brady et Belichick ! Un match qui s'annonce passionnant et qui marquera sans doute l'histoire de la franchise. 

    [lié à Rams 3 - 13 Patriots]

lundi 21 janvier 2019

  • Les Patriots au bout du suspense... et des prolongations

    Après une finale spectaculaire entre les Los Angeles Rams et les New Orleans Saints, les New England Patriots se déplaçaient chez des Kansas City Chiefs favoris au coup d'envoi. Pour le spectateur neutre, les joueurs ont offert une rencontre riche en rebondissements. Pour les supporters cardiaques, ce fut long ! Retour sur ce match mémorable. 

    Le résumé

    Première mi-temps à sens unique

    Les visiteurs prennent les choses en main comme ils l'avaient fait face aux Chargers. Un drive de huit minutes ponctué par un nouveau touchdown de Sony Michel. Les Patriots ne sont pas là pour faire de la figuration et ils le montrent... défensivement. Ils ne concèdent que des miettes en première mi-temps et Patrick Mahomes II subit plusieurs sacks. Mais Brady ne profite pas de cette domination et à un petit yard de la endzone, il est intercepté par Reggie Ragland. Enfin du positif pour les locaux ! Mais ce n'est que partie remise car Tom Brady trouve Phillip Dorsett en endzone à quelques secondes de la mi-temps. 14 - 0 à la pause mais rien n'est fait. 

    Deux mi-temps, deux visages

    Au retour des vestiaires, les hommes d'Andy Reid montre un tout autre visage. En troisième tentative, Mahomes trouve Sammy Watkins avant de trouver Travis Kelce qui remporte son duel face à J.C. Jackson dans la endzone. 14 - 7, début de mi-temps important pour les locaux qui fait rugir les tribunes d'Arrowhead. 

    Quelques minutes plus tard, les Patriots sont contraints au field goal et reprennent 10 points d'avance. Mais c'est sans compter sur des Chiefs remontés qui entament le dernier quart avec un touchdown de Patrick Mahomes II vers Damien Williams, 17 - 14. Les Chiefs n'ont pas dit leur dernier mot. La défense d'Andy Reid, impuissante jusque là, sort un gros play sur une quatrième tentative et un avant de provoquer la deuxième interception de Brady aujourd'hui. Interception qui tombe juste après une décision contestée par les locaux, qui permettait aux Patriots de ne pas rendre la balle à leurs adversaires suite à un punt qui semblait touché mais pas contrôlé par Edelman. Après de longues minutes de ralenti, l'arbitre estime que le receveur des Patriots n'a pas touché le ballon. Il le touchera par contre sur cette passe de Brady déviée dans les bras de Daniel Sorensen. Deux plays plus tard, les Chiefs prennent la tête pour la première fois de la soirée : Mahomes trouve son running back Williams totalement esseulé qui file vers la endzone. 

    Il faut 4 minutes à Brady et compagnie pour répondre. Le rookie Sony Michel trouve la endzone sur un run de 10 yards. Patriots 24 - 21 Chiefs, il reste moins de 4 minutes à jouer dans ce quatrième quart. 

    Deux touchdowns et un field goal en 210 secondes 

    Le protégé d'Andy Reid a largement le temps de recoller au score ou de prendre l'avantage. Il préfère la deuxième option. Dépassé par les receveurs, la défense des Patriots est pénalisée à plusieurs reprises avant de voir Williams inscrire son troisième touchdown de la rencontre... et du quart temps. Tout va trop vite dans ce matchs, il restent 123 secondes à jouer et trois temps morts pour le quintuple champion. 

    Les Chiefs pensent avoir plié le match avec une dernière interception mais celle est annulée à cause d'un hors jeu de Dee Ford. Faute professionnelle qui coûte très cher à son équipe... Quelques secondes plus tard c'est Rex Burkhead qui prend le relais de Michel et file vers la endzone avec 39 secondes à jouer. Trois points d'avance pour les visiteurs, Mahomes sera-t-il capable de créer l'exploit ? Aucune tâche ne semble impossible pour le jeune quarterback qui balance deux passes décisives dont une sous pression. Harrison Butker ne tremble pas et envoie ce match aux prolongations avec un field goal. 31 - 31. 

    Un parfum de Super Bowl 51

    Les Patriots étant en déplacement, à eux de choisir pile ou face... Ils remportent le toss et Tom Brady balance des cartouches vers un Julian Edelman et un Gronk en état de grâce. C'est impuissant que l'attaque des Chiefs constate les dégâts. Rex Burkhead conclut ce drive et ce match avec un nouveau touchdown à la course. Game over Chiefs 31 - 37 Patriots. 

    Les stats

    Défait sans avoir eu l'occasion de toucher le ballon en overtime, Patrick Mahomes II est à créditer d'une très belle rencontre : 16/31, 295 yards et trois touchdowns. Alors que Tyreek Hill est limité à une réception pour 42 yards, Sammy Watkins cumule 114 yards en 4 réceptions. Damien Williams est limité à 30 yards et un touchdown au sol en 10 portées mais ajoute 5 réceptions pour 66 yards et deux touchdowns par les airs ! Brady a subi deux interceptions mais n'en reste pas moins l'homme du match, il termine la rencontre avec un solide 30/46 pour 348 yards et un touchdown. Sony Michel dépasse une nouvelle fois les 100 yards avec 113 yards au sol et deux touchdowns 29 portées. Edelman est sans aucun doute le receveur le plus important lors de ces playoffs pour la franchise de Robert Kraft : 7 réceptions pour 96 yards suivi de près par les 6 réceptions et 79 yards de Gronk qui réalise sa meilleure performance de la saison. Mention spéciale à la ligne offensive qui a affronté deux défenses réputées pour leur pass rush et en 90 passes face aux Chargers et aux Chiefs, Brady n'a pas été sacké une seule fois. 

    Trois à la suite 

    Les New England Patriots représenteront pour la troisième fois consécutive l'AFC au Super Bowl. La neuvième de l'ère Brady/Belichick. Aucune franchise n'a accédé plus de huit fois au big game. Bien que lassante pour beaucoup, la domination des Patriots n'en reste pas moins impressionnante. Il est fort probable que jamais plus nous puissions assister à de tels exploits. Les Pats tenteront d'aller chercher leur sixième titre face aux Rams dans deux semaines. Un rematch du premier Super Bowl remporté par Brady... il y a 17 ans. 

    [lié à Chiefs 31 - 37 Patriots (OT)]

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Seniors - D2

dimanche 5 mars 2017

Victoire 52-00 face aux Pygargues de Troyes.
Prochain match le 18/03 au Mans contre les Mousquetaires de Chatenay- Malabry

U19

dimanche 22 janvier 2017

Victoire Dimanche après-midi 19-02 face aux Dockers (Nantes).
Prochain match le samedi 04 Février. Nos U19 se déplaceront le samedi soir aux Mariners de Vannes.

U19

dimanche 15 janvier 2017

Défaite Samedi après-midi 00-14 face aux Pionniers (Tours).
Prochain match dimanche 22 janvier au Mans face aux Dockers de Nantes.

U16

dimanche 15 janvier 2017

Victoire samedi après-midi face aux Pionniers de Tours (20-08).
Prochain match de Samedi 28 Janvier à Tours le 28/01 (Plateau)